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I, Vigilante  (Invada Records)  septembre 2010

Crippled Black Phoenix s'était annoncé en 2006 comme un supergroupe post-rock (comprenez : un groupe formé de membres d'autres groupes : Dominic Aitchison de Mogwai, Geoff Barrow...). Après quatre années d'existence, on peut attester que la formation rassemblée autour de Justin Greaves et qui a vu contribuer pas loin d'une trentaine d'individus, possède de sérieux atouts : super-prolifique, super-diversifiée, super-efficace. Mais aussi super-inégale, ce qui a parfois conduit les enthousiastes à la super-déception (le plus beau ratage en date tenant certainement dans le double album de 2009, The ressurectionnists / Night Raider, dont le groupe s'est lui-même senti obligé de donner une version réduite de moitié, sous le titre 200 tons of bad luck, que l'on aura tout intérêt à préférer).

I, vigilante, le nouvel album de la formation, était donc attendu sans grande impatience, mais n'en méritait pas moins d'être accueilli avec intérêt. De façon assez typique du genre, le disque commence par une introduction monologuée avant de s'étirer en longues plages épiques, entrecoupées parfois de narrations tragiques revisitant la bataille de Bastogne, prétexte à l'entrecroisement, au gré de l'héroïsme, du destin individuel et de la marche de l'Histoire. Mais il faut bien reconnaître que le groupe peine à intéresser l'auditeur à cet habillage seconde guerre mondialiste, qui a surtout des airs de prétexte.

On préfèrera donc certainement se concentrer sur la musique elle-même, ce rock clairement plus progressif que post – que celui qui n'entend pas la ressemblance entre la voix de Joe Volk et celle de Steven Wilson ou celui qui a déjà entendu plus floydiennes guitares m'arrêtent. Après l'hommage explicite de "Time of Ye Life / Born for Nothing / Paranoid Arm of Narcoleptic Empire", qui ouvrait Night Raider (2009) et se permettait carrément de reprendre la mélodie de "Pigs" (tiré de l'album Animals, 1977), on sait en tout cas à quelle source le groupe va puiser son inspiration.

Et il faut reconnaître que, dans ce registre certainement un brin nostalgique mais en tout cas tout à fait recommandable, Crippled Black Phoenix tire son épingle du jeu. Hélas, super-hélas, le supergroupe reste fidèle à sa réputation et l'album n'échappe pas à une certaine inégalité.

On pourrait encore avoir des doutes sur le long "Bastogne Blues" (douze minutes) et ne pas trancher la question de savoir s'il traîne mollement ou s'il s'étire délicieusement. On aura en revanche du mal à avaler le collage sans queue ni tête qu'est "Of a lifetime", où la voix de Daisy Chapman ne semble pas trop savoir ce qu'elle doit faire face à ces guitares hard-rock : imiter le chanteur de Scorpion ? Fermer les yeux et espérer faire aussi bien que Clare Torry sur "The great gig in the sky" ? Quant aux deux minutes et demi de "Burning Bridges", il vaut mieux faire comme le trakclisting de la pochette : ne pas le mentionner, espérant qu'il s'agit d'une blague de la maison de disque, d'une erreur, d'une machination vengeresse (imaginez la reprise très premier degré d'une face-b ratée de Boney M ou Abba...).

Encore une fois, ce serait donc une version réduite de moitié qu'il aurait fallu proposer de cet album. De fait, un EP constitué des trois premiers titres aurait été une bien excellente surprise, qui aurait, enfin, mis Crippled Black Phoenix à sa propre mesure. Ou comment pécher par excès...

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Crippled Black Phoenix en concert à La Malterie (samedi 21 mai 2011)

En savoir plus :
Le site officiel de Crippled Black Phoenix
Le Myspace de Crippled Black Phoenix


Cédric Chort         
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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
"L'homme au million ("The Million Pound Note") de Ronald Neame
des incontournables japonais :
des figures tutélaires :
"Tokyo drifter" de Seijun Suzuki
"A blind woman" de Teruo Ishii
et des plus jeunes :
"Mr Long" de Sabu
"Ichi, la femme samouraï" de Fumihiko Sori
et des raretés avec une sélection "Court metrage" :
"Le Chant du styrène" de Alain Resnais
"La chambre" de Chantal Akerman
"Pauline" de Céline Sciamma
"La traversée de l'Atlantique à la rame" de Jean-François Laguionie

Lecture avec :

"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin
et toujours :
"Le jour où Kennedy n'est pas mort" de R.J. Ellory
"Mauvaise graine" de Nicolas Jaillet
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