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Interview  (Paris)  juillet 2004

Xavier Jaillard joue cet été au Petit Hébertot L’oursin de Francis Blanche, une pièce qu'il a écrite autour de certains textes de Francis Blanche qui fut son complice à la scène et son ami. Un spectacle drôle parfois, émouvant toujours parce qu’il raconte l’histoire intemporelle des comédiens, des saltimbanques, des clowns, des comiques, peu importe leur étiquette au demeurant, qui tels des lucioles ne brillent que sur la scène dans les yeux des spectateurs qui, une fois le rideau baissé, retournent à leurs occupations quotidiennes et ont souvent la mémoire courte.

Animé par la passion de la langue française et la création artistique, il nous raconte un parcours riche et atypique dans lequel il n’a jamais cédé à la routine.

Et puis des projets, beaucoup de projets…

Vous avez été professeur de lettres, puis on vous retrouve dans le monde du spectacle sans que vous ayez rompu les amarres avec la littérature. Vous êtes romancier,("L'Itinéraire du Crabe"), auteur dramatique ("On rêve qu’on rêve", "5 pas dans la tendresse", "J’ai mal au siècle", "L’oursin de Francis Blanche"), scénariste, adaptateur pour le théâtre ("La Vie Devant Soi", "Des Bouts d'Ubu", "Toute une Vie sous la Couette"), comédien, metteur en scène. Qui êtes-vous donc ?

Xavier Jaillard : Comment voulez-vous répondre à une telle question ? Mon parcours? J'étais professeur de lettres et rien ne laissait présager que je ferais autre chose. Mais j'aimais l'écriture, je me jetais sur toutes les formes d'écriture imaginables parce que j'aime cela. Et quand on aime l'écriture ça commence à l'âge de 6 ans. Et j'ai commencé à 6 ans. J'écrivais des contes pour mon petit frère et on les a publiés. Je savais que j'écrirai. Mais je pensais que j'écrirai tout en restant professeur.

Et puis j'écrivais des chansons. J'ai été le parolier personnel d'Eddie Barclay pendant des années et comme j'étais dans le milieu de la musique j'ai commencé à brailler mes propres chansons et simultanément j'ai monté le studio des maquettes de Barclay. D'abord chez moi et quand j'ai bien enquiquiné les voisins et qu'ils ont bien tapé après les murs j'ai cherché un endroit que je pourrais insonorisé dans tout Paris et trouvé au pied de la Butte à côté de chez moi avenue Trudaine au square d'Anvers et j'ai monté mon studio d'enregistrement. Nous enregistrions beaucoup les chansonniers de Montmartre et un soir nous étions derrière la vitre et nous avions fait venir la claque pour faire les rires qui était des copains qui venaient après leur travail.

Pour remercier les copains nous les faisions danser car nous avions une bonne sono. Nous avions fait un buffet. Et j'étais avec Francis Blanche que j'ai connu à ce moment là. Il m'a dit : "Est-ce que tu penses à ce que je pense?" Je lui ai dit : "Oui, je crois que l'on pense la même chose". Et nous sommes allés bras dessous bras dessus acheter une licence de 4ème catégorie et le soir nous avons ouvert l'endroit sans rien y changer, en ajoutant seulement des tables et des chaises. On a dit aux gens : "Venez donc boire un pot et écouter de la musique". Nous avons fait venir des orchestres. Six semaines après j'avais décuplé le chiffre d'affaires. C'était en 1968.

En clair, j'ai ouvert une boite de nuit à Pigalle, en face de l'Elysée Montmartre. Ça a marché du feu de Dieu. Mais j'avais 25 ans et je me suis très vite ennuyé car je ne me voyais pas attendre les doigts dans le gousset que l'argent tombe. Et j'ai commencé à faire des tas de choses un peu folles. J'ai monté une scène, nous avons avec Francis Blanche commencé à écrire des revues et nous les avons jouées. Je n'avais jamais pris de cours d'art dramatique mon seul cours c'était lui qui m'a dit : "Je ne suis pas prof. Je te pousse en scène et tu n'as qu'à te démerder". Et voilà comment je suis devenu comédien. Comédien la nuit et prof le jour pour gagner ma vie, cela me faisait des journées de 24 heures. Et donc un jour il a fallu choisir. Alors je me suis mis en disponibilité de l'enseignement et je n'ai plus fait que du théâtre chez moi, dans le théâtre que j'avais créé et qui s'appelait Le roi Lyre et qui est devenu une folie !

Cet endroit fonctionnait 24 heures par jour. Dans la journée il faisait studio d'enregistrement. Les femmes de ménage passaient à 6 heures et à 7 on mettait en place les chaises et les tables pour le dîner-spectacle et nous jouions à 22 heures une revue comique avec Francis Blanche. J'ai eu une très grande chance. Tout Paris parlait de ce lieu qui est devenu un must. Les gens se précipitaient pour y venir et j'ai pu faire de beaux plateaux avec des gens prestigieux comme Mary Marquet, Jacques Fabbri, les Frères ennemis, Jean Amadou, Robert Rocca le prince des chansonniers de l'époque et qui était grand papa pour moi. Quand nous avions fini vers 2 heures du matin l'endroit redevenait une boite de nuit et j'avais comme un voyou que je suis passé des accords car comme nous avions le statut de club privé nous diffusions des films en cours de montage. Je présentais donc des films en avant première entre 3 et 5 heures du matin.

L'endroit était bourré à craquer et j'avais instauré une loi qui s'imposait au personnel : Il était interdit de baisser le rideau tant que le soleil n'était pas levé et on offrait le petit déjeuner aux derniers clients avant qu'ils ne partent. Les femmes de ménage revenaient et à 9 heures le studio ouvrait ses portes. Je me tuais au travail mais je serais sans doute encore en train de faire ces folies-là avec Francis Blanche s'il n'était pas mort…peut être plus maintenant parce qu'il serait retraité. Mais il est mort en 1974 à 53 ans sans que rien ne le laisse présager. J'ai tenu encore un an après mais je n'avais plus ma vedette et moi j'étais inconnu. J'ai vendu pour redevenir journaliste. Quand j'étais professeur j'étais très heureux mais la page était tournée. C'était une expérience faite et je crois que la vie n'est pas quelque chose de très sérieux. Il faut s'amuser avec pendant qu'elle est là. J'avais même dit quand j'étais adolescent, et cela avait désespéré mes parents, "Quand je commencerais à avoir un statut à l'intérieur d'une profession j'en changerai !". Parce que je ne veux pas me prendre au sérieux et m'installer à l'intérieur de quelque chose. Et je crois que je m'y suis toujours tenu plus ou moins.

Quand j'ai fait du journalisme et que j'ai commencé à me voir chef de rubrique dans des grosses publications aux Editions mondiales ou à Bayard Presse, j'ai fichu le camp pour faire de l'audiovisuel. J'ai dirigé une société que j'avais créée qui vendait des images aux chaînes de télévision. Et puis une année qui finit par zéro parce que ce sont les années où l'on prend de grandes résolutions, j'ai balancé mon groupe Vilner pour consacrer le reste de ma vie à ce que j'aime.

Et ce que j'aime c'est la création artistique. J'écris, bien sûr j'ai toujours écrit, et joué, en parallèle de mes autres activités dont je viens de vous parler. J'ai beaucoup joué et j'ai un grand palmarès mais pas de comédien célèbre hélas parce que je faisais trop de choses à la fois pour avoir la place et la mobilisation qu'il faut pour se faire un nom…. mais j'espère le faire maintenant puisque je m'y consacre entièrement. J'ai joué des premiers rôles par exemple M. Jourdain dans le Bourgeois gentilhomme pendant 2 ans à la Porte Saint Martin. Je faisais les matinées classiques et de temps en temps une soirée. Je n'étais pas la vedette du soir. J'ai joué également en tournée avec la Comédie Française.

Et j'aimais bien alterner - comme j'ai ce background de prof et que je ne crache pas sur ce qui est la patrimoine intellectuel du pays mais que j'aime bien aussi apporte ma pierre à l'édifice parce qu'on est de 2OO4 et du 21ème siècle et qu'il n'y a pas de raison que l'on tourne en rond avec les oeuvres du 17ème siècle – une participation à la production qui est un peu de la muséographie en alternant avec une création et des auteurs vivants. Ce qui m'a amené à créer le festival des auteurs et adaptateurs vivants dans le pays où je suis né c'est-à-dire en Bourgogne. Je suis né dans un tout petit village voisin de celui où Jules Renard a passé sa vie.

D'ailleurs vous avez monté un spectacle sur Jules Renard "Le Ruisseau, la page et l’enfant".

Xavier Jaillard : J'ai monté un festival Jules Renard. J'ai créé ce festival à Corbigny au pied de Vezelay. On m'a demandé de monter Poil de Carotte et je leur ai répondu : "Non mais je vais monter un festival dans lequel il y aura Poil de Carotte et dans lequel je vais vous apporter autre chose". J'ai apporté une adaptation des "Histoires Naturelles" et surtout un autre truc extraordinaire qui les a surpris. J'avais hérité de Robert Rocca sa pièce qu'il avait écrit d'après le journal de Jules Renard qui avait eu un succès immense en 1950. Quand je l'ai connu il me tannait pour que je la monte mais à l'époque j'avais le club et je lui disais : "Moi c'est plus Coluche". Peu avant sa mort, il m'a donné son texte en me disant de monter le spectacle si j'en avais l'occasion. Et je l'ai fait.

Ce festival perdure?

Xavier Jaillard : J'ai lâché ce festival puisque j'ai beaucoup de programmations en cours puisque j'ai réactivé mon activité d'entrepreneur de spectacles mais je sais qu'il n'aura pas lieu cette année et l'année dernière non plus en raison de la grève des intermittents. Mais ce qui est intéressant c'est que l'on m'a demandé de dupliquer ce festival dans d'autres départements justement parce que son concept est duplicable. Mon idée est de chercher et de trouver non seulement de grands auteurs d'un terroir comme l'était Jules Renard pour la Nièvre mais aussi les vrais auteurs qui ont un lien avec une région. Je suis actuellement en contact avec les élus locaux d'Auvergne.

Il s'agit d'un projet effectivement très intéressant.

Xavier Jaillard : Ma difficulté est la grosse mobilisation que nécessite un tel programme qui devra se concilier avec mes autres activités.

Vous avez joué dans une pièce de Thierry Jonquet, connu pour ses romans policiers, "La Bête et la Belle" qui s'est joué au Théâtre de Saint Maur avec la Compagnie 54. Il s'agit de votre compagnie ?

Xavier Jaillard : Non pas du tout. J'avais été embauché pour jouer cette pièce. Il s'agit d'une pièce adaptée d'un roman de Thierry Jonquet publié dans la série Noire. J'ai joué à Avignon simultanément la création de l'oursin. J'ai accepté ce spectacle qui entraînait donc une charge considérable pour moi parce que j'y jouais le rôle d'un chien. Dans la pièce le chien du livre a été transformé en clochard mais qui se comportait comme un chien c'est-à-dire sans juger ce qui se passait autour de lui. Ce qui m'a beaucoup flatté c'est qu'à plusieurs reprises des spectateurs sont venus me voir à l'issue de la représentation en me disant qu'ils connaissaient le livre et qu'ils venaient de retrouver le chien. Cela m'a beaucoup fait plaisir.

Le grand décrochage est-il dû à la rencontre avec Francis Blanche?

Xavier Jaillard : Non. Je le connaissais avant. Mais le métier de professeur s'il n'empêche pas d'écrire empêche de diriger un théâtre donc il faut faire des choix. Car en tant que professeur vous avez la responsabilité de gamins qui passent le bac. Et si vous continuez c'est une priorité que de les accompagner.

Vous étiez le cadet de Francis Blanche. Que vous a-t-il apporté?

Xavier Jaillard : Sur le plan du théâtre je ne savais rien. Ce que j'ai appris c'est ce qu'il m'a fait faire. Quand je dis cela on me dit souvent : "Alors Francis Blanche avait une vocation de professeur de théâtre". Non, pas du tout ! Nous étions copains et un jour quand je lui ai dit que je jouerai bien il m'a poussé sur scène en me disant : "Démerde-toi !". Et ensuite, il m'engueulait ! Et bien on apprend vite ! Ce n'est pas une mauvaise école !

"L'oursin de Francis Blanche". Comment et pourquoi ? Et comment qualifieriez-vous ce spectacle ?

Xavier Jaillard : Il ne faut pas me demander à quoi il ressemble. Mais je peux vous dire ce qu'en disait mon metteur en scène. Mon metteur en scène c'est Jacques Ardouin qui n'est pas n'importe qui. C'était un grand bonhomme très connu qui est mort d'un cancer foudroyant il y a un an et demie. Il m'a mis en scène. Nous étions très amis. Quand José Arthur nous a reçu pour ce spectacle il a demandé à Jacques Ardouin comment il avait monté ce spectacle.

Jacques a répondu : "Comme une vraie pièce de théâtre dans laquelle il se passe quelque chose. Et ce quelque chose qui se passe C'est un comique qui sort de scène et répète son discours pour recevoir une médaille. Et il se rend compte que les raisons pour lesquelles on lui remet cette médaille ne sont pas celles qu'il considére comme étant les bonnes. Au point qu'il finit par ne pas se rendre à la réception".

Jacques Ardouin disait : "J'ai mis en scène cette pièce pour qu'un jeune homme de 20 ans qui n'aurait jamais entendu parler de Francis Blanche rentre chez lui et dise à ses parents : J'ai vu une pièce. Je ne sais pas qui c'était mais ça racontait l'histoire d'un comique frustré et c'était formidable".

J'ai écrit une pièce de théâtre. L'hommage vient derrière. Je crois que c'est le plus bel hommage que je pouvais lui faire en tout cas c'est que les gens qui ont connu Francis Blanche ont ressenti et j'ai atteint mon but : "Tu lui as rendu un bien plus bel hommage en fourrant ce qu'il a écrit en situation au lieu de dire Mesdames, Messieurs, je vais vous faire rire avec des textes de quelqu'un qui est mort".

Existe-t-il aujourd'hui des comiques qui se rapprochent de l'humour de Francis Blanche ?

Xavier Jaillard : Non. S'en rapprocher sûrement pas parce que, et grâce au ciel, les gens se renouvellent. On a l'humour de son époque. Les choses changent et évoluent et tant mieux !

A quel humour êtes-vous sensible?

Xavier Jaillard : Je vais peut être vous surprendre mais quelqu'un comme Djamel Debouze me saisit. Il y a des choses qui me font moins rire maintenant que quand j'avais 20 ans et que j'étais entouré de Pierre Dac, de Francis Blanche et des gens de Montmartre mais c'est moi qui ai vieilli. Mais je sens bien que c'est là et que c'est moi qui ai vieilli. Eric et Ramzy aussi. Cela étant il y a une petite carence en ce moment mais toutes les époques ne se ressemblent pas. Il y a des époques où plusieurs comiques explosent en même temps. Il y en a peut être moins aujourd'hui.

Mais je regarde Jean Marie Bigard, un peu l'oreille en coin, et je me dis : "Qu'est-ce qu'il est vulgaire !" Et puis finalement il embraque les gens parce que vulgaire ou pas vulgaire quand ça percute ça percute et c'est ça l'humour … Au début souvenez-vous Coluche choquait la moitié de la France. Ce n'est pas important d'être vulgaire, ce qui est important c'est de dire une vérité qui passe fort.

Ce que je regrette un peu c'est que le comique du vrai humour au sens étymologique du mot, l'humeur gaie, le mot qui va venir rehausser la vie, la vie peut être triste mais le mot peut être humoristique, s'est un peu réfugié en Angleterre parce que l'esprit des Monty Python est un peu la-bas. On sait qu'il n'y a rien de plus difficile à manipuler que l'humour mais à l'intérieur de l'humour ce qui n'est pas manipulable c'est le loufoque. Or cela les anglais savent le manier. Je vous dis cela de manière non fortuite car je n'ai pas eu le grand prix mais je suis finaliste du Grand prix du meilleur scénario de télévision pour "Martin.point.com" une série d'adaptation de Marcel Aymé que j'ai traité en loufoque. Ce qui est normal parce que chez Marcel Aymé tout démarre sur des idées complètement folles et ensuite il y a un retour à la normale. Ainsi un homme à qui on piquait la moitié de son temps et donc un jour sur deux son pantalon tombait parce qu'il n'y avait personne dedans et une fois cette situation posée, il revenait à une logique imperturbable.

Vous êtes sensible à l'humour des Monty Python?

Xavier Jaillard : Le loufoque est le non-sens plaqué sur la vie. On est proche de la définition de l'humour qui est du mécanique plaqué sur du vivant. Je me souviens d'un sketch des Monty Python qui illustre cela. Un type demande une mission à un géographe qui lui dit : "Que voulez-vous aller découvrir et explorer?" Le type répond : "J'ai une idée formidable. Je veux mettre un pont entre les 2 Kilimandjaro". Et on se rend compte que le type est atteint d'un strabisme divergent ! Et puisqu'il y a 2 Kilimandjaro, il faut les réunir et on revient à la normalité.

Cela rejoint bien Francis Blanche?

Xavier Jaillard : Oui, tout à fait. Vous connaissez une chanson de Francis Blanche qui s'appelle "Le général à vendre "? Elle raconte l'histoire d'un monsieur qui va au marché un peu tard alors que tous les généraux ont été vendu et il en trouve quand même un dans un coin. Il le ramène à la maison où il ne fait rien. Il ne voulait rien faire mais le soir il racontait des histoires de guerre qui faisaient rêver. Et un jour, il a dit qu'il s'en allait parce qu'il avait été nommé maréchal. Alors le monsieur l'a revendu au marché et il lui reste la nostalgie du général. Le loufoque plaqué sur l'émotion.

Le spectacle "L'oursin de Francis Blanche", c'est ça. Il y a de l'émotion derrière tout. S'il n'y a pas un fond, l'humour ne vaut rien. C'est la même chose avec Raymond Devos. Quand vous l'écoutez vous ne savez pas à quel moment il est génial. Quand il dit un truc fou, n'y a-t-il pas derrière une pensée profonde ? Oui, elle y est.

Quels sont vos projets à court terme?

Xavier Jaillard : Mon projet immédiat est de rester jusqu'à la rentrée au Petit Hébertot avec "L’oursin de Francis Blanche". J'ai plusieurs projets qui ont reçu un accueil favorable par de grands théâtres. J'ai écrit une adaptation de "La vie devant soi" de Romain Gary mais on a un gros problème de distribution pour Madame Rosa.

A plus longue échéance, j'ai une adaptation de "La traversée de Paris" qui a également intéressé un grand théâtre et un grand metteur en scène. Et puis, j'ai reçu cette année le Grand prix de l'écriture théâtrale pour une pièce que j'ai situé dans l'univers de jules Renard et qui s'appelle "Philippe et Ragotte", qui sont les noms de personnages que Jules Renard citent souvent dans son œuvre. J'ai imaginé la vie des deux vieux paysans qui tenaient la ferme de Jules Renard quand celui-ci était à Paris. Je vais essayer de mettre cette récompense à profit pour la mettre en production.

J'ai encore d'autres projets. Un dernier scoop. J'ai écrit au début de cette année une comédie en alexandrins en cinq actes "Méchant Molière" qui est une parodie de Tartuffe en 2 750 vers.

Annonce : Début de la représentation dans 15 minutes... il n'est que temps de quitter Xavier Jaillard et le laisser à son public.

 

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la chronique de L'oursin de Francis Blanche


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# 20 septembre 2020 : Orages ...ô des...espoirs !

Ce bel été indien se termine sur des orages, du tonnerre et des inondations terribles. Décidément 2020 ne nous épargne rien. Dans l'espoir de jours meilleurs et se faire plaisir au milieu de tout cela, voici notre sélection culturelle de la semaine.

Du côté de la musique :

"In and out of the light" de The Apartments
"Chrone EP" de Atrisma
"State of emergency" de Babylon Circus
"Nomadic spirit" de La Caravane Passe
"Règle d'or" de Marie Gold
"Berg, Webern, Schreker" de Orchestre National d'Auvergne & Roberto Forès Veses
et toujours :
"Transience of life" de Elysian Fields
"Cerna vez" de Thomas Bel
"Bandit bandit" de Bandit Bandit
"Twins" de Collectif La Boutique
"Run run run (hommage à Lou Reed" de Emily Loizeau
Emily Loizeau en concert au CentQuatre
"Papillon blanc" de Gabriel Tur
"Dix chansons naturelles et sauvages" de Hugo Chastanet
"Both sides" le spectacle de Jeanne Added au CentQuatre

Au théâtre :

les nouveautés :
"Aux éclats..." au Théâtre de la Bastille
"Onéguine" au Théâtre Gérard Philippe à Saint-Denis
"Surprise parti" au Théâtre de la Reine Blanche
"Mademoiselle Else" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Killing Robots" au Théâtre Paris-Villette
les reprises :
"Marie des Poules" au Théâtre du Petit Montparnasse
"Hector Obalk - Toute l'Histoire de la peinture en moins de deux heures" au Théâtre de l'Atelier
"Trinidad - Pour que tu t'aimes encore" au Studio Hébertot
"Carla Bianchi - Migrando" à la Nouvelle Seine
"Jos Jouben - L'Art du rire" à La Scala
"Mudith Monroevitz" à la Nouvelle Seine
et les spectacles déjà à l'affiche

Expositions :

la nouvelle saison muséale avec "Sarah Moon - PasséPrésent" au Musée d'Art Moderne de Paris
la dernière ligne droite pour "Helena Rubinstein - La collection de Madame" au Musée du Quai Branly
et toujours :
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :

en salle :
"Ailleurs" de Gints Zilbalodis
at home :
"Caramel" de Nadine Labaki
"Tomboy" de Céline Sciamma
"Peur" de Danielle Arbid
"La Cour de Babel" de Julie Bertucelli
"La Bataille de Solférino" de Justine Triet

Lecture avec :

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"De soleil et de sang" de Jérôme Loubry
"Fin de combat" de Karl Ove Knausgaard"
"KGB" de Bernard Lecomte et "Napoléon, dictionnaire historique" de Thierry Lentz
"La danse du vilain" de Fiston Mwanza Mujila
"Louis XIV, roi du monde" de Philip Mansel
et toujours :
"Apeirogon" de Colum McCann
"Ce lien entre nous" de David Joy
"Dans la vallée du soleil" de Andy Davidson et "Les dynamiteurs" de Benjamin Whitmer
"Ensemble, on aboie en silence" de Gringe
"Hourra l'Oural encore" de Bernard Chambaz
"Mes fous" de Jean-Pierre Martin et "Et si on arrêtait de faire semblant" de Jonathan Franzen

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