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Théâtre Marigny  (Paris)  dimanche 17 octobre 2010

Micah P. Hinson sur la scène du Théâtre Marigny, c'est un peu comme un éléphant dans une boutique de porcelaine. Un cheveu sur la soupe. Un ex à ma soirée d'anniversaire.

Avec ses grosses Nike bleues, sa chemise à carreaux, ses bretelles et son jean délavé, le trublion se qualifie lui-même de clown. C'est sûr qu'on a plutôt tendance à l'imaginer au Café de la Danse que sur une scène des Champs Elysées.

On est d'ailleurs loin du show de 2009 où on l'avait justement découvert dans le cadre d'une soirée Eldorado Club. Le songwriter y apparaissait seul avec sa guitare devant un public d'initiés, sur une scène à sa mesure, humble mais de qualité.

Aussi, on se demande qui sont les gens qui composent le public de ce soir : endimanchés (c'est le cas de le dire), guindés. Des fans déguisés pour l'occasion ? Des abonnés aventureux du Marigny ? Quelle surprise quand mon voisin de siège me demande de baisser le son de mon appareil photo... (quiconque a déjà utilisé un réflex comprendra mon étonnement). Toujours est-il que la salle est loin d'être comble et que certains la quittent avant la fin du spectacle.

On ne peut pas plaire à tout le monde ! Et c'est tant mieux. Les quelques irréductibles que nous sommes en prennent plein leurs oreilles, dans une ambiance recueillie, privilégiée.

Pas question pour autant de sacrifier sa personnalité. Le zig, lui, est le même. Pas impressionné pour un sou, toujours drôle et irrévérencieux. Il fume, enchaîne les "fuck" et les anecdotes sur son grand-père (qui dissuadait le futur prof qu'il était de faire de la musique), ses amis alcooliques et cocaïnomanes (morts...), évoque sa femme, qui montera d'ailleurs sur scène pour l'accompagner sur un morceau. On trouvera l'épisode, au choix, émouvant (ce qu'ils ont l'air amoureux !) ou inutile (on entend à peine le chant susurré de la jeune femme).

Tantôt seul, tantôt accompagné de musiciens (trois violonistes, un violoncelliste), sa guitare toujours en bandoulière, le crooner est pour le moins... décalé. Et pourtant la mayonnaise prend.

Entre folk et country, tel un Johnny Cash fantasque, il raconte sa souffrance, sa vie dissolue, ses rencontres, les personnages atypiques qui peuplent son imaginaire et sa vie. C'est aussi ce qui participe de son charme : sa propension à raconter des histoires de son Amérique natale, avec ce qu'il faut de vécu pour rendre la chose attachante. Mais sous sa bonhommie se cache un personnage sombre, bouleversant. Et étrangement drôle, hors du commun.

Il alterne des titres de son dernier album (Micah P Hinson & the Pioneer Saboteurs, sorti en 2010) et de ses précédents opus. Sa voix est toujours intense, ses morceaux profonds et mélancoliques.

Et l'on passe par tous les états : le rire, la tristesse. On chante et on déchante. Alors certes, le show n'est pas parfait. Sa mémoire lui faut défaut : il peine à retrouver les accords de "Seven horses seen" et après deux tentatives, finit par abandonner. Ses interprétations sont parfois approximatives. D'ailleurs, il ne s'en cache pas : "I've never said I was perfect, I've never said I was a professional". Et après ? Et ce n'est pas, justement, pour ce genre d'aspérités qu'on aime les gens ? Car malgré elles, le tout s'enchaîne à merveille et on ressort enchanté. Alors thank you fucking much Micah !

 

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Micah P. Hinson en concert au Festival International Benicàssim 2008
Micah P. Hinson en concert au Café de la danse (17 septembre 2009)
L'interview en VO de Micah P. Hinson(29 avril 2008)
L'interview de Micah P. Hinson (vendredi 25 mars 2016)
L'interview de Micah P Hinson (29 avril 2008)

En savoir plus :
Le site officiel de Micah P. Hinson
Le Myspace de Micah P. Hinson
Le Facebook de Micah P. Hinson

Crédits photos : Marie Guerre (Toute la série sur Taste of Indie)


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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
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"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
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