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Interview  (Paris)  14 septembre 2011

A l'occasion de la sortie de Venus get even, l'ex Love Gods, Nadéah, venue d'Australie à Paris, nous reçoit chez son pianiste pour une Froggy's session endiablée et une interview intimiste.

Venus Gets Even ou la revanche de Vénus, quel est le message que tu as voulu faire passer ? Une revanche pour les femmes ?

Nadéah : Non, ce n’est pas la revanche des femmes mais plutôt ce que Venus représente pour moi, c’est-à-dire la beauté, l’amour. Cet album représente ce qu’il faut faire quand tu as eu des expériences très difficiles afin de les transformer dans quelque chose de joyeux. Pour moi Venus ou L’amour, c’est la conduite pour changer les choses. Et personnellement, c’est le premier album pour lequel je voulais tout écrire moi-même, sans les hommes, sans collaboration, je voulais avoir le courage de le défendre pour voir ce qu’il allait en sortir, peu importe.

Où as-tu enregistré ton album et combien de temps as-tu passé en studio ?

Nadéah : On l’a enregistré grâce à deux femmes : Katia et Marielle Labèque. Cela a été enregistré dans leur appartement par David Chalmin, mon guitariste et produit par Nicolas Tescari, mon pianiste. Cela a duré trois mois, mais, pour une chanson, cela a pris un an.

C’était laquelle ?

Nadéah : "Whatever lover say". Elle a été écrite assez vite mais entre le mixage et pour trouver un accord entre nous, cela a été très long !

Ton titre favori ?

Nadéah : Non je n’en ai pas. J’aime tout ! Les couleurs sont tellement différentes que c’est comme si je coupais une partie de ma personnalité. Avec certains titres, je suis un peu moins à l’aise, moins confortable. C’est-à-dire qu’ils font partie de ma personnalité que je ne connais pas encore, mais je voulais expérimenter. Chaque chanson est un scénario et pour certains je ne maitrise pas encore le personnage.

Pourquoi fais-tu de la musique ? Comment cela t’est venu ? Ta famille ou ton entourage t’ont-ils encouragée ?

Nadéah : Ça ne vient pas de ma famille. Ma mère chante du lyrique, à chaque fois que j’ai essayé d’étudier, j’ai arrêté car ce n’était pas mon truc, je ne sais pas. J’avais des sentiments pour un garçon donc je me suis mise au piano même si j’ai composé au piano quand  j’avais 5 ans mais c’était basique. La voix est mon instrument ! J’utilise la guitare et le piano pour composer.

Quelles sont tes influences, les groupes qui comptent ou ont compté pour toi, qui t'ont influencée dans ton style musical ?

Nadéah : Pour les paroles, Leonard Cohen et Tori Amos. Ces deux-là sont vraiment impressionnants. Bob Dylan aussi mais il est un peu trop politique pour moi. Plus politique que poétique même si les deux cohabitent chez lui. Les Beatles bien sûr.

Pour les chansons, Pink Floyd et Lou Reed. Lou Reed est incroyable car il parle de choses banales mais il est vraiment contemporain dans ses paroles. Moi j’essaie d’écrire les miennes avec un univers musical assez riche mais aussi assez rétro. Ses paroles sont assez provocantes.

Dans ton album il y a trois titres où tu collabores avec Olivia de The Do, (dont le magnifique "Scary Carol", "Suddenly afternoon" et "Odile"). Comment s’est passée cette collaboration ? Tu renouvellerais l’expérience de partager quelques titres ?

Nadéah : On a rencontré Dan (Dan Levy, The Do) dans une soirée, Olivia est venue par la suite lors d’un de mes concerts et elle a adoré. On lui a alors demandé si elle voulait être une "guest vocal" sur trois chansons de Venus Gets Even et elle a accepté. Elle a adoré la musique, ça s’est passé comme ça. En tout cas, j’adore sa voix, tout ce qu’elle fait en live, sa musique, c’est vraiment formidable.

Tes compositions sont pour la plupart autobiographiques aussi bizarre que cela puisse paraître à la vue de certains titres. Est-ce que cela t’aide de parler de choses tristes ou qui te touchent personnellement ou est-ce juste une source d’inspiration comme une autre ?

Nadéah : Personnellement, je ne peux écrire qu’avec une base de vérité, soit la mienne soit celle des autres. Mais si on veut aller en profondeur, parfois les histoires les plus bizarres du monde sont des histoires vraies. J’ai trouvé des histoires vraiment incroyables et c’est ce que je voulais faire quand j’ai écrit cet album. J’ai d’abord écrit des titres puis écrit la chanson puis j’ai trié car je savais que personne n’allait comprendre, ni le croire mais en tout cas, si je voyais ça au dos d’un album, ça me donnerait envie de l’acheter car c’est vraiment très bizarre. (rires)

Depuis quand composes-tu ?

Nadéah : Ma première composition date de mes 12 ans.

Dans ton album, quelle chanson a été ta première composition et laquelle est la petite dernière ?

Nadéah : "Scary Carol" est la plus ancienne, je l’ai composée avec un membre de The Lovegods et la plus récente est "Whatever lover say".

Tu fais appel à tes musiciens pour composer ou tu fais ça seule ?

Nadéah : C’est moi seule sauf pour "Scary Carol" faite avec Arthur qui a fait la guitare et moi la mélodie et les paroles. Sur l’EP, j’ai fait "L’exterminateur" mais je n’avais pas la mélodie et c’est le producteur Nicolas Tescari qui a fait les arrangements. Il remplit très bien l’espace et je ne pourrais jamais faire cela.

Sur ton album, toutes tes chansons sont écrites en anglais. Est-ce que tu penses que dans ton prochain album il y aura des chansons en français ? Tu te sens plutôt comme une artiste anglophone ou comme une artiste française ?

Nadéah : Non. Je suis tellement exigeante pour les paroles que je n’oserai jamais approcher la langue française. Cela m’est arrivé pour "L’exterminateur" mais ce n’était pas grave si je faisais des fautes. Mais pour des choses plus subtiles, je ne le ferai pas en français. Je n’ai pas cette capacité de poésie, je ne pourrais pas jouer avec les mots en français. Je connais ma langue maternelle depuis quelques décennies maintenant donc c’est plus facile pour moi. Je suis une artiste anglophone ça c’est sûr !

Ecris-tu uniquement pour toi ou as-tu déjà composé des titres ou mélodies pour d’autres artistes ?

Nadéah : Oui je commence à le faire. Car j’avais écrit des tonnes de chansons. Maintenant, je commence à les donner aux autres car elles ne me représentent plus.

Si tu avais une piste 12 sur ton album, quelle aurait été la reprise que tu aurais aimé t’approprier ?

Nadéah : C’est dur de faire des covers car les originaux sont toujours meilleurs. C’est rare que je me dise : "tiens, il faudrait que je reprenne telle chanson". Mais j’adore "The Sound of silence" ! J’ai entendu quelqu’un la reprendre dans Taratata, c’était magnifique ! Et "Jolene" de Dolly Parton, j’adore cette chanson depuis toujours, elle a été reprise des centaines de fois, mais elle reste géniale.

Quand on te voit sur scène, tu es clairement bien plus qu’une chanteuse, tu grimpes partout où tu peux : enceinte, ampli, poubelle… Bref un one woman show. Tu n’as jamais pensé au théâtre ou à jouer dans des films ?

Nadéah : J’y ai pensé, je suis en train de voir ça pour les films. Je voulais faire du théâtre au début mais le monde autour du théâtre ne m’a pas plu. Quand j’étais jeune, mon école était une école de théâtre mais c’était dans le milieu du drame et je ne le supportais pas.

Si tu veux conserver le côté musique tout en jouant la comédie, il reste toujours comme possibilité les comédies musicales, bon certes ce n’est pas très rock n roll…

Nadéah : J’ai fait ça jusqu'à mes 15-16 ans dans une école à Melbourne. Les gens étaient trop superficiels et trop politiques. Mais j'imagine que dans le milieu professionnel, c’est différent et ce qui me gênait dans cette école, c’est qu’on ne pouvait pas composer et j’ai besoin d’être créative.

Mais si tu pouvais jouer dans une comédie musicale, laquelle choisirais-tu ?

Nadéah : The Rocky Horror Picture Show mais je suis ouverte à toutes les autres.

Il paraît que tu es une excellente cuisinière : une recette à nous conseiller ?

Nadéah : Le chocolate brownie aux courgettes ou aux carottes mais les gens sont habitués au carrot cake alors plutôt aux courgettes !

Pour conclure, un petit portrait chinois. Tu es plutôt ville ou campagne ?

Nadéah : J’ai choisi la ville.

Chat ou chien ?

Nadéah : Chien.

Electrique ou acoustique ?

Nadéah : Acoustique… en fait non, électrique.

Vin ou bière ?

Nadéah : Vin, je déteste la bière.

Blanc ou rouge ?

Nadéah : Rouge.

Tatoo ou piercing ?

Nadéah : Tatoo.

Ce que tu écoutes en ce moment ?

Nadéah : Gnose et méditation.

Un sport ?

Nadéah : La danse.

Un objet dans ton sac à mains ?

Nadéah : Une crème pour les douleurs de sportifs.

Un poète ?

Nadéah : Patti Smith que je lis en ce moment.

Retrouvez Nadéah
en Froggy's Session
pour 3 titres en cliquant ici !
  

 

 

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Nadéah
Le Myspace de Nadéah

Crédits photos : Thomy Keat (Toute la série sur Taste of Indie)


Gentiane         
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# 27 septembre 2020 : Autumn Sweater

Voici les premiers jours d'automne, les premiers froids, la pluie et l'envie de s'auto-confiner avec une boisson réconfortante, du chauffage, de la bonne musique, un bon livre, film, jeu voire avec des amis autour d'un bon repas. Bref, c'est l'automne et voici le programme réconfortant de la semaine. Sans oublier le replay de la MAG #11 du 26/09.

Du côté de la musique :

"Echos" de Romain Humeau
"American head" de The Flaming Lips
"Grand écran" de Ensemble Triptikh
"Beethoven : op 109, 110, 111" de Fabrizio Chiovetta
"B.O. d'une scène de meurtre" première émission de la saison 2 de Listen In Bed
"Oiseau(x) scratch" de Luc Spencer
"Debussy" de Philippe Bianconi
"Tête Blême" de Pogo Car Crash Control
"XIII" de Quatuor Ardeo
et toujours :
"In and out of the light" de The Apartments
"Chrone EP" de Atrisma
"State of emergency" de Babylon Circus
"Nomadic spirit" de La Caravane Passe
"Règle d'or" de Marie Gold
"Berg, Webern, Schreker" de Orchestre National d'Auvergne & Roberto Forès Veses

Au théâtre :

les nouveautés :
"Le Grand Inquisiteur" au Théâtre national de l'Odéon
"Iphigénie" aux Ateliers Berthier
"Philippe K. ou la flle aux cheveux noirs" au Théâtre de la Tempête
"Le Grand Théâtre de l'épidémie" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Crise de nerfs" au Théâtre de l'Atelier
"Le Quai de Ouistreham" au Théâtre 14

"Les Pieds tanqués" au Théâtre 12
"Le nom sur le bout de la langue" au Théâtre de la Huchette
"La Folle et inconvenante Histoire des femmes" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
les reprises :
"Un Vers de Cid" au Théâtre Essaion
"Album de famille" au Studio Hébertot
"A la recherche du temps perdu" au Théâtre de la Contrescarpe
"Félix Radu - Les mots s'improsent" au Théâtre des Mathurins
"Contrebrassens" au Studio Hébertot
"Leonard de Vinci, naissance d'un génie" au Studio Hébertot
"J'aime Brassens" au Théâtre d'Edgar
et les spectacles déjà à l'affiche

Expositions :

la nouvelle saison muséale avec :
"Victor Brauner - Je suis le rêve. Je suis l'inspiration" au Musée d'Art Moderne de Paris
"Alaïa et Balenciaga - Sculpteurs de la forme" à la Fondation Azzedine Alaïa
"Pierre et Gilles - Errances immobiles" à la Galerie Templon
"Sarah Moon - PasséPrésent" au Musée d'Art Moderne de Paris

Cinéma :

en salle :
"L'Ordre moral" de Mario Barroso
at home :
"Drôles d'oiseaux" de Elise Girard
"Mise à mort du cerf sacré" de Yorgos Lanthimos
"Terror 2000 - Etat d'urgence en Allemagne" de Christoph Schlingensief
"Vers un destin insolite sur les flots bleus de l'été" de Lina Wertmüller
"Ruth et Alex" de Richard Loncraine

Lecture avec :

"Ici finit le monde occidental" de Matthieu Gousseff
"L'heure des spécialistes" de Barbara Zoeke
"Mémoires" du Général von Choltitz
"Porc braisé" de An Yu
"Portraits d'un royaume : Henri III, la noblesse et la Ligue" de Nicolas Le Roux
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