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Neu York  (Secret Crush Records)  juin 2004

Anthony Reynolds se fait rare sur nos platines, nous n'avions plus beaucoup de nouvelles de lui depuis son dernier EP Roses for Ashes, sorti de façon quasi confidentielle faute de promotion à la hauteur.

A l'époque de la sortie de Roses for Ashes, encore signé à l'époque sous le nom de Jacques, groupe quasi monocéphale, face cachée de Jack, Anthony Reynolds nous avait très gentiment accordé une longue interview dans laquel il parlait de lui à coeur ouvert. Depuis, Anthony a travaillé, et de ses multiples projets, il sort aujourd'hui un premier album intitulé Neu York.

Et si je l'appelle Anthony, ce n'est pas par hasard puisqu'il a choisi de signer l'album de sonseul prénom. Fini donc les Jack et Jacques, Neu York est un album solo et assumé comme tel. L'album du renouveau, après de difficiles périodes et les pires difficultés à trouver un label.

Reynolds est désormais retiré dans la campagne anglaise et ce disque a été composé et enregistré en grande partie chez lui, dans un petit studio improvisé. Seul maître à bord, à l'exception de quelques collaborations (Momus, Franck Roussel), Anthony Reynolds nous offre un album à la fois totalement en rupture avec ses travaux précédents mais qui ne peut s'empêcher d'y faire référence. Reconstruire sur des fondations saines, quoi de plus louable ?

Tout commence sur "I love my radio (on)" faussement kitsch et réellement disco. Boîte à rythme et voix trafiquée sur ce titre sur lequel il peine à poser sa véritable voix pourtant remarquable.

On continue dans un courant plutôt disco avec ce qui est incontestablement le tube de ce disque. Composé et enregistré avec Franck Roussel, "Lush Life" et son rythme dansant, son refrain entêtant, et ses paroles à la James Dean ("We are too beautiful to die ...") sont imparables.

Mais Neu york n'est pas un disque de disco même si le manque de moyen a obligé Anthony Reynolds à utiliser boîtes à rythmes et claviers électroniques pour la structure des morceaux. Ainsi sur "The Sad Streets" on renoue avec le charme de la voix doucement crooneuse de Reynolds. Celle qui a fait les beaux jours de Jack, douce-amère et chaleureuse sur un titre très pop.

Notons aussi les petits intermèdes musicaux. Petite chansonette ("Prelude to" dans un esprit très Morrissey ou encore "There are nos shadows anymore") ou extrait de conversation entre Anthony et ses amis ("Dalston interlude") mais aussi le très conceptuel "I sit with the smokers" sur lequel un texte est déclamé par une voix féminine sur un arrière plan musical pour le moins expérimental. La démarche est amusante même si le morceau n'est pas inoubliable et donne, avec les petits interludes, une côte "interactif" au disque, comme si nous étions un peu avec lui lors de l'enregistrement.

Si "Lush Life" est calibré pour faire un tube, le titre le plus marquant et le plus beau du disque est sans doute le touchant "If July were a kingdom". Production très différente du reste du disque et des titres "habituels" de Jack/Jacques pour cette chanson qui s'articule essentiellement autour de la voix, très émouvante, lointaine et fantômatique. En effet, la musique est quasi minimaliste avec une partition de piano et quelques cordes, mixées avec un bruit de vinyl crachotant sur un vieux tourne-disques. Ambiance noire et mélancolique des grands jours, à ranger du coté des meilleurs Tindersticks.

La ballade psychédélique "Drugs are my drugs" conclue l'album en douceurtout en surprenant l'auditeur qui ne s'attendait pas à la dernière note. Anthony Reynolds l'a emmené en voyage dans des atmosphères diverses sans lui laisser le temps de s'y déliter. On se prend à rêver d'un album par ambiance...n'est-ce pas le début d'une addiction?

N'hésitez pas à vous procurer ce disque, par vos propres moyens pourle moment à défaut de distribution chez les disquaires français mais vous pouvez le commander sans problème chez le label directement ou via amazon.com.

Et si après plusieurs écoutes, vous vous sentez frustré ou si vous souhaitez en savoir plus, et en attendant que ses autres projets voient le jour (notamment un album en collaboration avec le français Ffranck Roussel), allez vous ballader sur son site web enrichi de son journal intime et où vous trouverez, outre des morceaux en MP3 pour la plupart inédits, des ébauches, des démos, des vidéos ainsi qu'une galerie de photos, autre passion du gallois que nous espérons voir bientôt fouler les scènes de France qui après l'avoir accueilli les bras ouverts semblent désormais bien frileuses à son égard...

Il ne faut pas brûler trop vite ses idoles...

 

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David         
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