Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Interpol
L'Aéronef  (Lille)  mardi 21 septembre 2010

On pouvait excuser Interpol de leur faible prestation au Stade de France, en première partie de U2 : leur timidité et immobilisme passaient facilement sous le prétexte d'avoir été jetés dans la fosse aux lions en guise d'amuse-bouches.

On a beaucoup plus de mal cependant à leur pardonner leur concert quelques jours plus tard à Lille. Ils avaient tout pour eux : une salle pleine à craquer de fans déjà conquis, un tout nouveau système de sonorisation au sein de l'Aéronef, aucune première partie pour leur voler la vedette. Pourtant, ce ne sont que des ombres qui sont apparues sur scène, faible souvenir d'un groupe qui aurait pu emmener son public bien loin...

Est-ce la faute de leur nouvel album éponyme, triste preuve pour certains que leur nom est à enterrer ?

Tout n'est pas à y rejeter pourtant : "Lights" par exemple, révélant toute sa splendeur sur scène, évoque la grandeur que le groupe aurait pu atteindre. Hélas, cette pièce semble être la seule qu'on retiendra, tant les autres morceaux ne font pas écho dans la salle.

Les ballades lassantes et monotones ne prennent pas auprès du public, baromètre de leur faible efficacité, qui écoute poliment ces pâles interprétations en n'attendant qu'une chose : reconnaître les premiers accords des anciens morceaux qui ont donné leurs lettres de noblesse à Interpol.

En est pour preuve l'engouement de la foule pour "Obstacle 1", "Evil" ou encore en belle surprise "Leif Erikson" : de ces morceaux qu'on espérait tant un jour redécouvrir sur scène. Malgré toute l'émotion qu'on peut ressentir en voyant les artistes les jouer, on ne peut hélas s'empêcher de les trouver fades, si fades...

Daniel Kessler à la guitare essaie bien de rattraper l'immobilisme de ses partenaires, mais cela ne les empêche pas de donner à voir un bien triste spectacle. Des silhouettes immobiles dans l'obscurité, des fantômes statiques en contre-jour, un "bonjour-merci-rappel-au revoir" sans chaleur ni proximité... Même si le groupe n'est pas une bête de scène, on ne peut s'empêcher de se sentir exploité par son nom, pris au piège entre le set trop court, trop distant, et les affiches insistant en direction du stand de merchandising.

Reste la voix de Paul Banks, envoûtante, irréelle, pour prendre encore un peu au coeur et faire vibrer, pour se dire qu'Interpol aurait pu devenir tellement plus encore. On pourra certes dire "Je les ai vus, j'y étais", mais on s'y est déjà pris trop tard ; une fois rentrés, on se contentera d'augmenter un plus que d'habitude le volume sur "Turn on the bright lights", histoire d'estomper ses regrets.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album The Black EP de Interpol
La chronique de l'album Antics de Interpol
La chronique de l'album Our love to admire de Interpol
La chronique de l'album eponyme de Interpol
La chronique de l'album The Maccabees - Cardiknox - Ben Howard - Mini Mansions - Stereophonics - Glass Animal - Inte de Festival Rock en Seine 2015 - Samedi 29 août
La chronique de l'album Marauder de Interpol
Interpol en concert à l'Elysée Montmartre (21 mars 2003)
Interpol en concert à The Electric Factory (7 novembre 2004)
Interpol en concert à l'Elysée Montmartre (19 novembre 2004)
Interpol en concert au Festival Summercase 2008 (vendredi)
Interpol en concert au Festival Rock en Seine 2011 - Programmation du samedi
Interpol en concert au Festival Rock en Seine 2011 (samedi 27 août 2011)
Interpol en concert au Festival La Route du Rock #27 (édition 2017)
Interpol en concert au Festival Beauregard #11 (édition 2019)
Interpol en concert au Festival Les Eurockéennes de Belfort #31 (édition 2019) - Vendredi 5 juillet
Interpol en concert au Festival Beauregard #11 (édition 2019) - Dimanche 7 juillet
L'interview de Interpol (septembre 2004)
L'interview de Interpol (mai 2007)

En savoir plus :
Le Myspace de Interpol

Crédits photos : Cédric Chort (Toute la série sur Taste of Indie)


Léa S.         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=