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A tea with D  (Ethylen Records / Chronowax)  mai 2004

A l’image des angelots dispensateurs du zéphyr des peintures académiques, le quatuor de Hopper nous délivre avec A tea with D., sur fond de pâquerettes et têtes de mort, "le souffle orageux d’un rock sensuel".

Un rock aussi incisif et direct que du Blonde Redhead, une voix rauque à la Courtney Love. Premières émotions à l’écoute des toutes premières mesures de "Stranger for Good", titre d’ouverture du premier album des français de Hopper.

La barre est ainsi placée bien haut et difficile dès lors de ne pas être exigeant quant à la suite de ce Tea With D. Fort heureusement, les oreilles exigeantes seront comblées tant ce disque est une réussite, et, comme le dit la bio, il n'a pas à rougir face à ses cousins américains.

Car c'est bien cette musique là que revendique Hopper. Chant en anglais, guitares tour à tour brutales et caressantes, chansons mêlant calme et tempêtes, voix duelles, atypiques, brutes, hypnotisantes, à la limite du cri (celles de Dorothée et Aurélia) rappelant aussi les Breeders en plus touchant et plus juste. Prégnant comme du Cat Power qui aurait bouffé un lion tout cru !

Mais Hopper n'est pas qu'un simple groupe à guitares surfant sur la vague revival rock. C'est aussi un songwriting impeccable comme le prouvent les remarquables "Calculating Infinity", qui démarre calmement sur une note un peu jazzy pour finir le nez contre un mur de sons, et "A tea with D.", lyrique et sensuel, qui donne son titre à l’album, suivi en guise de "piste cachée" d'un duo acoustique très aérien voguant du côté de Chan Marshall et Shannon Wright.

A côté du son pop de "Sham" et "More and more", l’oreille attentive reconnaîtra sur "Colours" en guise de petit clin d'oeil amusant et drôle une reprise discrète du thème d’Amicalement votre.

Produit par Peter Deimel et Iain Burgess, ce premier album aux atmosphères envoûtantes est une franche réussite pour un groupe qui affiche un réel et singulier potentiel musical.

N'hésitez pas à le découvrir...et bon vent pour Hopper !

 

 

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Hopper me fait penser à Dennis et à Edward.

Hopper comme Dennis Hopper, comédien-réalisateur, qui a étudié la peinture sous la houlette de Thomas Hart Benton, également professeur du grand peintre abstrait des années cinquante, Jackson Pollock qui deviendra le chef de file de l’expressionnisme abstrait de l’Ecole de New York.

Dennis Hopper qui, en 1969, réalise le film le plus mythique de la contre-culture psychédélique, Easy Rider, dans lequel pour la première fois la bande son comportait des morceaux de rock et qui interprète en 1987 le stupéfiant personnage de gangster sadomaso se soûlant à l’oxygène dans Blue Velvet de David Lynch.

Hopper comme Edward Hopper, dont la Tate Modern Gallery à Londres expose une rétrospective, peintre réaliste de l'inconscient, qui a ignoré la révolution de l’Ecole de New York, pour qui seul compte l'instant, l'atmosphère de l'instant et dont les peintures, clichés de l'imaginaire américain, sont des instantanés dans lesquels ils ne se passent rien, et ne peignent rien d'autre que le moment qui précède celui où se révèleront les perversions et les crimes.

Edward Hopper a fasciné bon nombre de cinéastes et inspiré notamment David Lynch. David Lynch qui puise dans Hopper ce goût pour les mondes étranges et obscurs derrière les apparences où l’âme est violentée.

La boucle est bouclée.


MM         
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# 28 février 2021 : Vaccin contre la morosité

Pas encore de vaccin, pas encore d'espoir de voir réouvrir les lieux culturels mais toujours notre sélection pour agiter vos sens et continuer de soutenir les artistes qui en ont bien besoin. Et n'oubliez pas, tous les jours un programme différent sur la TV de Froggy's Delight.

Du côté de la musique :

"Bareback" de Acquin
"Tu m'apprends" de Andréel
"Let my people go" de Archie Shepp & Jason Moran
"Roden crater / Basquiat's black kingdom / Laurel canyon" de Arman Méliès
"Monument ordinaire" de Mansfield TYA
"Glowing in the dark" de Django Django
"My shits" de Dye Crap
"Medicine at midnight" de Foo Fighters
"In a silent way" le mix #14 de cette saison 2 de Listen In Bed
"Alors quoi" de Meril Wubslin
"Old western star" de Nico Chona & the Freshtones
et toujours :
"Freeze where U R" de Brisa Roché et Fred Fortuny
"Richard Strauss : An Eisamer Quelle - A une source solitaire" de Christophe Sturzenegger
"Encounter" de Beyries
"I, the bastard" de Wassailer
"Debbie et moi" de Thomas Cousin
"Only Smith and Burrows is good enough" de Smith & Burrows
"Tango" de Pascal Contet
"If you know, you know" le mix #13 de Listen in Bed à écouter
"Paysages" de Raphaële Lannadère
"Les molécules fidèles" de Emmanuel Tugny & John Greaves
"Dynah" de Dynah

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"Fanny et Alexandre" d'Ingmar Bergman
"La Fuite !" de Mikhaïl Boulgakov
"King Kong Théorie" de Virginie Despentes
"Les Topor #2 - Prix de l'inattendu" au Théâtre du Rond-Point
"Chantons, faisons tapage" de Thomas Jolly et Laurent Campellone
"Darling chérie" de Marc Camoletti
"J'aime beaucop ce que vous faîtes" de Carole Greep
"Bonne année à toi même" de Pauline Daumale
"Chers" de Kaori Ito

Expositions :

en virtuel :
"Léon Spilliaert - Lumière et solitude" au Musée d'Orsay
"Plein air - De Corot à Monet" au Musée des Impessionnismes à Giverny
"Figure d'artiste" au Musée du Louvre
"Matisse - Comme un roman" au Centre Pompidou
"Le dessin sans réserve" au Musée des Arts Décoratifs
"Jardins d'Orient - De l'Alhambra au Taj Mahal' à l'Institut du Monde Arabe
"Ivan Navarro - Planetarium" à la Galerie Templon

Cinéma :

at home :
"A la recherche de Vivian Maier" de Charlie Siskel et John Maloof
"L'Amant d'un jour" de Philippe Garrel
"Les Brigades du Tigre" de Jérôme Cornuau
"There will be blood" de Paul Thomas Anderson
"Beyond the Sea" de Kevin Spacey
"Mishima, une vie en quatre chapitres" de Paul Schrader

Lecture avec :

"Diamants" de Vincent Tassy
"88" de Pierre Rehov
"Blanc autour" de Wilfrid Lupano & Stéphane Fert
"Dictionnaire des mafias et du crime organisé" de Philippe di Folco
"Le rapport Brazza" de Vincent Bailly & Tristan Thil
"Les amants d'Hérouville - un histoire vraie" de Romain Ronzeau, Thomas Cadène & Yann le Quellec
"Monstres anglais" de James Scudamore
"Vers le soleil" de Julien Sandrel
et toujours :
"Aucune terre n'est promise" de Lavie Tidhar
"Histoire de l'armée italienne" de Hubert Heyriès
"L'inconnu de la poste" de Florence Aubenas
"La bombe atomique" de Jean-Marc le Page
"La fille du chasse-neige" de Fabrice Capizzano

Du côté des jeux vidéos :

Les jeux de l'année selon Boris Mirroir de Doom à Minoria !
"DevilZ, Survival" sur PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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