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Kiss each other clean  (Beggars Banquet)  janvier 2011

Sam Beam se confond avec Iron and Wine et inversement.

Depuis une petite décennie, le texan se cache derrière ce nom pour prodiguer ses mélodies enchanteresses. Une créativité insolente et une évolution contrôlée depuis ses débuts car partant d’un postulat folk, le bonhomme s’est inventé et se réinvente sans cesse jusqu’à être devenu une quasi-icône.

Cet album, on l’attendait fébrilement depuis 2007, date du précédent opus The shepherd’s dog  qui possédait une originalité et des directions empruntées en rupture avec premiers disques. Difficile, pensait-on naïvement, d’aller plus loin, plus beau.
Difficile mais pas impossible…

Kiss each other Clean est le quatrième opus de l’homme barbu que l’on retrouve sur la pochette dessiné par ses soins à l’instar du deuxième album  Our Endless Numbered Days. A ses débuts, à l’aube de notre présent siècle, on a découvert un Sam beam folkeux, puis acoquiné avec Calexico pour un EP In the reins  en 2005, il s’est fait expérimentateur, touche à tout génial.

On voyait bien l’évolution album après album. Et difficile de savoir ce que l’on attendait exactement pour ce nouveau disque. La continuité, la rupture, le changement dans la continuité? Toujours se laisser bercer par des douces mélodies ou un peu d’excitations nouvelles ?

Le précédent opus, The sheperd’s dog avait étonné puis enchanté, explorant des univers et des sonorités nouvelles. Et si on considère un petit côté midinette de certaines chansons (ce n’est pas pour rien que certains titres été utilisé dans Grey’s anatomy ou Twilight), le compte y est.

Pour ce disque, Sam Beam poursuit son voyage musical et s’approprie des rythmes et des sonorités improbables.

Il s’ouvre sur "Walking far from home" où dans une atmosphère brumeuse, la voix de Sam Beam se cache derrière un effet feutrant. Suivent "Tree by the river"  enchanteresse et ensoleillée chanson, aux chœurs lumineux, comme Sam beam sait si bien les faire et "Half moon"  qui ramène un peu  du côté americana. Le texan peut toujours se faire douceur comme sur "Godless brother in love" le purement cantique où sa voix aérienne survole bien haut l’ensemble. "Monkeys uptown"  classique sur le fond mais enrobée d’effets néo-futuristes bruitistes annonce le saxophone jazzy de "Big burned hand"  aux accents groovy seventies. Puis l’album se conclut sur "Your fake name is good enough for me" élégante chanson mosaïque qui débute également avec ses cuivres free jazz, pour se conclure à la manière d’un  "Trapeze swinger"  avec un gimmick vocal obsédant.

Malgré ses incursions jazzique, progressiste, le fond est bien là : L’émotion de la voix sans failles mais pleine de fêlures, la base folk cachée sous quelques kilos  d’enrobage. Car peut-on vraiment lutter contre sa nature ? Car il faut le voir sur scène pour comprendre que c’est dans le dépouillement que les chansons de Sam Beam ont le plus d’ampleur. On monte dans le wagon ou on reste en gare.

Alors forcément, ce disque va diviser. Certains penseront que l’homme s’est perdu en chemin, perdu dans les profusions sonores et d’autres, au contraire, salueront l’évolution et la prise de risque. On n’aime ou pas la direction suivie, les effets appliqués presque trop systématiquement à la voix, elle-même systématiquement doublée, les chœurs indissociables à sa musique.

Mais au final reste un album qui s’écoute, se découvre, se laisse approcher, se brûle, se reconsidère… Et si on se laisse apprivoiser, si on laisse une fenêtre entre-ouverte, une petite brise agréable et addictive viendra sans doute titiller nos oreilles.

 

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La chronique de l'album Love letter for fire de Sam Beam & Jesca Hoop

En savoir plus :
Le site officiel de Iron & Wine
Le Myspace de Iron & Wine


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# 23 février 2020 : Eclectisme n'est pas un gros mot

Classique, pop, rock, découvertes, artistes confirmés, comédies, drames, art moderne ou plus classique, romans et livres historiques, tout se cotoient encore dans cette nouvelle et riche édition de Froggy's Delight. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Contemporary" de Adélaide Ferrière
"Un moment musical chez les Schumann" de Cyrielle Golin & Antoine Mourias
Rencontre avec Cyril Adda, autour de on album "L'îlot" et de sa session live de 5 titres
"Beethoven : intégrale des sonates pour piano" de Fazil Say
"Happy mood !" de François Ripoche
"L'appel de la forêt" de Julien Gasc
"Satchidananda", nouveau et 11eme mix de Listen in Bed
"Song for" de Noé Huchard
"Amours, toujours !" de Smoking Joséphine
"Rêve d'un jour" de The Chocolatines
"The Bear and other stories" de The Fantasy Orchestra
"Saint Cloud" de Waxahatchee"
et toujours :
"Monolithe" de Octave Noire
"Origenes" de Sotomayor
"Perdida" de Stone Temples Pilots
"Endless voyage" de Sunflowers
"Brothers in ideals" de The Inspector Clouzo
"Come on in" de Thorbjorn Risager & The Black Tornado
"Bury the moon" de Asgeir
"The wall single" de Fontiac
"M. I. A." la 10ème émission de Listen in Bed à écouter en ligne
"Cailloux & météores" de Mira Cétii
"Ghosts" de Mokado
Frustration & The Jackson pollock au Fil de Saint Etienne

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Transmission" au Théâtre Hébertot
"Play Loud" au Théâtre La Flèche
"Satsang !" au Théâtre La Croisée des Chemins-Belleville
"Labiche Repetita" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Le Tour du théâtre en 80 minutes" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Dieu est mort. Et moi non plus j'me sens pas trop bien !" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Isabelle Vitari - Bien entourée" au Palais des Glaces
"Cabaret décadent - Revue Electrique n°25" au Cirque Electrique
"Les Amants de Varsovie" au Théâtre du Gymnase
les reprises :
"Dementia Praecox" au Théâtre Elizabeth Czerzuk
"Ruy Blas" au Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis
"Dieu, Brando et moi" au Studio Hébertot
et la chronique des spectacles à l'affiche en février

Expositions avec :

"Coeurs" au Musée de la Vie romantique
et la dernière ligne droite pour :
"Hans Hartung - La fabrique du geste" au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris

Cinéma avec :

"Le Cas Richard Jewell" de Clint Eatswood
"L'Etat sauvage" de David Perrault
et la chronique des films sortis en février

Lecture avec :

"Ada & Rosie" de Dorothée de Monfreid
"De rien ni de personne" de Dario Levantino
"La mémoire tyranique" de Horacio Castellanos Moya
"Santa muerte" de Ganino Iglesias
"Tout pour la patrie" de Martin Caparros
"Bon Rundstedt, le maréchal oublié" de Laurent Schang
et toujours :
"Apaiser hitler" de Tim Bouverie
"L'odysée du plastique" de Eric Loizeau
"La résurrection de Joan Ashby" de Cherise Wolas
"Les lumières de Niteroi" de Marcello Quintanilha
"Préférer l'hiver" de Aurélie Jeannin
"Ted" de Pierre Rehov et "Grand froid" de Cyril Carrère
"Undercover" de Amaryllis Fox

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

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