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Conférence de presse  (Solidays)  10 juillet 2004

Les nantais de Dolly, force vive de la scène rock française depuis 1995, repartent en tournée avec leur nouvel album Tous des Stars sorti en mai 2004.

Ce sont Emmanuelle Monet (chant et guitare) et Nicolas Bonniere (guitare) qui assurent la conférence de presse.

Comment commence l'histoire de Dolly ?

Emmanuelle Monet : Les premières formations de Dolly datent de 1989 sous le nom de Dollybird. En 1991, il y a eu Dolly & Co. Mais Dolly est vraiment née avec l'arrivée de Nico en 1995. Ce fût donc un long parcours, un long apprentissage qui était nécessaire et qui est passé par les concerts dans les cafés-clubs. Ensuite nous avons poursuivi notre apprentissage en faisant des festivals jusqu'à l'album qui est sorti 2 ans plus tard. Voilà et puis nous avons continué notre petit bonhomme de chemin.

Y a-t-il eu des moments difficiles qui vous ont marqué?

Nicolas Bonniere : Il y en a eu mais on les oublie vite.

Emmanuelle Monet : La dernière date est assez récente. Lors de la fête de la musique nous avons joué sur une scène qui n'était pas prévue pour qu'il y ait beaucoup de monde devant. Les barrières qui étaient placées devant étaient en fait attachées à la scène. Or, il y a eu un public nombreux qui poussait et la scène bougeait. Nous avons eu peur que la scène s'écroule et on jouait la peur au ventre. Nous avons fini par arrêter de jouer. Ça a donc été frustrant et moi j'ai vraiment flippé.

Et des très bons souvenirs?

Nicolas Bonniere : C'est plutôt un tout. L'ensemble des salles que nous avons faites, nos 4 albums qui constituent le bon souvenir pour Dolly.

Emmanuel Monet : Et le fait qu'au fil des années il y a de plus en plus de monde qui vienne nous voir. Nous sommes moins médiatisés mais nous remplissons davantage les salles.

Avez-vous prévu de fêter les 10 ans de Dolly ?

Nicolas Bonniere : Rien de précis pour le moment mais oui nous allons marquer le coup.

De quelle façon?

Emmanuelle Monet : Un concert sans doute…

Nicolas Bonniere : …peut-être un album live…

Avez-vous un prochain album en préparation?

Emmanuelle Monet : Pour le moment nous sommes encore la tête dans notre dernier album.

Nicolas Bonniere : Nous préparons la tournée de septembre et ce que nous faisons cet été c'est pour se caler.

Les premiers concerts se sont bien passés?

Emmanuelle Monet : Oui. Mais nous n'avons fait que 4 concerts de cette tournée ci pour l'instant.

Que signifie pour vous d'être ici à Solidays ?

Emmanuelle Monet : Que vous dire à part des évidences. Nous avons la chance d'y participer pour la 3ème fois.

Nicolas Bonniere : C'est important d'être présent. Nous ne sommes pas un groupe qui véhicule un message particulier dans leur musique mais dès que l'on peut le faire par notre présence nous le faisons. Nous étions présents dès la première édition de Solidays qui constitue vraiment un événement par rapport à d'autres associations ou d'autres festivals similaires.

Quels changements avez-vous constaté depuis votre première venue notamment quant au message?

Emmanuelle Monet : J'espère que les gens ne viennent pas uniquement pour les concerts. Malgré l'espace, la première édition était plus intimiste. C'est un bel exemple de succès. Nous sommes très admiratifs notamment des personnes qui s'impliquent dans ce festival.

Vous parliez d'autres festivals similaires. Quels sont-ils?

Emmanuelle Monet : A la fin de l'année nous allons faire Rock la pop et les 20 ans de SOS racisme.

Pensez-vous que c'est le rôle des musiciens de s'investir dans des causes ou de véhiculer des messages?

Emmanuelle Monet : Ce n'est pas véhiculer un message avec la musique mais se servir de la musique pour défendre de telles causes. Et nous le faisons.

N'y a-t-il pas un risque de dérive politique?

Nicolas : Il ne faut pas que cela devienne le fonds de commerce d'un groupe. Pour notre part, nous n'en faisons pas beaucoup et nous participons chaque année aux mêmes.

Emmanuelle Monet : Ensuite, il y a des investissements personnels des membres du groupe. Ils sont plus discrets et n'utilisent pas Dolly pour ce faire. Nous faisons quelques concerts pour une association nantaise qui crée des orphelinats au Burundi.

Votre dernier album est plus électro que rock. Cela veut-il dire que vous changez de couleur musicale?

Nicolas Bonniere : C'est une avancée de plus. Ce 4ème album est le chemin logique d'un parcours de groupe, d'expérimenter quelque chose de différent au bout de 10 ans. L'électro existait déjà dans notre musique mais nous n'arrivions pas vraiment à le maîtriser. Plein air en contient les prémisses. Tout a démarré par le fait que nous sommes partis en tournée avec un ordinateur. Il nous a fallu du temps pour le faire entrer dans notre univers. Nous voulions le faire bien sans nous faire piéger en cassant l'énergie du groupe. Nous sommes un groupe de 4 avec basse-guitare-batterie donc il fallait trouver une alchimie entre les deux.

Quel est l'apport de votre producteur Clive Martin ?

Nicolas Bonniere : Quand nous avons enregistré l'album nous étions encore en tournée avec l'album précédent. Nous disposions de peu de temps et il nous fallait donc quelqu'un qui nous connaisse bien et qui soit flexible. Nous avons naturellement fait appel à Clive qui est un ami.

Emmanuelle Monet : Clive est le 5ème membre du groupe quand nous sommes en studio.

Peu de concerts avec cet album donc peu de retour pour l'instant?

Emmanuelle Monet : Oui.

Le fait de chanter davantage en français est également une évolution logique ou cela résulte-t-il d'un choix?

Emmanuelle Monet : Nous avons toujours chanté en français avec Dolly .

Nicolas Bonniere : Les morceaux en anglais qui figurent sur les albums sont ceux qui ne fonctionnaient pas en français. Mais sur cet album tout est en français car tout est passé.

Quels sont vos coups de cœur sur la scène musicale actuelle?

Emmanuelle Monet : Je viens de prendre une belle claque tout à l'heure sur le festival avec AS dragon. J'ai adoré.

Nicolas Bonniere : Moi, je ne suis pas très français mais récemment c'est Dominique A. Sinon, j'écoute toujours mes vieux trucs Neil Young, les Pixies…

AS dragon vous a fichu une claque de quelle manière? Musicalement? Scéniquement?

Emmanuelle Monet : C'est un ensemble. Je me suis rendu compte que j'étais resté toute la durée du concert sans décrocher ce qui est assez rare. J'ai vraiment tout aimé. Et puis cela m'a rappelé plein de choses. Sur scène on avait l'impression d'avoir Jim Morrison et Iggy Pop. J'ai passé une heure scotchée.

C'est fini annonce l'attaché de presse

Nicolas Bonniere : Oui c'est fini ! (cri de joie)

Vous n'aimez pas les interviews ?

Emmanuelle Monet : Ce n'est pas ça mais ce n'est pas là que nous sommes le plus à l'aise. C'est plus intimidant que d'être sur scène même si vous êtes adorables. Ce n'est pas notre métier non plus.


 

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