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Postcard from Earth  (Autoproduit)  juin 2010

Fallait-il encore prouver la très réjouissante vitalité de la scène musicale indépendant nordiste ? Autour de Lille, il n'y a pas que des ch'tis booniens. Il y a aussi d'authentiques musiciens, créateurs créatifs et inventifs inventeurs.

Citerait-on, en vrac, les encore trop peu connus d'entre eux, que l'on recommandera de suivre avidement : Shiko Shiko, Minsurar, Jullian Angel, Leo(88man), Berline 033, Lena Deluxe, Moloko Veloctet, Manra, Amélie, Dylan Municipal, Nuage Nuage...? On commence, et nos lecteurs avec nous, on l'espère, à prendre l'habitude de les côtoyer en concert, ici ou même ailleurs, avec souvent un enthousiasme qui dépasse l'emballement pour les premières parties qu'ils assurent avec beaucoup de zèle ; mais on n'a encore tristement que trop peu souvent l'occasion de pouvoir s'en approprier les enregistrements. Sam Nolin, fort heureusement, n'est pas le plus avare en la matière, et son troisième, Postcard from Earth, est une merveille d'auto-production.

On parlerait à son endroit de musique lo-fi, comme si le rendu haute-fidélité n'avait pas été la priorité de cet amateur de vinyle. Et il est certain que l'on entendra dans cet enregistrement plus des craquements d'un premier pressage de Monster Movie (Can, 1969) ou Goddbye & Hello (Tim Buckley, 1967) que du son lisse que l'on encense aujourd'hui dans la presse spécialisée en hit-parade indie-hype et que l'on retrouve live à l'occasion d'un promo-festival à la petite braguette ; mais qui s'en plaindrait ? C'est qu'il fallait les convoquer, ces démons d'un temps passé où le psychédélisme ne se vendait pas encore au plus offrant, pour sertir les fêlures délicates des compositions de Sam.

L'univers musical est bariolé. Il s'y télescope des influences orientales, une fascination certaine pour le bidouillage et l'exploration des méandres de sonorités inconnues (instruments jouets, superpositions exagérées de guitares...) sans jamais verser dans l'autisme auto-satisfait du bidouillage pour lui-même. Avec autant de culture que d'inspiration, Sam et les amis qui sont venus lui prêter main forte déroulent le fil d'une écriture lumineuse. Hantée par un chant qui se situerait au centre de gravité du triangle unissant Leonard Cohen, Syd Barrett et Jackon Carey Frank, la musique prend des allures inattendues.

Il est des disques comme des voyages. Il est des voyages intérieurs. En ce sens-là, Postcard from earth est éminemment psychédélique (du grec ψυχη δηλειν – psyché delein : délier l'âme). Certainement est-ce que son auteur est aller puiser son inspiration dans ses rêveries. Si cela ne risquait de sembler exagéré, on oserait dire que ce court album est l'une des meilleures choses qu'il nous ait été donnée à entendre depuis longtemps. Certainement parce qu'il est gorgé de cette ambition simple qui ne demande qu'à écrire de la musique avec la liberté de la folie (la folie de la liberté ?), s'exprimant ainsi, sans chercher le nouvelle nouveauté qui fera un numéro 1 dans les charts (notez que l'on souligne ce mot d'un italique méprisant). La musique devrait d'abord être l'affaire d'amateurs, de musiciens, de passionnés. Do it yourself, fût-ce en lo-fi. Sam Nolin l'a compris, il ne reste plus qu'à se jeter sur l'un des deux cents exemplaires de l'album.

 

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Sam Nolin en concert à La Malterie (mercredi 22 février 2012)

En savoir plus :
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Cédric Chort         
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Sam Nolin (17 avril 2013)


# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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