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puce Ben l'Oncle Soul - Irma
Le Plan  (Ris-Orangis)  vendredi 10 décembre 2010

Le Plan accueille ce soir Ben l'Oncle Soul, lequel conclut en trombe une année 2010 qui lui a particulièrement souri : sympathique espoir il y a encore quelques mois, il s'impose désormais comme une révélation incontestable et un artiste avec lequel il va falloir compter. Pour preuve, un Zénith de Paris d'ores et déjà complet le 8 avril prochain et des récompenses qui se profilent (NRJ Music Awards, Victoires de la musique...).

En première partie, la charmante Irma fait mieux que tirer son épingle du jeu : accompagnée d'une simple guitare acoustique et de sa voix délicate, elle envoûte complètement l'assemblée. Dans un style rappelant Asa ou Corinne Bailey Rae, ses compositions entraînantes et malignes font la part belle au chant. Celui-ci, mis en relief par l'habile utilisation d'un sampler, est épatant. Irma se risque également avec succès au difficile exercice de la reprise, qui plus est des Jackson 5 ("I Want You Back" et "ABC"). A en juger par cette excellente prestation, on risque d'entendre parler d'elle en 2011.

L'obscurité se fait dans la salle. Une trompette, un saxophone, une guitare électrique, une basse, une batterie, un clavier puis deux choristes montés sur ressorts viennent s'installer face au public. On se pourlèche les babines avant même la première note : c'est une formation à l'ancienne que nous propose Ben l'Oncle Soul, dans la plus pure tradition soul. Ben fait irruption, danse, chauffe la foule puis lance "Crazy", la très bonne reprise de Gnarls Barkley. La choré du chanteur et ses choristes est chiadée, le groupe parfaitement en place. Ben réussit le tour de force de faire sonner ce tube de 2006 comme un titre Motown des années 60.

On l'aura compris : pas de publicité mensongère chez Ben l'Oncle Soul. Le spectacle sera soul jusqu'au bout des ongles. Les fans de shows pétillants et de soul vintage en auront pour leur argent. Car entre un "Soulman" endiablé, un "Seven Nation Army" qu'il a pris la peine de réarranger pour le live (le catalogue Motown, une fois encore, n'est pas bien loin), la fin intense et touchante de "L'Ombre d'Un Homme", les hommages sincères et passionnés à ses idoles ("Georgia" de Ray Charles, "What's Going On" de Marvin Gaye, "I Feel Good" de James Brown), on s'avoue vaincu devant la performance galvanisante de Ben l'Oncle Soul.

Si sur disque, toute plaisante qu'elle est, la formule s’essouffle un peu, le cocktail du Tourangeaux s'avère explosif en live, où le chanteur se révèle en showman aguerri. On pourra certes pointer du doigt un spectacle très rodé, mais comment résister à tant de fougue ? Surtout que l'on rit beaucoup à la performance parfois très théâtrale du chanteur (l'ostensible complicité avec ses choristes n'y est sans doute pas pour rien).

Ben - bien épaulé par ses danseurs survoltés - ne ménage pas sa peine pour nous séduire : il danse et chante dans la fosse, harangue le public, joue à "1-2-3 Soleil" avec lui, aligne les mimiques en tous genres, imite un golfeur à la fin de "I Feel Good", s'amuse aux claviers pour mieux mettre en valeur son impassible mais impeccable bassiste, fait mine de se transformer en boxeur quand le choriste lui chipe le micro sur "What's Going On", transforme son groupe en statue au beau milieu d'une chanson (classique, mais ça marche à chaque fois)... "Est-ce que vous pouvez faire ça ?" demande Ben en claquant des doigts. Réponse (féminine) dans la salle : "Fais-moi ce que tu veux !". Ce qui résume bien l'état d'esprit du public : l'opération séduction fonctionne à la perfection.

Après "Come Home", le groupe sort de scène. Il revient pour un "Petite Soeur" enflammé en rappel. Dernière facétie du chanteur : faire participer le public à une jubilatoire chorégraphie collective. Ben fait durer le plaisir, sort de scène plusieurs fois pour mieux revenir en courant vers son micro. Après de longs remerciements (dont un sympathique petit mot pour les élèves du Collège Camus), le chanteur tire sa révérence, suivi par ses excellents musiciens.

Une chose est sûre : on va se coucher un peu plus soul qu'hier. Affichant une générosité de tous les instants, Ben l'Oncle Soul nous a offert un show exaltant. Le chanteur embrasse la soul avec passion pour mieux la dynamiser, assume à fond son délire rétro et son style vestimentaire complètement décalé, s'amuse des codes du genre avec beaucoup d'humour et ne se prend à aucun moment au sérieux. Mieux : il va chercher le public avec ses tripes, lequel se laisse prendre avec plaisir dans les filets du chanteur.

 

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La chronique de l'album eponyme de Ben l'Oncle Soul
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Irma en concert au Festival Les Vieilles Charrues 2012 - samedi

En savoir plus :
Le site officiel de Ben l'Oncle Soul
Le Myspace de Ben l'Oncle Soul
Le Myspace de Irma
Le blog de Pierre


Pierre Baubeau         
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# 18 août 2019 : Au rythme des vacances

Petite édition toute en légèreté mais avec quelques belles choses à découvrir notamment pas mal de livres de la rentrée littéraire et une session du Flegmatic pour vous rafraichir les idées. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Time for a change" de Pokett
"Tone of musette" de Le Balluche de la Saugrenue
"Symi" de Symi
Une autre interview de Inspector Clouzo à Terre de sons, après notre rencontre avec The Inspector Clouzo lors de leur passage à Foreztival
et toujours :
"Onda" de Jambinai
"Fire" de Part Time Friends
"Simon Chouf & le Hardcordes trio" de Simon Chouf
"EP n°1" de The Reed Conservation Society

Au théâtre :

une nouveauté :
"What is love" au Théâtre de la Contrescarpe
des reprises
"La Chute" au Théâtre de la Reine Blanche
"Le corps de mon père" au Théâtre Essaion
"Louise Weber dite La Goulue" au Théâtre Essaion
et la chronique des spectacles à l'affiche en août

Expositions avec :

"Champs d'amours - 100 ans de cinéma arc-en-ciel" à l'Hôtel de Ville
et dernière ligne droite pour "Helena Rubinstein - L'Aventure de la Beauté" au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme

Cinéma avec :

"Roubaix, une lumière" de Arnaud Desplechin
"Thalasso" de Guillaume Nicloux
et Oldies but Goodies avec "Paris est toujours Paris" de Luciano Emmer en version restaurée

Lecture avec :

"Cavalier seul" de Fred & Nat Gévart
"Ce qu'elles disent" de Miriam Toews
"Cent millions d'années et un jour" de Jean Baptiste Andrea
"Chaque fidélité" de Marco Missiroli
"Où bat le coeur du monde" de Philippe Hayat
et toujours :
"Koba" de Robert Littell
"Back up" de Paul Colize
"La grande escapade" de Jean Philippe Blondel
"Un peu de nuit en plein jour " Erik L'Homme
"Une bête au paradis" de Cécile Coulon
"Une joie féroce" de Sorj Chalandon

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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