Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce The Jim Jones Revue
Burning Your House Down  (PIAS)  septembre 2010

Onze morceaux d'une unité remarquable, sauvagerie rock'n'roll se résumant certes à trois ingrédients essentiels, rythme d'enfer au piano, solos de guitare bien gras et chant qui ferait passer Lemmy de Motorhead pour un gamin, mais quelle efficacité !

Des brûlots de 3 minutes en moyenne composés dans l'urgence comme une envie de pisser. Voilà comment définir cet album des Jim Jones Revue au style plus méchant et basique que le John Spencer Blues Explosion (qui a relancé le rock'n'roll dans les années 90) ou Heavy Trash. Il est plus question ici de rock'n'roll garage que de rockabilly ou psychobilly.

"Dishonest John" annonce la couleur d'emblée, le programme est d'envoyer du gros rock'n'roll survitaminé, un truc sauvage alliant les recettes efficaces du passé à des riffs d'aujourd'hui plus assassins. Ainsi, sur ce premier morceau ce groupe Londonien convoque en même temps Jerry Lee Lewis, New-York Dolls et The Hives pour un ensemble bien garage enrobé d'un son légèrement heavy sur les grattes (ça penche un brin vers les Flying Donuts ou Obits).

Ca traîne pas encore sur "High Horse", cadence infernale au piano du même tonneau, solos de guitare carrés sans fioriture, voix endiablée, explosion des fûts, le tout en moins de 3 minutes, bien plié.

Vient "Big Len" où la rencontre des gros riffs lourd et du piano aérien et virevoltant. Alors que l'on a la sensation d'avoir écouter 5 morceaux faits exactement sur le même moule, la dernière moitié de la galette va nous faire mentir. Avec "Burning your house down", le groupe enlève les doigts de la prise quelques secondes. Encore question de rock'n'roll qui claque mais un tempo un peu blues (lourd comme blues quand même) calme - un chouilla - l'affaire.

Et si "Killin' Spree" se révélait être le morceau de l'album, plus subtil (c'est rien de le dire), cordes bloquées un peu punk, voix un peu soul, plus de basse, cadencement plus lent avant que le tout ne parte en vrille dans un fracas pas possible sur les 30 dernières secondes.

"Righteous wrong" est un blues certes un peu hardeux, crade (ça gueule, riffs gras) mais agréable à écouter, histoire de faire retomber le taux de testostérone. Enfin, "Stop the people" ressemble à ces vieux boogies d'antan, toujours du piano fou, solos de guitare efficaces, mais les ziquos vont laisser de côté la sauvagerie d'ensemble de l'album pour un hommage moins excité.

On ressort de l'écoute scotché par l'energie déployée tout en imaginant aisément que ces Jim Jones Revue doivent nous clouer 100 fois plus sur scène. Faut sortir les calpins et prendre date du coup.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

The Jim Jones Revue en concert au Festival Les Nuits de L'Alligator 2009
The Jim Jones Revue en concert au Festival Les Nuits de L'Alligator 2009 - 2ème
The Jim Jones Revue en concert au Festival Garden Nef Party #4 (2009)
The Jim Jones Revue en concert au Festival Cool Soul #1 Paris 2011
The Jim Jones Revue en concert au Festival Cool Soul #1 Lille 2011
The Jim Jones Revue en concert au Festival Rock en Seine 2011 - Programmation du samedi
The Jim Jones Revue en concert au Festival Rock en Seine 2011 (samedi 27 août 2011)
L'interview de The Jim Jones Revue (mardi 7 septembre 2010)

En savoir plus :
Le site officiel de The Jim Jones Revue
Le Myspace de The Jim Jones Revue


Yannick Maquenhen         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 27 juillet 2014 : Tour de France des festivals

Froggy's Delight continue son petit tour de France des festivals avec cette semaine le comptes rendus complets de FnacLive et des Vieilles Charrues. Mais vous trouverez aussi du théâtre et du cinéma, en version estivale. C'est parti pour le sommaire de la semaine :

Sur les platines :

Interview de Sébastien Coupez du festival des Nuits Secrètes
"L'irrespect" de François Staal
"MAZO" de Mac Abbé et le Zombi Orchestra
Jehan et Lionel Suarez au Limonaire
Le festival Crazy Week avec Ninety's story, Cats on Tree et Mocheeba
Le festival FnacLive
Les Vieilles Charrues, le jeudi, le vendredi et le samedi
et toujours :
Interview de Alban Coutoux et François Fleuret de la Route du Rock pour nous parler de leur festival. Route Du Rock où nous serons et dont voici un aperçu ici
"Island interval" de Death Vessels
"In Roses" de Gem Club
"Young & sick" de Young & Sick

Au théâtre :

la nouveauté de la semaine :
"Karine Dubernet - #N'importe quoi" à la Comédie de Paris
les spectacles à l'affiche :
"Histoires d'hommes" au Théâtre Le Lucernaire
"Le monde du sexe" au Théâtre Le Lucernaire
"Les amnésiques n'ont rien vécu d'inoubliable" au Théâtre Le Lucernaire
"Les élans ne sont pas toujours des animaux faciles" au Théâtre Le Lucernaire
"Les nombrils" au Théâtre Michel
"Début de fin de soirée" à la Comédie Caumartin
"Au secours, je l'aime !" à la Comédie de Paris
"Sébastien Castro vous présente ses condoléances" à la Comédie de Paris
"Le Cabaret des Frangines" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Week end en ascenseur" au Théâtre Le Funambule-Montmartre

Cinéma avec :

la sélection de la semaine :
"Moonwalk One" de Theo Kamecke
"La Preuve" de Amor Hakkar
à l'affiche :
"Maestro" de Léa Fazer
"Loup-Garou" de Stéphane Lévy
"Pama Real Hotel" de Aaron Fernandez
"Ping Pong Summer" de Michael Tully
"Coldwater" de Vincent Grashaw
"Palerme" de Emma Dante
"Jimmy's Hall" de Ken Loach
"Coldwater" de Vincent Grashaw

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=