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Interview  (Paris)  24 novembre 2010

Quelques jours avant leur concert au Café de la Danse et peu après la sortie de leur double album Best of Volume 1, nous avons rencontré Les Rois de la Suède pour une Froggy's Session endiablée et une interview aux allures de sketches.

Rencontre avec Ivan Callot et Mr Poulpe, tous deux à l'origine de ce drôle de groupe.

Ivan Callot : Bonjour Froggy's Delight !

Mr Poulpe : Non mais c'est une interview à lire en fait...

Ivan Callot : Ben tu écriras que j'ai dit bonjour !

Alors la dernière fois que je t'ai rencontré Ivan, c'était pour la sortie d'un album des Fatals Picards, et c'était quelques semaines avant l'Eurovision. Te voilà maintenant avec un nouveau groupe. Alors je pose la question bateau par excellence mais pourquoi un nouveau groupe ?

Mr Poulpe : Tout à coup, Ivan répondit...

Ivan Callot : Deux points ouvrez les guillemets... En fait on s'est rencontré sur le plateau d'une émission de Poulpe qui s'appelait Mange mon Geek. D'ailleurs, ce serait bien de la refaire Poulpe...

Mr Poulpe : C'est parti là, c'est parti.

Ivan Callot : Ah OK... ne déçoit pas ton lectorat hein... Je partais des Fatals Picards, ce que Poulpe ne savait pas à cette époque là. Et on s'est dit : "il faut qu'on fasse plein de choses ensemble". Alors on a commencé par faire un atelier de menuiserie. On s'est très vite lassé, on a perdu deux membres.

Mr Poulpe : On était plutôt mauvais quand même.

Ivan Callot : Voilà, alors on s'est dit, faisons plutôt un groupe magnifique. C'est passé par diverses formes...

Mr Poulpe : C'était une comédie musicale en fait à la base. On pensait vraiment partir dans une optique de café-théâtre. Après un an d'écriture, on s'est dit : "on est cons parce que les cafés-théâtres à Paris, ça veut dire 30 places alors que si on se servait des acquis, de l'expérience d'Ivan dans le milieu de la musique...

Ivan Callot : ... Et bien on pourrait avoir 30 personnes mais dans une salle beaucoup plus grande ! Hahaha ! et c'est vraiment plus agréable !

Mr Poulpe : Voilà, c'est ça... alors on s'est dit : bon, transformons ce projet en groupe.

Ivan Callot : Et on a cherché un style musical qui avait encore beaucoup d'avenir...

Mr Poulpe : Mais, intervint Poulpe, Ivan, tu ne réponds pas vraiment à la question, virgule, tu ne réponds pas à la question je veux dire...

Ivan Callot : Point. Bon alors on cherchait un style musical, un truc que l'on n'avait pas fait encore et il ne nous restait plus que le Balkan Zouk, car on avait déjà fait du Death Musette il n'y a pas longtemps.

Mr Poulpe : C'est toi qui a ramené le balkan au début.

Ivan Callot : Cela tient à peu de chose mais je ne peux pas vous livrer tous mes secrets.

L'idée, c'était donc une comédie musicale dans des cafés-théâtres...

Mr Poulpe : Disons qu'on aurait été obligé de faire du café-théâtre car c'était plus des sketches en fait.

Mais quand vous avez décidé de faire plus que cela et vous tourner vers une forme plus groupe, pourquoi Ivan tu as gardé Poulpe dans le groupe qui a priori n'est pas chanteur ?

(rire général)

Ivan Callot : On avait déjà bien commencé le projet, c'était trop tard. C'est vrai qu'il n'est pas chanteur à la base mais il est en train de le devenir en fait. C'est un petit peu mieux et grâce au ear monitor, on a l'espoir qu'un jour il chante aussi bien que Passe-Partout.

Mr Poulpe : Mais j'ai fait des progrès ! A la différence de Passe-Partout qui lui, ne grandit toujours pas.

Ivan Callot : Au niveau de la musique...

Mr Poulpe: Oui, bien sûr...

Ivan Callot : Enfin partout...

Mr Poulpe: Un moment de blanc puis le journaliste reprit...

Au départ, cette comédie musicale était Top Gun contre les Rois de la Suède, n'est-ce pas ?

Mr Poulpe : Oui au départ, c'était une adaptation libre de Top Gun et le Roi de la Suède était le méchant de l'histoire. Il symbolisait l'impérialisme. Du coup, quand on s'est cherché un nom de groupe et après des noms vraiment pas terribles comme "Les diamants du rire" ou "Les impayables"...

Ivan Callot : Poulpe a eu ces deux bonnes idées...

Mr Poulpe : T'étais super chaud sur ces deux noms de groupe, toi aussi ! Après on s'est projeté... et on s'est dit : "ce sera la honte". Et par respect pour tout le travail que l'on avait fait sur la comédie musicale, on a décidé de s'appeler Les Rois de la Suède.

Ivan Callot : Mais cette comédie musicale, on ne l'a pas oubliée et elle figure sur le double album que l'on vient de sortir. Un des deux albums sur ce double album, c'est la comédie musicale.

Mais il n'y a pas de frustration par rapport à ce spectacle qui n'existe que sur disque ?

Mr Poulpe : Il y a juste un truc qui me rend triste de ne pas voir dans ma vie, c'est que Ivan interprétait deux personnages (on en avait chacun deux). Il faisait le héros, Maverick qui avait une jolie mèche, et il faisait le méchant qui avait un cache-oeil de pirate. Et on avait imaginé un système où il y avait un ruban autour de la tête avec d'un côté un cache-oeil et de l'autre la mêche. Et cela pouvait tourner pour faire les deux personnages et j'avais vraiment envie de voir ça.

C'est Arthuro Brachetti quoi...

Ivan Callot : C'est ça, mais petit Brachetti quand même. C'était une idée de génie !

Mr Poulpe : Mais de toute façon, on n'aurait pas pu avoir les avions.

Ivan Callot : Oui on voulait 2 Mig sur la scène.

Vu l'historique du groupe, c'est plutôt la scène qui vous intéresse ou le travail en studio ?

Ivan Callot : C'est plutôt un travail de scène. Mais l'un ne va rarement sans l'autre.

Mr Poulpe : Moi je voulais vraiment faire un disque. Je voulais vraiment avoir un objet.

Ivan Callot : Moi j'ai un rapport assez pragmatique aux choses. Je sais que si l'on veut "vivre, ou survivre", comme disait Balavoine, "sans poème, sans blesser ceux qu'on aime"...

Mr Poulpe : Ouais, il parle, il parle mais ça ne lui a pas réussi...

Ivan Callot : Oui, sans monter dans les hélicoptères non plus. Si on veut vivre, il faut faire de la scène, à moins d'être super médiatisé. Et quand on voit l'accueil que nous ont réservé les majors quand on leur a présenté notre disque, on s'est dit qu'il valait peut-être mieux faire un petit peu de scène.

Les majors ont dit non donc ?

Mr Poulpe : Ce serait trop facile qu'elles aient dit non.

Ivan Callot : Elles ont pas dit non du tout. Elles ont dit : "c'est vraiment formidable, continuez et quand vous aurez du succès, on viendra vers vous". En gros, quand on n'aura plus besoins d'elles, elles viendront vers nous.

Mr Poulpe : Heureusement que le grand Charles s'est tourné vers nous.

Ivan Callot : Oui heureusement, nous avons eu d'autres partenaires. Pas une maison de disques mais un éditeur. Les éditions Raoul Breton, les éditions de Charles Aznavour. Ce sont des éditions un peu célèbres, établies.

Mr Poulpe : Ils ont toutes les légendes de la chanson française : Trenet, Lama, Aznavour, Barbelivien, Grand Corps Malade et Les Rois de la Suède.

Ivan Callot : Voilà, cela ne fait que descendre...

C'est une victoire pour vous ?

Ivan Callot : C'est surtout que cela nous a permis de faire un disque d'un peu meilleure qualité que si on n'avait pas eu ce partenaire. Notre interlocuteur est aussi quelqu'un de bien...

Mr Poulpe : ... qui nous aiguille et qui est de très bons conseils.

Ivan Callot : C'est la première fois que j'ai un partenaire. Je m'y suis mal pris, je vais reprendre cette phrase...

Mr Poulpe : Soudain, Ivan eut les joues rouges...

Ivan Callot : Un partenaire musical avec qui ça se passe vraiment bien. Cela se passait bien avec Warner et les Fatals mais on sentait bien qu'ils n'en avaient pas grand chose à foutre de nous.

Mr Poulpe : Pour montrer à quel point ils sont dans le délire des Rois de la Suède, la chanson "La fête chez les pauvres" qui est une des pires de l'album au niveau du bon goût, est une oeuvre de commande de l'éditeur. Ils nous ont demandé de faire un morceau dans ce style. On a donc fait cet objet dégueulasse et ils ont dit : "ah c'est vraiment dégueulasse, c'est trop bien".

C'est étrange, tiens...

Ivan Callot : C'est pas un objet sale cette chanson là, je vais la sauver pendant deux petites secondes...

Mr Poulpe : Ah ouais.. Essaie, je suis curieux de voir ça.

Ivan Callot : Cela dénonce quelque chose qu'on voit souvent et souvent dans le milieu de la musique : c'est que l'argent pervertit tout et plus on a d'argent, plus on est détaché des choses et malheureusement, on peut être quelqu'un d'assez odieux quand on est riche. C'est un petit peu ça le truc. C'est un truc horrible de mecs pétés de thunes qui trouvent exotique d'aller faire la fête chez des pauvres et à la fin, on se rend compte que ce n'est qu'un rêve ! C'est comme Lost. C'est le Lost de la chanson... mais ça se termine mieux que Lost quand même.

Ivan, tu disais qu'avec les Fatals, tu faisais des choses drôles mais hyper sérieusement.  Les Rois de la Suède, c'est un gag ou un groupe sérieux fait pour durer ?

Mr Poulpe : Marrante cette question, on en parlait justement récemment. On m'a fait une réflexion, pas bête du tout. En ce qui me concerne, les gens ne croyaient pas que Les Rois de la Suède était un projet sérieux et pensaient que j'allais faire un one shot comme je fais des one shot tout le temps pour des vidéos, etc. Les gens, tant qu'il n'y avait pas l'album pensaient que c'était des blagues et même les photos sur scène... Les gens pensaient que c'était des mises en scène.

Ivan Callot : Ton public est magnifique. Moi, de mon côté c'est différent, j'ai déjà fait pas mal de choses...

Mr Poulpe : En tout cas, ce projet est super sérieux.

Ivan Callot : Oui et on a signé avec un bon tourneur, F2F, qui est un tourneur avec qui je n'espérais pas travailler un jour.

Mr Poulpe : Est-ce que tu veux dire, Ivan, qu'entre les éditions Raoul Breton et F2F, que tu réalises des fantasmes que tu ne pouvais pas accomplir avant ?

Ivan Callot : Pas du tout, parce que je n'avais pas de fantasmes là-dessus mais je veux dire que l'on s'en sort bien.

Pour rebondir sur ce que vient de dire Poulpe, j'ai l'impression que ces partenaires permettent aussi de vous rassurer sur le fait qu'effectivement, ce n'est pas tant une blague que cela car ces gens vous font confiance.

Ivan Callot : J'ai pas besoin d'être rassuré. Les disques, on les a faits mais bon...

Mr Poulpe : C'est vrai que je capte ce truc là à l'instant mais je ne l'ai pas ressenti avant. Il y a tellement de temps et d'heures investizs dans ce truc là que forcément on le prend un peu au sérieux quand même !

Ivan Callot : Et d'argent. 1 milliard 700 milles euros pour le dessin de la pochette.

Mr Poulpe : C'est ma maman qui a fait le dessin de la pochette...

Ivan Callot : Ah bon tu m'avais dit que c'était un oeuvre de Dali ?

Mr Poulpe : Mais elle prend cher, ma mère...

Ivan Callot : Faire des blagues sur sa mère franchement...

On t'a récemment vu avec les Fatals Picards sur scène. C'est un retour aux sources ou bien c'était pour faire un peu de pub aux Rois de la Suède ?

Ivan Callot : Ah ben oui c'était pour la pub... (rires) Non mais autant dire les choses, si je suis parti de ce groupe, ce n'est pas pour revenir ensuite. Le temps est passé. J'ai fait 2 ou 3 chansons avec eux deux soirs de suite à l'Alhambra. Ce sont des chansons que j'ai écrites, notamment "Française des Jeux" qui était  très personnelle, pas forcément faite pour les Fatals Picards à la base. Et quand j'étais sur scène, j'avais l'impression que ce n'était pas ma chanson finalement. Ca a l'air très triste comme ça mais c'est la vérité. Ils continuent de jouer mes chansons, c'est très bien, mais ce n'est plus tellement mes bébés, ils sont plutôt du côté des Rois de la Suède maintenant.

Qu'en est-il de ta parenthèse solo (Ivan avec un I) ?

Ivan Callot : Je suis en train de réécrire avec d'autres gens. Pas nécessairement pour mon projet solo, pour un autre truc encore, avec une autre personne. Il y aura peut-être des chansons de Ivan avec un I, des chansons des Fatals, je ne sais pas encore.

C'est un projet pour 2011 ?

Ivan Callot : Oui, ça avance pas trop à cause des Rois de la Suède, mais ça avance.

Toi, Poulpe, c'est quoi tes projets ?

Mr Poulpe : J'avais envie de développer un truc que j'avais commencé sur mon blog. Des chansons one shot qui ont perdu un peu les gens... Par exemple, une toute les dimanche, être deux, avec quelqu'un aux claviers... Je pense dire "c'est la pêche"... (rires). Au niveau musical non rien, parce que j'en ai déjà un pour le moment, mais après je pense oui. Je me suis pris au jeu dans le sens de l'écriture de chanson. J'aime bien ça.

L'album a été écrit conjointement ?

Ivan Callot : Oui tout, si ce n'est la musique que j'ai faite.

Mr Poulpe : Chacun a amené ses idées, et on voyait ensuite si c'était intéressant de les développer en chanson. Donc forcément, certaines chansons représentent plus l'un ou l'autre. Ivan composait les mélodies et moi... comment on dit ce que je faisais moi ?

Ivan Callot : De la merde... Non tu disais : " ah est-ce que là tu peux mettre ce bruit là ?"

Mr Poulpe : Je mettais 3 heures à lui expliquer que à tel moment on pourrait mettre un "talalalala"... J'suis arrangeur, non ?

Ivan Callot : Non ça c'est moi, toi t'es plutôt dérangeur.

Quand avez-vous décidé de ne plus être que deux ?

Mr Poulpe : Quand on a commencé à penser à la scène on s'est dit que décemment on ne pouvait pas être deux. Encore que Ivan avait vu les Tings Tings sur scène et il s'était dit : "on va être deux" !

Ivan Callot : On peut toujours être deux, ou seul sur scène mais comme on était parti sur un truc un peu dansant...

Mr Poulpe : On s'est dit qu'on allait prendre François avec nous.

Ivan Callot : Au début il était batteur. Et au final on s'est dit, non, en fait on va te prendre à la guitare et on va prendre un vrai batteur.

Cela fait un an que vous tournez maintenant...

Ivan Callot : Oui, une année de rodage et maintenant on commence à bien tourner, j'espère qu'on va encore faire pas mal de dates et quelques festivals d'été.

Le style que vous amenez sur scène est perçu comment ?

Ivan Callot : On a de bons retours au niveaux des pros. On sent une direction musicale plus affirmée.

Mr Poulpe : Le côté groupe concept plaît bien.

Ivan Callot : On vient de sortir le disque donc il faut attendre de voir ce qu'il se passe. Le disque étant toujours et encore un passage obligé sinon on ne trouve pas de dates, enfin c'est très rare.

C'est un bel objet, ce disque aussi.

Ivan Callot : Oui, on essaie de donner aux gens quelque chose de plus. Un objet, mais aussi des morceaux plus arrangés que sur scène.

Ivan Callot : Avec mon passé avec Nerdz, je trouve très important les objets. Je trouve ça bien d'ancrer les choses avec un objet. Un peu collector et cela s'y prête d'autant mieux avec la scène. Quand tu vois des gens sur scène, tu as envie de posséder ce truc et que cela fasse un peu collector, ça me parait super important.

Et un DVD, c'est envisageable ?

Mr Poulpe : On y avait pensé.

Ivan Callot : Je ne suis pas pro DVD.

Avec vous sur scène, il y a certes les chansons, mais aussi une énergie par rapport à l'album qui se dégage et il y a les vannes entre les chansons qui sont de véritables sketches aussi importants que les chansons, c'est un spectacle différent.

Ivan Callot : Mais cela me parait difficile de transposer cela sur un DVD. Cela doit rester propre à la scène. C'est un moment unique. Par exemple, dernièrement il y a eu un problème technique et pendant 10 minutes Poulpe a raconté des histoires drôles qu'il ne connaissait pas lui-même en inventant l'histoire au fur et à mesure.

Didier Richard : Ivan, tu as beaucoup aidé Poulpe pour lui apprendre à chanter... N'aurais-tu pas pu aller plus loin pour lui apprendre le playback pour les clips ?

Mr Poulpe : Didier Richard est une pute.

Ivan Callot : Il y a des choses que l'on peut changer, mais d'autre où il n'y a rien à faire dans le cerveau de Poulpe. Il fait des progrès quand même.

Tous vos sketches sont écrits ?

Ivan Callot : Il y a une marge d'improvisation, selon le public présent notamment.

Mr Poulpe : Ca a été écrit il y a un an et on le fait évoluer constamment.

Pour le coup, il y a toujours ce côté café-théâtre.

Mr Poulpe : Oui c'est un jeu sur scène. Il y a un truc qui me frustre énormément à chanter sur scène, c'est... qu'il faut chanter sur scène. C'est un vrai malheur. Tu n'as pas le droit à l'erreur, tu dois faire super gaffe et tu ne peux pas te permettre d'amener des trucs, surtout avec ces chansons là qui sont vraiment très rapides. Donc entre les chansons, c'est là où c'est rigolo de sortir des horreurs, des choses rigolotes.

Cela vous arrive de rires de vos propres blagues pour ne pas réussir à continuer ?

Ivan Callot : Non quoi qu'il arrive on continue, ca fait parti du spectacle vivant.

Mr Poulpe: Du coup, on nique les gens qui achètent le CD...

Ivan Callot : Oui, ils croient qu'il y a le fou rire dedans et en fait non (rires)

Au niveau du public qui vient vous voir ? des fans des Fatals Picards, des fans de Nerdz ?

Ivan Callot : C'est un peu le problème, on aimerait en voir plus du public...

Mr Poulpe : C'est compliqué parce que sur la quinzaine de dates de cette année, on a fait pas mal de premières parties alors les gens ne venaient pas forcément pour nous. On a fait que 3 vraies dates à nous. On n'a pas le méga public mais c'est vrai que jusqu'à présent, on n'avait pas d'album.

Ivan Callot : Mais une des dernières dates que l'on a faites, les gens sont venus et connaissaient les chansons, dansaient.

Mr Poulpe : Par contre, la grande énigme, c'est que sur internet, il y avait que "Myspace tu vas mourir" ou "Socialisme" qui passaient. Mais l'énigme donc c'est "Parniak le cougar". Les gens attendent à mort cette chanson et la connaissent.

Ivan Callot : C'est une chanson facile, enfantine, un peu débile. Ce ne sont pas les chansons les plus recherchées qui marchent le mieux... Regarde Mickael Jackson... bon OK j'arrête.

Vous commencez à proposer de nouvelles chansons ?

Mr Poulpe : On a des idées mais trop de travail pour les concrétiser...

Ivan Callot : Si j'écris un peu.

Mr Poulpe : Mais pas pour les Rois de la Suède.

Ivan Callot : Si si aussi...

Mr Poulpe : Ah ben je suis content de le savoir...

Ivan Callot : J'écris des trucs avec d'autres gens aussi surtout.

Et sur scène ?

Mr Poulpe : On tente quelques chansons de Top Gun, et ça marche bien, notamment "Portés par les vents".

Vous n'avez pas eu de blocage des médias ou autre vis-à-vis du contenu des textes des chansons ?

Mr Poulpe : Non, il y a même des journaux très sérieux qui ont dit du bien des Rois de la Suède.

Ivan Callot : Les gens voient le second degré, la provoc... Ce n'est pas Didier Super non plus mais bon, si on dit des trucs horribles, c'est pour prendre le contre-pied de tout cela.

Mr Poulpe : Il y a quand même eu Tokyo Hotel.

Ivan Callot : Ah oui le fan club nous est tombé dessus et nous a insultés parce qu'on avait fait un chanson sur le petit gros de Tokyo Hotel. On se disait qu'il était exclu du groupe pendant que les autres s'éclataient avec les groupies... le pauvre.

Question à la con de l'interview, auriez-vous chacun 3 mots pour qualifier l'autre ?

Mr Poulpe : Talentueux, chauve, circoncis.

Ivan Callot : Mais non !

Mr Poulpe : Et oui je sais...

Ivan Callot : Grand, lent, besogneux.

Mr Poulpe : Merci Froggy's Delight. Et achetez le disque, sur le prix du disque il y a 2 euros qui partent  à un association d'enfants en Chine...

Ivan Callot : A partir du 2 millionièmes albums vendus... Allez je descends à 250 000... 100 000 allez... mais on en est loin !

Retrouvez Les Rois de la Suède
en Froggy's Session
pour 3 titres en cliquant ici !
  

 

 

 

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En savoir plus :
Le site officiel des Rois de la Suède
Le Myspace des Rois de la Suède

Crédits photos : Thomy Keat (Toute la série sur Taste of Indie)


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Les Rois de la Suède (24 novembre 2010)


# 23 juin 2019 : Un festival de festivals

On vous parle bientôt du Hellfest, on vous parle déjà du Magnifique Society, on va partir au festival de Beauregard... bref, c'est l'été, la saison des festivals et on va vous tenir compagnie tout l'été, histoire de vous rafraichir les idées pendant que votre corps suera à grandes eaux sous le soleil caniculaire. Voici le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Une clairère" de Jérôme Minière
"Cheval fou" de Marie Claire Buzy
"Le pas de côté" de Matthieu Malon
"Trust in the Lifeforce of the Deep Mystery" de The Comet Is Coming
"Years to burn" de Calexio & Iron and Wine
"Tutto va vene" de Alex Rossi
"The coffin train" de Diamond Head
"Black Haze" de Lloyd
Compte rendu du Magnifique Society à Reims :
- Vendredi avec Delgrès, Franz Ferdinand, The Fat White Family...
- Samedi avec Pond, Bagarre, Sebastian etc.

et toujours :
"Frescobaldi : Toccate e partite d'intavolatura di cimbalo, libro primo" de Christophe Rousset
"Ravel l'exotique" de Ensemble Musica Nigella & Takénori Némoto & Marie Lenormand & Iris Torrosian & Pablo Schatzman
"Rouen dreams" de Jean-Emmanuel Deluxe & Friends
"Antonio Salieri : Tarare" de Les Talens Lyriques & Christophe Rousset
"N'obéir qu'à la terre" de Louise Thiolon
"... Ni précieuse" de Malakit
"Différent" de Monsieur
"Women's legacy" de Sarah Lenka
"At the end of the year" de Thomas Howard Memorial
"Génération guerre sainte" de Torquemada

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Why ?" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Les Evaporés" au Théâtre de la Tempête
"Elle voit des nains partout !" au Café de la Gare
"Nous deux et personne d'autre" au Lavoir Moderne Parisien
"Roger, Roger et Roger" au Café de la Gare
"Olympicorama - Epreuve n°2 : Le disque" à la Grande Halle de La Villette
"Comment épouser un milliardaire" à la Nouvelle Seine
et la chronique des spectacles à l'affiche en juin

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour "Rouge - Art et Utopie au pays des Soviets" au Grand Palais

Cinéma :

les films de la semaine :
"Natan, le fantôme de la rue Francoeur" de Francis Gendron
Oldies but Goodies avec "L'Age d'or" de Luis Bunuel
et la chronique des films à l'affiche en juin

Lecture avec :

"Avis de décès" de Zhou Haohui
"L'évasion du siècle" de Brendan Kemmet
"La lame" de Frédéric Mars
"La solitude Caravage" de Yannick Haenel
"Malamorte" de Antoine Albertini
et toujours :
"Au péril de la mer" de Dominique Fortier
"Etre soldat de Hitler" de Benoit Rondeau
"La nation armée" de André Kaspi
"Le karaté est un état d'esprit" de Harry Crews
"Le rêve de la baleine" de Ben Hobson
"Les deux vies de Sofia" de Ronaldo Wrobel

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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