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Magyd Cherfi, Mystic Revelation of Rastafari, Rokia Traoré  (Saint Brieuc)  samedi 29 mai 2004

Une vraie météo bretonne en ce samedi après midi à St Brieuc : entre quelques gouttes, le soleil brille !
Et si la température extérieure nous rappelle que nous sommes au bord de la Manche, sous le chapiteau de la place Poulain Corbion c’est bien les mers du sud que l’on croyait entendre… et l’Afrique nous semblait vraiment toute proche !

Sans se bousculer on s’installe "tranquille" devant la scène, il est 18h et l’ambiance bonne enfant accueille Magyd Cherfi, venu nous faire découvrir sa cité des étoiles.

Le toulousain métisse, sans ses complices de Zebda, entame ses premières phrases à peine arrivé sur scène, en toute simplicité, souriant, presque timide avec une main dans la poche. Les paroles coulent et se boivent sans souci, claires, poignantes elles nous rappellent les thèmes chers à Zebda : immigration, intégration, les douleurs et les joies vécues, mais le style est différent. Plus poétique, moins festif, mais aussi plus diversifié : de java et chanson française jusque reggae et rythmes maghrébins, la musique nous conte autant que les mots d’où vient Magyd.

La simplicité et la maturité qui semblent être à l’origine de son dernier album nous permettent de découvrir, non sans plaisir, la vraie nature du toulousain. Alors à force d’être franc, forcément le courant passe et les sourires envahissent les visages des spectateurs. On en redemande, et c’est avec plaisir que la Bretagne adopterait Magyd s’il désirait connaître un coté de la mer moins amer que le sien !

On se sent bien maintenant, les effluves du sud sont bel et bien ancrées sous le chapiteau et personne n’est décidé à les laisser s’échapper. Nous sommes prêts pour des sons plus rythmés, plus chauds encore, et le reggae ne pouvait pas mieux tomber … Et quel reggae !

Là encore pas de place pour des petits joueurs. Ce sont de vrais croyants rasta qui prennent place. La Mystic Rasta est dans la place !

Remplaçant au pied levé un Anthony B que l’on ne regrettera pas, Mystic Revelation of Rastafari, groupe au nom on ne peut plus évocateur, est une formation créée bien avant nos naissances, dans les années 40, par Count Ossie, véritable père du Reggae. Aujourd’hui ses compères jamaïcains continuent l’aventure, à plus de 80 ans pour certains !

Difficile à croire tant la scène est animée par les chants et les danses, sans doute JAH leur donne t-il cette force ? En tout cas rares furent les spectateurs à ne pas esquisser un ou deux sautillements au rythme des percussions rasta, imitant le spectacle qui se déroulait devant leur yeux…
Aaahh si mon papy avait été rasta !

Décidément c’est bien grâce à leurs origines africaines que les deux premiers concerts de ce début de soirée nous ont tant emballés.. alors allions nous en rester là ?

A 20h, personne, place Poulain Corbion, ne songe un instant à cela ! Ni le discours des intermittents, ni le soleil couchant qui apportait une lointaine fraîcheur ne nous ferait aller voir ailleurs. Et si au fond de nous, c’est l’âme de l’Afrique que nous voulions rencontrer ce soir ?

Quelques minutes de patience et elle était là, l’Afrique !

Incarnée par une princesse aux pieds et à la tête nus : Rokia Traoré.

C’est un véritable "orchestre" traditionnel malien, mené par un balafon magnifique, qui accompagne la chanteuse. Une pointe de modernité folk est apportée par la guitare de Rokia, mais l’ensemble respire la tradition mandingue, le cœur de l’Afrique, avec ses percussions qui vous remuent les tripes. Quand avec tout cela la voix de Rokia , fine et douce, se fait entendre, on est envoûté, les plus grands fans hurlent leur amour aux premiers rangs, on est ailleurs…

Mais ce n’est pas fini, car Rokia et sa choriste ne sont pas que chanteuses : elles dansent ! Et la princesse mandingue devient reine ! Alors on se laisse porter… on se sent vibrer à l’unisson, le rythme est simple et efficace, tout comme l’attitude de la chanteuse qui conte la condition féminine en Afrique mais ne laisse pas paraître la difficulté. Peut être cela paraît un peu lent pour ceux qui ont envie de bouger ? et bien soyez patients !

Au 1er rappel, Rokia appelle, pour un bœuf plutôt bien préparé, la venue sur scène de son ami Keziah Jones, tête d’affiche de la soirée, qui accompagnera de sa guitare résolument électrique les percus africaines pour quelques titres. La sauce prend sans problème et tout le monde sur scène comme dans la foule, se lâche, une danseuse mandingue débarque au coté des stars pour une véritable démonstration, le spectacle est complet !

Dur de quitter tous ces rythmes chauds et ce chapiteau de gens heureux. Car les gens semblent tous plus ravis les uns que les autres, et, si sans doute la plupart étaient venus uniquement pour Keziah Jones, personne ne regrettera les découvertes de la soirée. Et moi je repars avant le concert de LA star malienne, les oreilles et yeux ravis… pas besoin de plus.

 

 

 

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En savoir plus :
Le site officiel du Festival Art Rock
Le Myspace du Festival Art Rock
Le Facebook du Festival Art Rock

Crédit photos : Frédéric Villemin (Toute la série sur Taste of Indie)


Anne         
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# 22 septembre 2019 : Fin d'été

Fin d'été c'est le titre du nouvel album de Samir Barris, on vous en parle en ces premiers jours d'automne, tout comme les autres sorties musicales, littéraires, théâtrales, cinématographiques et muséales qui ont retenu notre attention cette semaine. C'est parti !

Du côté de la musique :

"Corpse flower" de Mike Patton & Jean Claude Vannier
Rencontre avec Joseph Fisher autour de "Chemin Vert", assortie d'une session acoustique à découvrir ici
"Prokofiev : Visions fugitives" de Florian Noack
"The basement tapes" de Mister Moonlight
"The uncompleted works volume 1, 2 & 3" de Nantucket Nurse
"Là-Haut" de Gérald Genty
"Ilel" de Hildebrandt
"Buxton palace hotel" de Studio Electrophonique
"Vian" par Debout sur le Zinc
"Impressions d'Afrique" de Quatuor Béia & Moriba Koita
"Fin d'été" de Samir Barris
et toujours :
"Schlagenheim" de Black Midi
"Tokyo dreams" de Dpt Store
"Terry Riley : Sun rising" de Kronos Quartet
"Diabolique" de l'Epée
"Mer(s) : Elgar, Chausson & Joncières" de Marie-Nicole Lemieux
"Like in 1968" de Moddi
"Voodoo queen" de One Rusty Band
"Moon" de Violet Arnold

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"L'Autre monde ou les Etats et Empires de la Lune" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"Le Misanthrope" à l'Espace Cardin
"L'Animal imaginaire" au Théâtre de la Colline
"Data Mossoul" au Théâtre de la Colline
"Danser à la Lughnasa" au Théâtre 13/Jardin
"Le Frigo" au Théâtre de la Tempête
"A deux heures du matin" au Théâtre L'Atalante
"La Veuve Champagne" au Théâtre de la Huchette
"Le Square" au Lavoir Moderne Parisien
"Jo" au Théâtre du Gymnase
"Jean-Marie Galey - Ma Comédie française" au Lavoir Moderne Parisien
"Ah ! Félix" à l'Eglise Sainte-Eustache
"Le Voyage musical des Soeurs Papilles" à la Comédie des 3 Bornes
"Lucie Carbone - Badaboum" à la Comédie des 3 Bornes
"Casse-toi diva" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Nora Hamzawi" au Théâtre du Rond-Point
des reprises
"Letzlove - Portrait(s) Foucault" aux Plateaux Sauvages
"One night with Holly Woodlawn" aux Plateaux Sauvages
"Diva sur Divan" à la Comédie Bastille
"La Liste de mes envies" au Théâtre Lepic
et la chronique des spectacles à l'affiche en septembre

Expositions avec :

"Mondrian figuratif" au Musée Marmottan-Monet
"L'Age d'or de la peinture anglaise - De Reynolds à Turner" au Musée du Luxembourg

Cinéma avec :

"Ne croyez surtout pas que je hurle" de Franck Beauvais
Oldies but Goodies avec "Marie pour mémoire" de Philippe Garrel

et la chronique des films à l'affiche en septembre

Lecture avec :

"Barbarossa : 1941. La guerre absolue" de Jean Lopez & Lasha Otkhmezuri
"Bête noire" de Anthony Neil Smith
"Dictionnaire égoiste de la littérature mondiale" de Charles Dantzig
"Gaeska" de Elrikur Orn Norddahl
"Les refuges" de Jérôme Loubry
"Liquide inflammable" de Robert Bryndza
et toujours :
"Ici seulement nous sommes uniques" de Christine Avel
"Les altruistes" de Andrew Ridker
"Les yeux fumés" de Nathalie Sauvagnac
"Un autre tambour" de William Melvin Kelley
"Un mariage américain" de Tayari Jones
"Week end à New York" de Benjamin Markovits

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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