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puce Callahan's Bullitt et Deadbolt
Mondo Bizarro  (Rennes)  30 juin 2004

"Y'a personne dans ce saloon !"

Tels sont les premiers mots de la soirée proférés dans la salle de concerts du Mondo par un simili-redneck avec casquette, chemise américaine, et pinte de bière à la main. L'ambiance est donnée.

Le programme est intéressant : un groupe de lo-fi western, un autre de "Crazy Voodoo Garage Rock", un bar rempli de rockers et rockeuses tatoués, de rockabillers venus tout droit d'un épisode de Happy Days, bref une soirée presque ordinaire dans ce haut lieu du rock !

Avec 1 heure de retard, les trois cow-boys de Callahan's Bullitt arrivent sur la scène. Le public reste dans le bar à siroter de la bière fraiche malgré le début du concert. Dès le premier morceau, nous voyagons dans le temps : nous sommes au far west, au pays de Sergio Leone et de Clint Eastwood.

Le groupe ne triche pas : ils font un rock instrumental original qui fonctionne très bien. Une guitare sèche pour la rythmique, une guitare electrique avec ce qu'il faut de wah-wah et de distortion, une batterie pour soutenir le tout, et de longues heures à ecouter l'intégrale d'Ennio Morricone pour réussir à s'en inspirer sans toutefois plagier le maître. Les morceaux sont entrainants et font travailler l'imaginaire. On voit les cow-boys, les indiens, Eddy Mitchell, la cavalerie, et on attend avec impatience l'arrivée des chevaux sauvages dans la salle presque deserte du Mondo.

Callahan's Bullitt est un groupe original. Tellement original qu'on se demande pourquoi ils sont les seuls à faire ce style de musique. Du rock western, sans banjo, sans chapeau de paille, sans chanteuse à moitié saoule qui raconte la vie de Billy the Kid ou la difficulté de vivre avec un hors-la-loi. De la vraie musique de jeunes avec de gros morceaux de far west dedans. On leur souhaite une longue carrière.

Deadbolt, le second groupe de la soirée reste dans la même veine : amérique, années 60, voodoo, rouflaquettes. Seulement cette fois ce ne sont pas des jeunes rennais, ce sont de vrais briscards américains, avec lunettes noires, cuir et gomina.

Le groupe annonce la couleur sur leur site web et leurs affiches : le groupe le plus effrayant du monde. Et j'avoue qu'à premier abord, sans vouloir être poltron, ce genre de phrase me fait refléchir : vont-ils jouer avec des serpents ? manger les spectatrices du premier rang ? avaler des araignées vivantes ? jeter des sorts au barman pour transformer l'eau en bière ? Bref, vont-ils tenir leur promesse ? Et bien non !

Je fais l'erreur de rester en retrait dans la salle et je me retrouve au milieu d'une foule qui débarque du bar pour assister au spectacle. Cette fois-ci le lieu est rempli. Sur la scène, un cordon de sécurité "Danger" a été mis en place ; les trois gaillards chaussent les lunettes noires et le guitariste s'empare d'une disqueuse et d'un pieu pour cracher des étincelles sur ses compères avec un sourire maléfique. Le bassiste lui crache son mégot (pendant tout le concert, ils joueront d'ailleurs à se cracher leurs mégots) et le concert commence.

Si la mise en scène est aussi horrifique et plausible qu'un mauvais Ed Wood, la musique est excellente. Après s'être retrouvé dans les plaines du far west avec les Callahan's Bullitt, on est maintenant en plein bayou, avec de la reverb à fond les gamelles, des voix graves mais paisibles et une rythmique sérieuse et efficace.

Pas de fioritures, de la bonne surf music très calme, très posée. Après Sergio Leone, c'est Tarantino, du Pulp Fiction au Mondo Bizarro. Certes les paroles se limitent parfois à des "Son of a bitch" bien sentis ou à des rictus effrayants (enfin aussi effrayants que le coup de la disqueuse) mais on est captivé par l'ambiance en se disant que ce sont des gros durs au coeur tendre qui aiment ce qu'ils font (et qui le font au deuxième degré je l'espère).

 

En résumé, comme d'habitude, une soirée de surprises et de découvertes, un voyage dans le temps et dans le rock. Merci le Mondo Bizarro !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Deadbolt en concert au Trabendo (dimanche 4 avril 2010)

PLus d'infos :
Callahan's Bullitt : http://callahans.bullitt.free.fr/
Deadbolt : http://www.downinthelab.com/

Crédit Photos : Fred


Fred         
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# 17 février 2019 : Presque le printemps

De Kafka à Kukafka, Miossec à Berlioz, il y a de quoi lire, voir, écouter cette semaine dans la petite sélection culturelle de nos chroniqueurs. En route pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Gallipoli" de Beirut
"Ulysse et Mona" de Minizza
Rencontre avec Miossec autour de son album "Les Rescapés"
Une discographie d'Hector Berlioz par Jérôme Gillet
"Been meaning to tell you" de Ina Forsman
"4eme jour, Kan Ya Ma Kan" de Interzone
"A thousand days" de June Bug
EP de Bertille
"Morning room EP" de Catfish
"Souviens toi" de Laurent Montagne
"Blood siren" de Sarah McCoy
"Complètement flippé" de 16 Kat
et toujours :
"Persona" de Betrand Belin
"Les rivages barbelés" de Intratextures
"The mirror" de Nicolas Gardel et Rémi Panossian
"La révolte des couverts" de Wildmimi
"The sublime" de Yeruselem
"Aksham" de Aksham
"Last train" de Big Dez
"Tightrope EP" de Bigger
Caroline Loeb au Grand Point Virgule pour jouer "Comme Sagan" en live
Présentation du 11ème festival de Beauregard et de sa programmation
"Kalune EP" de Kalune

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Kafka sur le rivage" au Théâtre de la Colline
"Matin et Soir" au Théâtre de l'Aquarium
"J'ai pris mon père sur mes épaules" au Théâtre du Rond-Point
"Pourquoi dis, m'as-tu volé mes yeux" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Les membres fantômes" au Théâtre La Flèche
"Le bois dont je suis fait" au Théâtre de Belleville
"Peur(s)au Théâtre L'Etoile du Nord
"A vue" au Théâtre de la Tempête
"Merci" à La Folie Théâtre
"Barber Shop Quartet - Chapitre IV" au Théâtre Essaion
"Maria Dolorès y Habibi Starlight" au Café de la Danse
les reprises:
"Grande" au Centquatre
"Politiquement correct" au Théâtre de l'Oeuvre
et la chronique des autres spectacles à l'affiche en février

Expositions avec :

"Roux ! De Jean-Jacques Henner à Sonia Rykiel" au Musée Jean-Jacques Henner
et dernière ligne droite pour "Rodin - Dessiner Découper" au Musée Rodin

Cinéma avec :

le film de la semaine : "Le jeune Picasso" de Phil Bradsky

Lecture avec :

"Dans la neige" de Danya Kukafka
Interview de Nylso dans le cadre du festival de la Bande Dessinée d'Angoulême
"L'île longue" de Victoire de Changy
"La main noire" de Robert Vincent illustré des musiques de Anthony Reynolds
"Le manufacturier / responsabilité absolue" de Mattias Köpling / Jocko Willink & Leif Babin
"Sans compter la neige" de Brice Homs
"So sad today" de Melissa Broder
et toujours :
"Angola janga" de Marcelo D'Salete
Interview de Stella Lory dans le cadre du festival de la BD d'Angoulême
"Gangs of L.A." de Joe Ide
"Hunger : une histoire de mon corps" de Roxane Gay
"L'Amérique derrière moi" de Erwan Desplanques
"L'ombre d'un père" de Christoph Hein
"Le président des ultra riches" de Michel Pinçon et Monique Pinçon Charlot
"Que faire des cons ?" de Maxime Rovere
"Une éducation" de Tara Westover

Froggeek's Delight :

"I Will Survive" petit tour d'horizon des jeux dits "Survival"

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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