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Interview  (Paris)  juin 2004

Charles Ardillon, que nous avions vu et rencontré à l'occasion des excellents spectacles des Monty Python Flying Circus, a délaissé l'humour du non sens légendaire des Monty Python pour l'humour tendre de Christophe Rouzaud auteur de "On n'avait pas dit 9 heures?" à l'affiche du Théâtre du Splendid.

Une nouvelle actualité donc une bonne raison de bavarder de nouveau avec ce comédien aimable et séduisant.

Nous vous avions quitté sur les Monty Python Flying Circus. Les projets de reprise tant en France qu’à l’étranger sont pour le moment en stand-by mais nous vous retrouvons au Théâtre du Splendid dans la comédie écrite et mise en scène par Christophe Rouzaud "On n’avait pas dit 9 heures ?". Comment avez-vous été amené à participer à la distribution de cette pièce ?

Charles Ardillon : C’est grâce à Chrystelle Labaude, l’assistante à la mise en scène de Christophe Rouzaud. Chrystelle avait joué dans les Monologues du vagin au Festival d’Avignon produit par Rémy Renoux et était venue voir le spectacle des Monty Python Flying Circus également produit par Rémy Renoux. Et elle m’a fait signe en m’indiquant qu’il y avait une audition pour le rôle de Jean Marc. J’étais en Normandie dans les parcs à huitres. Elle m’appelle un mercredi soir pour le vendredi midi. J’y suis allé. Il y avait cinq-six autres comédiens et Christophe a fait son choix.

Vous changez de format (une pièce linéaire au lieu de sketches) mais également de genre (de l’absurde à la comédie plus classique). Comme diraient les Monty, c’est quelque chose de complètement différent. Où vont vos préférences ?

Charles Ardillon : Aux deux. Je m’éclate dans ce qu’on me donne. Je suis preneur. Pour cette pièce, la partition est bonne et j’avais une vision du personnage. Donc c’est parfait.

Ce rôle est très riche pour un comédien puisqu’il permet d’explorer plusieurs registres de la comédie à l’émotion, du rire à la colère et cela avec un rythme très soutenu Parlez nous un peu de votre personnage.

Charles Ardillon : Il s’agit en effet d’un personnage plein de nuances et plein de couleurs. Quant au rythme, j’en avais déjà une bonne expérience avec les Monty. Jean Marc est un gentil lourdaud. On en connaît tous des Jean Marc. Il est sympa et touchant et j’ai fait mon possible pour l’humaniser au maximum sans le condamner. On commence par son côté fou-fou et puis l’alcool aidant …

Jean Marc aime la dive bouteille. Buvez-vous du vrai vin sur scène ? Si oui est-ce un bon cru?

Charles Ardillon : Heureusement que non. Car je bois en une soirée deux flutes et demi de champagne, un litre et demi de vin et un ballon de calva.

Et voici une question existentielle. Cela ne vous dérange pas de jouer un Jean Marc ?

Charles Ardillon : Non pas du tout. Au contraire. Pourquoi ? (sourire)

Dans la pièce de Ged Marlon "Un simple froncement de sourcil" Luis Rego est un comédien qui doit interpréter un Claude. Et subitement il est envahi par le doute métaphysique de l’acteur : Moi, jouer un Claude ? Je ne peux pas. Je n’ai jamais joué un Claude. Je ne sais pas comme on joue un Claude.

Charles Ardillon : Plus jeune j’ai dû être un peu un Jean Marc par certains côtés. Par exemple me faire larguer parce que je ne me rendais pas compte de ma lourdeur. Et puis j’en ai connu des Jean Marc. D’ailleurs tout le monde a rencontré des Jean Marc dans les soirées.

C’est le Jean Marc qui pourrit la soirée mais ce n’est pas le plus méchant.

Charles Ardillon : Exactement. Et puis je joue l’ambiguité pour faire croire à une liaison avec Tiffany, l’épouse de l’agent immobilier.

Avez-vous apporté de vous-même dans le personnage ?

Charles Ardillon : J’essaie d’apporter beaucoup au personnage. J’espère que c’est plaisant pour le spectateur.

Nous avons assisté au spectacle au tout début des représentations mais nous avons eu le sentiment que l’équipe était très soudée et professionnelle. Comment s’est passé le travail en amont ?

Charles Ardillon : L’équipe est formidable. Ce sont des acteurs chevronnés qui ont du métier. De plus, et j’insiste, le metteur en scène savait ce qu’il voulait. Bien sûr nous pouvions faire des propositions. Au début, il a fallu que je m’intègre au groupe parce que les quatre autres comédiens forment une famille car ils ont beaucoup travaillé ensemble. Nous avons eu un mois de répétitions très cadrées.

Le spectacle est donc très cadré et peu propice à l’improvisation ?

Charles Ardillon : Non, non. On ne peut pas improviser. Bien sûr il peut arriver des choses inattendues. Par exemple, il y a deux jours, je me suis étouffé en mangeant. Car manger en parlant, en buvant et en étant attentif aux dialogues c’est une réelle prise de tête. Il faut presque calculer les bouchées ! Et bien les autres comédiens ont en quelque sorte improvisé en rajoutant quelques répliques pour que je puisse reprendre mon souffle et cela de manière à ce que cela ne casse pas le rythme.

Mais cela ne va pas au delà. D’autant que Christophe Rouzaud qui est l’auteur de la pièce et le metteur en scène joue dans la pièce. Et c’est un véritable mirador. Rien ne lui échappe. Le lendemain, il nous donne des indications sur la représentation de la veille. Surtout la première semaine. Maintenant il se lâche un peu. Et puis son personnage lui permet de rester vigilant. Car ce n’est pas anodin s’il a pris le rôle de Steph.

Il s’agit bien évidemment d’une comédie pour que les spectateurs s’amusent mais l’auteur l’a truffé de répliques très cinglantes dans lesquelles tout à chacun peut s’y retrouver. Comment est l’accueil du public ?

Charles Ardillon : Le public marche. Parce que comme disait Gabin il y a une histoire, une bonne histoire et une bonne histoire. Et il y a une intrigue. Et puis chacun peut se retrouver dans les personnages.

Il s’agit d’une programmation d’été, la pièce démarrant en fin de saison théâtrale, qui devrait normalement s’achever avant la rentrée. Y a-t-il de possibilités de prolongation ?

Charles Ardillon : Normalement c’est jusqu’à fin août et plus si affinités. Le public d’été est un public très dur contrairement à ce que l’on pourrait croire. Et le public est exigeant car il est lassé de voir tout et n’importe quoi. Donc si ça marche bien on aura un spectacle clés en main pour la rentrée.

N’est-ce pas un peu frustrant pour un comédien de s’investir dans un spectacle à durée limitée ?

Charles Ardillon : Ce n’est pas grave. On travaille aussi pour soi. L’acteur est instrument. Il a le droit de faire ses gammes, de se planter, de réussir et de changer d’orchestre. Je m’investis toujours à fond dans un spectacle.

Quelle impression cela fait de jouer dans le Théâtre du Splendid qui est devenu un lieu un peu mythique ?

Charles Ardillon : Pour moi c’est…dément. Je serais passé par là.

Y jouer implique t il un esprit différent par rapport à un autre théâtre ?

Charles Ardillon : Je pense. Surtout dans le choix des pièces. Les deux directeurs Bruno Moynot et Christian Spillemaecker sont exigents.

Y a-t-il un lien de parenté entre les personnages de cette pièce et ceux des Bronzés ?

Charles Ardillon : Ils sont peut être allés dans le même club mais ils sont différents.

Comment la pièce est-elle perçue par les professionnels ?

Charles Ardillon : Les professionnels en parlent. Il y a un bon bouche à oreille. Mais c’est encore un peu tôt. La presse se déplace au compte goutte.

On n’avait pas dit 9 heures ? c’est votre actualité. Avez-vous d’autres projets dont nous pouvons parler ?

Charles Ardillon : Mon actualité c’est cette pièce et je veux qu’elle dure parce qu’elle a un public. J’ai fait des guests pour la télé et je vais apparaître dans un film "Dans la tête du tueur : sur les traces de Francis Heaulme" réalisé par Claude Michel Rome. Cela sortira l’année prochaine.

Aimez-vous les biscottes ? (*)

Charles Ardillon : J’adore !

 

(*) question fil rouge en rapport direct avec son actualité...à vous de jouer !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique sur "On avait pas dit 9 neuf heures ?"
L'interview de Christophe Rouzaud
L'interview de Karina Marimon et Nathalie Krebs
L'interview de Xavier Letourneur

La précédente Interview de Charles Ardillon
La chronique des Monty Pyhton Flying Circus 1
La chronique des Monty Python Flying Circus 2



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# 19 janvier 2020 : de De Gaulle à Rocard

Cette semaine encore beaucoup de choses à découvrir. D'un portrait de de Gaulle côté livre à l'affrontement Mitterand - Rocard au théâtre en passant par de la musique pop, classique et bien plus encore. En route pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Late night music" de Abel Orion
"Jaimalé" de Andriamad
"Everything else has gone wrong" de Bombay Bicycle Club
"Fire" de Burkingyouth
"Délie (Object de plus haute vertu d'après l'oeuvre de Maurice Scève)" de Emmanuel Tugny
"Dolci Affeti" de Ensemble Consonance & François Bazola
"Music is our mistress" de Grand Impérial Orchestra
"Vinyle, suite no 2" de Listen in Bed, émission numéro 8 à écouter
"Who are the girls ?" de Nova Twins
"When Oki meets Doki" de Okidoki
et toujours :
"Nougaro" de Babx, Thomas de Pourquery et André Minvielle
"True colors" de David Bressat
"Splid" de Kvelertak
"Bach, Handel : An imaginary meeting" de Lina Tur Bonet & Dani Espasa
"My favourite things", le podcast de Listen In Bed #8
"Turn bizarre" de Livingstone
"Le musc" de Petosaure
"En voyages" de Pierre Vassiliu
"Shadow in the dark" de Tiger & the Homertons
"Caipirinha" de Tiste Cool

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Una costilla sobre la mesa" au Théâtre de la Colline avec "Padre" et "Madre"
"L'Opposition - Mitterrand vs Rocard" au Théâtre de l'Atelier
"La Sextape de Darwin" au Théâtre La Bruyère
"hélas" au Théâtre de la Tempête
"Une histoire d'amour" à La Scala
"Le K" au Théâtre Rive-Gauche
"An Iliad" au Théâtre du Rond-Point
"Elephant Man" au Théâtre Le Lucernaire
les reprises :
"Architecture" au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux
"En couple (situation provisoire)" à La Folie Théâtre
"Les vagues, les amours, c’est pareil" au Centrequatre
"La Vie est belle" au Théâtre Le Lucernaire
"Philippe Meyer - Ma radio heureuse" au Théâtre Le Lucernaire
"Opérapiécé" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereu - aaAhh BiBi" au Théâtre Tristan Bernard
"Marion Mezadorian - Pépites" au Pont Virgule
et la chronique des autres spectacles à l'affiche

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
"Mondrian figuratif au Musée Marmottan-Monet
"Vincenzo Gemito - Le sculpteur de l'âme vénitienne" au Petit Palais
"Toulouse-Lautrec résolument moderne"au Grand Palais

Cinéma avec :

"Le Réseau Shelburn" de Nicolas Guillou
Oldies but Goodies avec "Les Bostoniennes" de James Ivory dans le cadre de la rétrospective que la Cinémathtèque française consacre au réalisateur
et la chronique des sorties de janvier

Lecture avec :

"De Gaulle, portrait d'un soldat en politique" de Jean Paul Cointet
"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette
"Lake Success" de Gary Shteyngart
"Nul si découvert" de Valérian Guillaume
"Sauf que c'étaient des enfants" de Gabrielle Tuloup
"Sugar run" de Mesha Maren
"Victime 55" de James Delargy
et toujours :
"Celle qui pleurait sous l'eau" de Niko Tackian
"Je suis le fleuve" de T.E. Grau
"La prière des oiseaux" de Chigozie Obioma
"Sang chaud" de Kim Un Su
"Un millionaire à Lisbonne" de J.R. Dos Santos

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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