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Coming soon – Gush - Plastiscines - Eiffel  (Paris, Parvis de l'Hôtel de Ville)  vendredi 6 août 2010

J’arrive un peu à la bourre, 18h, pour apercevoir Coming soon premier concert du jour.

Du coin de l’oreille, ça ne m’attire pas plus que ça, et je n’en perçois pas grand-chose d’autre qu’un cowboy dégingandé.

Je dois me dépêcher, car nous avons une session acoustique et une interview d’Eiffel (bientôt disponibles sur Froggy’s Delight) dans l’intimité de l’Hôtel de Ville…

De retour sur le parvis, je trouve Gush, la bonne surprise de ce vendredi. Même si le registre du quatuor est plutôt à la pop entraînante, ça démarre à fond, par un morceau très guerrier, tribal, percutant, dans le ton rock’n roll du jour. Très vite, l’absence de leader et la versatilité des musiciens nous surprennent.

Mais ça fonctionne à merveille, on sent une forte complicité chez ces artistes qui appartiennent à la même famille, deux frères, deux cousins. Chacun chante à tour de rôle, repris par un public connaisseur, et quand leurs voix s’unissent, on se croirait sur la plage des Beach Boys. Les instruments tournent, jusqu’à l’échange direct de guitares entre Mathieu et Yan. Seul Vincent reste essentiellement derrière sa batterie, il appartient à ces batteurs chanteurs qui restent debout. Il donne tour à tour du gong puissant ou nous sort une petite ambiance caraïbe, pour que Xavier nous dise je t’aime en Norvégien, "Jeg Digger Deg" que nous reprendrons tous en cœur.

Et oui, les quatre chevelus ont le contact facile et ça tape des mains, ça chante et ça danse dans la fosse, belle prouesse à cette heure et cet endroit là, d’autres s’y sont échoués. Avec une intro baroque comme au clavecin, ils entonnent "P.Nis" leur ode sexuelle, do me do me all night baby, I just can’t get enough. Il y a de l’amour dans l’air, c’est frais.

Les coquins égrènent un répertoire court mais déjà varié devant le public qu’ils ont conquis en quelques mois. Ils ont de précoces fans, c’est clair, qui connaissent tout par cœur. Sur "Let’s burn again" je pense au Scissor sisters et à leur lignée qui remonte aux Beatles. Ces quatre garçons là ont du vent dans les cheveux et en poupe, à suivre au Bataclan le 30 novembre.

Ils laissent la scène à quatre filles, les Plastiscines. Ça démarre à nouveau à fond, par un gros tapage de batterie. Elles aussi ont leur public, et je me demande si c’est le même… Il n’y a rien à dire, ça continue à chauffer dans la fosse, mais les belles défraient la chronique. On aime, ou on n’aime pas. Le son est efficace, mais le jeu en agace plus d’un. On sent que tout ça est bien marqueté, ça manque un poil de spontanéité.

Est-il vraiment nécessaire de préciser qu’on fait du rock’n roll ou de se rouler par terre quand on n’a pas envie ? Ça passerait encore, si la reprise de "I love rock’n roll" de Joan Jet était à la hauteur, mais la guitare est faible… Voilà pour le côté on n’aime pas – je vous épargne certains qualificatifs entendus backstage – concentré sur le début du set.

De l’autre côté, on aime, la fin du set est plutôt réussie. D’abord une "Caméra" sans doute leur meilleur morceau en Français, pas facile. Suit un "Barcelona" au joli final qui tape des mains et met le feu. Et enfin leur tout dernier tube "Bitch". In disguise ? Pas sûr… Les filles se concentrent ainsi sur leur deuxième album, et évite même curieusement de jouer le tube qui les a propulsé "Loser". Au final, Katty saute dans la fosse photo, de la hauteur de la scène plus grande qu’elle, la sécu a l’air surprise. Voilà bien la chose la plus rock’n roll qu’elle nous ait servie.

Bon, ce n’est pas tout ça, mais le clou de la soirée, c’est évidemment Eiffel, que beaucoup attendent. Ici aussi, le groupe se concentre sur son dernier opus, le quatrième, le très abouti À tout moment. Comme dans l’album, on démarre en douceur sur "Minouche", Estelle au clavier avant de rejoindre la basse pour l’essentiel du concert. Vient ensuite le très rock’n roll "Cœur Australie" avec quelques emmerdes de réglages qui permettent à Romain d’entonner quelques mesures de "Billie Jean", et oui. C’est réglé, ils peuvent dérouler leur set jusqu’au bout de cette journée.

Romain nous fait remarquer qu’il reste à prouver que "À tout moment la rue peut aussi dire non", et enchaîne sur le magnifique "Sous ton aile" sur lequel Nicolas Bonnière, le nouveau guitariste exfiltré de chez Dolly ou Manu pour la tournée, se donne comme jamais. Il est marrant, tantôt déchaîné dans son coin solitaire, tantôt joliment complice avec Romain. Vient ensuite une pause toute politique. Eiffel donne en effet un moment de leur scène, pourtant si courte, à une bonne cause. Sandra et Sissoko nous parlent des sans papiers du dix-huitième arrondissement de Paris, le public adhère.

Et le groupe de reprendre sur un très à propos "Je m’obstine", avec de bien jolis chœurs, comme sur l’énorme "Sombre" qui clôture ce concert trop bref pour un groupe au répertoire si large, qu’on pourra apprécier le 15 octobre au Zénith. D’autant qu’ils prennent du temps sur scène, brodant sur leurs morceaux, en grands professionnels, en particulier sur ce dernier morceau, au final transcendantal, plein de larsen et d’âme. C’était en l'an 2010, on nous trouvait trop maniérés, on nous trouvait trop exaltés, la bande de petits cons. Mais non, Romain, pas la peine de changer tes paroles, c’était bien en 2001 ça, c’est fini maintenant. Tiens, la guitare de Nicolas finit sur la statue qui crève la scène de l’hôtel de ville, comme Eiffel.

Il est 22h. Quelle soirée, rock’n roll à souhait. Avant de continuer ailleurs, il ne me reste qu’à glaner quelques informations sur Coming soon, raté en début de journée. J’interroge un de mes espions : "ce sont de bons musiciens, mais bon ça décolle pas, c’était juste un apéritif, plat, trop gentil, pas adapté pour cette scène". Ok, ça c’est dit. Le groupe porterait donc bien son nom, il n’est pas encore arrivé.

Allez, à demain pour la soirée bretonne à Fnac Indétendances.

 

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En savoir plus :
Le site officiel du festival FNAC Indétendances
Le Myspace du festival FNAC Indétendances

Crédits photos : Diane Hion (Toute la série sur Taste of Indie)


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# 19 mai 2019 : Préparez vos cadeaux

On ne va pas couper à la Fête des mères, alors autant offrir des chouettes cadeaux. Voici une sélection de disques, spectacles, livres et même jeux vidéo pour vos mamans. C'est parti !

Du côté de la musique :

Interview de Romain Humeau de Eiffel autour de "Stupor Machine" accompagnée d'une session acoustique avec le groupe au complet
"Chostakovitch" de Artemis Quartet
"Marilou" de Equipe de Foot
"Le fil d'ariane" de Marianne Piketty & Le Concert idéal
"Trois frères de l'orage : Quatuors de Schulhoff, Haas, Thèmes et variations de Krasa" de Quatuor Béla
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Jean Pierre Kalfon et Jad Wio aux Rendez vous d'ailleurs
et toujours :
"Beatnik or not to be" de Elias Dris
"Dogrel" de Fontaines D.C.
"Dans le lieu du non-où" de L'Etrangleuse
"Leopold Mozart : Missa Solemnis" de Bayerische Kammerphilarmonie & Alessandro de Marchi
"Traversée" de Chrystelle Alour
"L'odysée remix" de Fred Pallem & Le Sacre du Tympan
présentation du Hellfest Open Air Festival #14
"Les cuivres sur le toit" de Paris Brass Quintet
Hublot EP" de Solal Roubine
"Home is everywhere EP" de Nara

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Happy Child" au Théâtre de la Bastille
"True Copy" au Centquatre
"Cataract Valley" aux Ateliers Berthier
"Folie" au Théâtre du Rond-Point
"Dans la solitude des champs de coton" à la Grande Halle de La Villette
"Logiquim-pertubable-dufou" au Théâtre du Rond-Point
"The importance of being earnest" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"Amours, mode d'emploi" au Théâtre des Mathurins
"Déshonorée" au Théâtre de l'Opprimé
"Jacob, Jacob" au Théâtre-Sénart
"Qui croire " à la Comédie de Reims
les reprises :
"Roses" au Théâtre de la Bastille
"Fin de partie" au Théâtre Essaion
"La Mate" au Théâtre du Rond-Point
et la chronique des autres spectacles à l'affiche en mai

Cinéma :

Oldies but Goodies avec "Divorce à l'italienne" de Pietro Germi
et la chronique des autres sorties de mai

Lecture avec :

"A la droite d'Hitler" de Nicolaus Von Below
"Des hommes en noir" de Santiago Gamboa
"Honorer la fureur" de Rodolphe Barry
"Les anges de Babylone" de Ghislain Gilberti
"Sa majesté des ombres" de Ghislain Gilberti
"Travelling" de Christian Garcin & Tanguy Viel
et toujours :
"A jeter sans ouvrir" de Viv Albertine
"Carnets clandestins" de Nicolas Giacobone
"Le sauvage" de Guillermo Arriaga
"Les carnets de guerre de Louis Barthas 1914-1918" de Fredman
"Toute une vie et un soir" de Anne Griffin
"War is boring" de David Axe & Matt Bors

Froggeek's Delight :

"A plage tale : Innocence" de Asobo / Focus sur PS4, XBOX et PC

"Day's Gone" sur PS4

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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