Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Mice Parade - Laetitia Sadier - Silje Nes
Le Café de la Danse  (Paris)  dimanche 31 octobre 2010

Après avoir un peu perdu de vue Mice Parade depuis leur album éponyme de 2007, c'est avec une joie non feinte que nous empressons d'aller découvrir leur nouvel album What It Means To Be Left-Handed, sur la scène du Café de la Danse, en ce dimanche soir qui n'a pour seul défaut que de proposer au même moment Ray Davies sur la scène de l'Olympia.

Mais qu'importe, le Café de la Danse est correctement rempli malgré tout, d'autant que le plateau est des plus intéressants. En effet, si on met de côté la mise en bouche impromptu du guitariste de Mice Parade, il y avait également au programme ce soir là Silje Nes (prononcez Silliness) et Laetitia Sadier, tous les trois terminant ensemble une petites tournées européennes de quelques semaines.

Accompagnée d'un batteur multi instrumentiste et d'un violoniste, la belle Silje Nes commence la soirée et c'est dans un silence feutré et respectueux que le trio offre sa folk suave et mélodique.

Difficile, néanmoins, d'imaginer que la demoiselle sera suivie de la déferlante sonore de Mice Parade, tant on semble confronté à un univers musical totalement différent. Ceci dit, les chansons sont jolies, à la mode folkeuse au joli minois comme Anna Terhneim ou récemment Agnes Obel. Le set manque tout de même cruellement d'énergie pour totalement captiver le public.

On pourrait craindre le même phénomène avec Laetitia Sadier qui lui succède puisqu'elle arrive seule sur scène. Mais celle qui a fait notre bonheur au travers de Stereolab puis Monade ne s'en laisse pas compter et armée de sa guitare, elle livre quelques beaux titres entrecoupés de petites phrases à l'attention du public. Le charme opère et le set se termine par un morceau sur lequel Adam Pierce et son clavier (en l'occurrence à la basse) rejoignent Laetitia sur scène. Pour un peu, on regretterait que tout le concert ne fut pas exécuté en trio.

Rapide mise en place pendant que Doug Scharin discute dans le public sans le moindre stress. Et le stress ne semble d'ailleurs toucher aucun des musiciens de la formation Mice Parade : batteur, guitariste, bassiste, clapour, choristes et bien entendu Pierce lui-même sont là avant tout pour se faire plaisir, en nous offrant le meilleur de leur musique et c'est sans transition que le concert démarre devant un public déjà convaincu et attentif.

La musique de Mice Parade n'est plus à présenter, mélangeant les genres comme on mélange des ingrédients entre eux pour en faire de la haute gastronomie. Le jazz côtoie le funk, le pop flirte avec le post-rock, le tout parfaitement maîtrisé par une formation faite de musiciens hors pair.

Lorsque Pierce n'est pas au chant et à la guitare, il s'installe à une seconde batterie et vient renforcer la rythmique de Scharin avec une complicité et une jubilation non feintes. Entre autres chanteuses, Laetitia Sadier reviendra chanter un morceau avec le groupe, comme une grande famille et terminera d'ailleurs le concert devant la scène à danser avec le public.

Un concert jubilatoire, festif, heureux en fait présentant le nouvel album What It Means To Be Left-Handed mais aussi quelques titres plus anciens, comme autant de repères pour le public et autant de plaisir partagé avec le groupe.

Leur nouvel album continue d'enfoncer le clou d'une musique exigeante et technique mais surtout intelligente et accessible. Le contraire d'une musique élitiste, la musique de Mice Parade parle à tout le monde et continue de donner un large sourire à qui l'écoute, tout comme elle continue visiblement à donner le sourire à ses interprètes. On pourrait dire de ce concert ce que l'on dirait de leur discographie : c'est à voir, à revoir et à écouter sans limite.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Mice Parade en concert au Grand Mix (vendredi 29 octobre 2010)
La chronique de l'album Silencio de Laetitia Sadier
La chronique de l'album Something Shines de Laetitia Sadier
Laetitia Sadier en concert à La Fil (samedi 13 mars 2010)
L'interview de Laetitia Sadier (samedi 27 septembre 2014)
La chronique de l'album Fab four suture de Stereolab
Stereolab en concert au Festival Primavera Sound 2006 (samedi)
Stereolab en concert au Festival La Route du Rock #29 (édition 2019)
La chronique de l'album Socialisme ou barbarie the bedroom recordings de Monade
La chronique de l'album A few steps more de Monade
La chronique de l'album Monstre Cosmic de Monade
Monade en concert au Divan du Monde (15 février 2008)
La chronique de l'album Ames Room de Silje Nes

En savoir plus :
Le Myspace de Mice Parade
Le site officiel de Laetitia Sadier
Le Soundcloud de Laetitia Sadier
Le Myspace de Laetitia Sadier
Le Facebook de Laetitia Sadier
Le Myspace de Silje Nes

Crédits photos : David Didier (Toute la série sur Taste of Indie)


David         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

• A écouter aussi sur Froggy's Delight :

Laetitia Sadier (29 septembre 2014)
Le morceau caché, Stereolab (13 octobre 2008)


# 18 août 2019 : Au rythme des vacances

Petite édition toute en légèreté mais avec quelques belles choses à découvrir notamment pas mal de livres de la rentrée littéraire et une session du Flegmatic pour vous rafraichir les idées. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Time for a change" de Pokett
"Tone of musette" de Le Balluche de la Saugrenue
"Symi" de Symi
Une autre interview de Inspector Clouzo à Terre de sons, après notre rencontre avec The Inspector Clouzo lors de leur passage à Foreztival
et toujours :
"Onda" de Jambinai
"Fire" de Part Time Friends
"Simon Chouf & le Hardcordes trio" de Simon Chouf
"EP n°1" de The Reed Conservation Society

Au théâtre :

une nouveauté :
"What is love" au Théâtre de la Contrescarpe
des reprises
"La Chute" au Théâtre de la Reine Blanche
"Le corps de mon père" au Théâtre Essaion
"Louise Weber dite La Goulue" au Théâtre Essaion
et la chronique des spectacles à l'affiche en août

Expositions avec :

"Champs d'amours - 100 ans de cinéma arc-en-ciel" à l'Hôtel de Ville
et dernière ligne droite pour "Helena Rubinstein - L'Aventure de la Beauté" au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme

Cinéma avec :

"Roubaix, une lumière" de Arnaud Desplechin
"Thalasso" de Guillaume Nicloux
et Oldies but Goodies avec "Paris est toujours Paris" de Luciano Emmer en version restaurée

Lecture avec :

"Cavalier seul" de Fred & Nat Gévart
"Ce qu'elles disent" de Miriam Toews
"Cent millions d'années et un jour" de Jean Baptiste Andrea
"Chaque fidélité" de Marco Missiroli
"Où bat le coeur du monde" de Philippe Hayat
et toujours :
"Koba" de Robert Littell
"Back up" de Paul Colize
"La grande escapade" de Jean Philippe Blondel
"Un peu de nuit en plein jour " Erik L'Homme
"Une bête au paradis" de Cécile Coulon
"Une joie féroce" de Sorj Chalandon

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=