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Rencontre  (Beggars)  juin 2004

Suite à l'émoi provoqué dans le petit monde de la pop-rock indépendante par la sortie de son album solo The slow wonder, il devenait incontournable d'en savoir plus sur Carl Newman.

Heureusement, il était de passage à Paris pour une journée promo et grand merci à Jean Baptiste de Beggars de nous avoir donné l'opportunité de le rencontrer. Car il s'agit plus d'une rencontre que d'une interview et une rencontre terriblement émouvante quand AC Newman parle des sources de cet album.

Pourquoi avoir choisi de sortir ce disque sous votre propre nom ?

AC Newman : En fait c'est un peu une chance de pouvoir mettre son propre nom sur un disque.... On ne peut pas se cacher derrière un pseudonyme. Il n'y a pas de groupe derrière lequel se retrancher, c'est une façon de faire un disque plus honnête, plus personnelle.

Et pourquoi avoir fait un album solo ? Vous vouliez être votre propre patron ?

AC Newman : En fait je suis déjà un peu mon patron dans les autres groupes mais c'est surtout parce que on n'a pas tourné beaucoup avec les groupes et que j'ai aussi pas mal de chansons qui ne trouvent pas leur place au sein de ces groupes, notamment les New Pornographers alors j'ai décidé de me lancer et d'enregistrer un disque en solo.

Et en plus j'ai eu une aide du gouvernement canadien, qui m'a donné une subvention pour enregistrer cet album alors c'était une excellente occasion.

Vous disiez avoir pas mal de chansons en stock, comment écrivez-vous ?

AC Newman : En général cela part de quelques accords et puis ensuite viennent les mélodies. Bien que parfois j'ai directement des idées de mélodies. Puis ensuite seulement je trouve les mots.

Cela étant, parfois tout cela est très rapide et d'autres fois cela me prend des mois avant de finir une chanson. Aussi, je ne pense pas qu'il y ait vraiment de méthode.

Quelles sont vos influences principales, notamment lorsque vous composez ?

AC Newman : J'écoute beaucoup de choses à vrai dire. Mais quand je joue, seul, avec ma guitare acoustique, je serais incapable de situer ce qui a pu m'influencer pour en arriver à cela. Je ne me préoccupe pas de savoir si c'est original ou pas, si cela va sonner comme du T-Rex ou autre chose. Mais je crois qu'au final ce qui m'influence le plus en général lorsque j'écris des chansons c'est la vieille pop music.

Vos chansons sont elles autobiographiques ?

AC Newman : Et bien certaines sont plutôt le fruit de mon imagination mais d'autres, il est vrai sont un peu autobiographiques. C'est un peu un mélange de chansons totalement imaginaires avec des éléments de ma vie. Quelques chansons de ce disque sont vraiment à propos de moi, d'autres sont des histoires que j'ai inventées à partir d'éléments réels. Ecrire des chansons à propos de ma propre vie est une démarche que je n'avais jamais faite auparavant....(ndlr : AC semble troublé et après une longue hésitation nous redemande de poser la question).

Oui, certaines sont des histoires inventées car les mots sonnent bien, d'autres sont vraiment à propos de ma vie...(ndlr : en recevant la version définitive de l'album on découvre sur la pochette que ce disque est dédié à la mémoire de son père Allan Jack Newman, ceci pouvant peut être expliquer cela).

Vous avez joué dans Zumpano, Super Conductor, The New Pornographers, maintenant vous sortez un disque sous votre nom. Que représente la musique pour vous ?

AC Newman : Pour moi, la musique tient une place énorme dans ma vie, c'est mon boulot. Parfois ce n'est pas forcément bien que cela prenne autant de place. Je me dis que la musique prend trop de place dans ma vie mais en fait c'est bien comme ça, ça se passe bien. Même si de temps en temps j'essaie de m'éloigner de la musique, de redevenir une personne "normale" mais ça ne marche pas.

Votre dernier groupe en date étant les New Pornographers, pouvez vous nous dire si le groupe va continuer ?

AC Newman : Oui oui ! Ça continue ! D'ailleurs nous sommes en train de travailler sur le prochain album que nous espérons terminer pour octobre et qui pourrait ainsi sortir dès le début de l'année 2005, vers mars je pense.

Allez vous jouer en Europe avec ce nouvel album ?

AC Newman : Aucune idée encore, je sais que je vais tourner aux Etats Unis et au Canada mais à part cela, ce sera aussi une question de planning...

Vous êtes d'origine canadienne, que pensez vous de la scène musicale canadienne ?

AC Newman : Je pense que cela s'est beaucoup amélioré et il y a maintenant plus de groupes intéressants qu'il n'y en a eu ces 30 dernières années. Il y a vraiment de bons groupes comme Broken Social Scene, Destroyer (ndlr : Destroyer est le groupe de Daniel Béjar, collaborateur actif de The New Pornographers), Frog Eyes ... Pas mal de groupes qui méritent l'attention.

Et vous, qu'écoutez-vous ?

AC Newman : Hummmmm... pas mal de trucs anglais comme The Solex...

La crise du disque se ressent elle aussi au Canada ?

AC Newman : Je ne crois pas que personnellement cela m'affecte en tout cas. Par exemple les New Pornographers ont plus vendu de disques avec le dernier album qu'avec le premier. C'est surtout le cas pour la musique de variété. La variété c'est un peu un feu d'artifice, de la poudre aux yeux. Ce genre de public là n'a rien à faire de la qualité de la musique, ce qu'ils veulent écouter et bien ils préfèrent le télécharger gratuitement.

En revanche, en ce qui concerne la musique underground et indépendante, on a à faire à de vrais passionnés qui vont aller acheter les disques des groupes qu'ils aiment. Et puis je n'ai pas de problème vis à vis des gens qui téléchargent ma musique parce que ... c'est bien d'écouter de la musique et de toute façon cela ne peut que m'aider à être connu et devenir plus populaire.

Pour finir, question rituelle, pouvez vous nous décrire votre musique en seulement 3 mots ?

AC Newman : Hummmm ... 3 mots..... pas facile.... Je ne peux pas décrire ma musique ...

Allez je me lance, je dirais "Experimental Power Folk".

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album The slow wonder de A.C. Newman


Romain         
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# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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