Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Frànçois and The Atlas Mountains
Interview  (Paris)  10 octobre 2011

Frànçois and The Atlas Mountains est une formation qu'on rencontre déjà depuis plusieurs années au gré de la route, des concerts et des festivals. Après avoir vécu à Bordeaux, à Bristol ou avoir accompagné le groupe glasgwegien Camera Obscura, l'élégant Frànçois est la première signature française du label Domino Records (Kills, Tricky, Anna Calvi, Arctic Monkeys...) avec son album E volo love chanté à la fois en français et en anglais. Nous avions donc rendez-vous en fin d'après-midi dans les locaux parisiens de son nouveau label afin d'en savoir un peu plus sur son parcours, son disque et la manière dont il vivait cette récente exposition médiatique.

L'album est à la croisée de multiples couleurs musicales, "Soyons les plus beaux" inspiré de musique malienne ou "Muddy heart" dans un esprit de pop écossaise. Est-ce une écriture qui se nourrit des voyages, ou trouves-tu ton inspiration à l'écoute d'autres artistes au gré de l'humeur du moment ?

Frànçois : Tu as tapé dans le mille, tu as en plus bien choisi tes exemples. Ces deux morceaux ont été composés à l'étranger. J'ai écrit "Soyons les plus beaux" alors que je voyageais dans le maghreb. Quant à "Muddy heart", c'est une chanson que j'ai composée sur le piano de mon colocataire lorsque j'habitais Glasgow. Je me nourris de l'univers dans lequel je suis plongé, de ce qui m'entoure au moment de l'écriture.

Par contre, sur "La piscine", on retrouve l'influence de Dominique A. Sur la musique, mais aussi dans l'écriture des textes.

Frànçois : J'ai écrit des chansons encore plus "dominique-aïennes". "La piscine" est une chanson déjà un peu ancienne. A l'époque, sa musique me remplissait vraiment.

Sur "Cherchons des ponts", chanté en duo avec Françoiz Breut, apporte-t-elle autre chose qu'uniquement sa voix ?

Frànçois : Je ne sais pas comment elle le prendrait si je lui disais ça, mais mon idée était d'avoir un couplet chanté par une voix plus mûre qui pourrait apparaître comme celle d'une aînée porteuse d'une certaine sagesse.

"City kiss" me fait penser au groupe bordelais Gamine. Bordeaux, encore un endroit où tu as vécu.

Frànçois : On m'a parlé en effet plusieurs fois de Gamine. Je ne les ai jamais écoutés, il faut que je m'y mette. J'ai passé du temps à Bordeaux dans les années 2000. Les popeux bordelais que je fréquentais alors le plus, c'était les Calc. L'inspiration sur "City kiss" vient plutôt d'Electrelane.

Lors de la conception de l'album, puisque tu es la première signature française du label indépendant anglais Domino, as-tu dû faire des concessions ?

Frànçois : Non, au contraire. Lorsque j'avais des doutes pendant l'enregistrement, je leur envoyais parfois des pistes pour leur demander leur avis. Mais je n'avais comme retour que des "Oui. C'est bien. Super !". J'étais toujours le critère qualitatif final. Aujourd'hui j'ai des retours très positifs sur l'album, pourtant je n'en suis pas entièrement satisfait. Je suis très critique envers mon propre travail.

Quel était, par rapport à tes disques précédents, la ligne directrice pour celui-ci ?

Frànçois : Je voulais un album plus pop, moins contemplatif. D'ailleurs la pochette, plus lumineuse, va dans ce sens. L'image attire plus l'attention que les pochettes de mes précédents disques. Les titres sont aussi plus directs, parlent d'eux-mêmes plus rapidement. Je crois qu'on peut les apprécier dès la première écoute, sans devoir forcément s'y plonger longuement.

D'ailleurs à propos de la pochette avais-tu ton mot à dire ?

Frànçois : Oui, c'était d'après une de mes idées. N'étant pas photographe moi-même, j'ai expliqué à la photographe ce que je souhaitais. Elle a très bien cerné l'idée, une sorte d' Icare héberlué, tombé du ciel, au petit matin qui ne sait pas où il est.

Ton expérience d'artiste peintre influence-t-elle aussi ton écriture ? On trouve beaucoup d'images dans tes textes.

Frànçois : Je pense plutôt être devenu peintre parce que j'ai un amour de la contemplation. En peinture, j'aime par exemple énormément Sisley. Je peux aussi rester des heures à regarder la pluie tomber. Je ne m'ennuie jamais. C'est donc plutôt à cause de ma personnalité que j'écris des chansons descriptives où il ne se passe pas grand-chose.

A l'écoute de l'album, il m'a semblé que tu cherchais une forme d'approbation plus que de succès, d'approbation de tes pairs, des autres artistes ou autres musiciens.

Frànçois : Je ne recherche absolument pas l'approbation de mes pairs. Dans ce milieu, il est très difficile de se fier à ce que les gens te disent et à leur jugement. Comme tu as beaucoup d'amis, par courtoisie ou parce qu'ils te connaissent, les gens ne vont pas toujours exprimer leurs impressions. Tous les musiciens que je fréquente sont devenus des amis, ils ne vont donc pas me dire que ce que je fais est pourri. En revanche, je suis en recherche d'approbation par rapport à la société. Par exemple, le fait d'être ici en interview, d'avoir un horaire à respecter, me donne l'impression d'avoir trouvé une place dans la société.

Comment se présente ton avenir après cet album ?

Frànçois : J'ai envie de continuer à tourner. J'aime vraiment bien donner des concerts. Pour le groupe, c'est un moyen de développement musical. On est ravi de continuer à faire cela, d'autant que les conditions de concert deviennent de plus en plus confortables. J'aimerais néanmoins pouvoir m'aménager des plages de temps pour retourner à une routine plus réelle.

Est-ce que ces conditions de concert plus confortables signifient aussi de pouvoir tourner avec un nombre de musiciens plus conséquent ?

Frànçois : Dans l'idéal, j'aimerais bien qu'on soit six ou sept sur scène, mais financièrement actuellement il nous est impossible d'être plus de quatre. Si ça marche bien, peut-être pourrons-nous être cinq l'année prochaine.

Tu parlais en tout début d'interview d'inspiration venue durant les voyages, mais réussis-tu aussi à écrire en tournée ?

Frànçois : Il y a beaucoup de groupes qui écrivent sur la vie de musiciens en tournée, voire sur la vie de rock star. Je trouve cela un peu stérile. Comme je nourris mon inspiration de ce qui m'entoure, la tournée ne me semble pas du tout le meilleur moment pour écrire. Par contre, c'est un moment privilégié pour approfondir les échanges avec les musiciens.

Les musiciens de l'album et ceux de la tournée sont-ils les mêmes ?

Frànçois : Justement, non. Cela nous permet d'ailleurs d'interpréter les chansons différemment. On s'ennuierait si on devait les interpréter à l'identique du disque. On trouve ainsi une énergie différente.

Derrière ton projet, où est la femme ?

Frànçois : (rire) Elle est multiple. C'est beaucoup de projection, de rêve de partage et d'échange, de femmes que j'ai cotoyées, des rapports que j'ai établis avec elles. Oui, la femme est multiple.

Retrouvez Frànçois and The Atlas Mountains en Froggy's Session
pour 3 titres en cliquant ici !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Her river raves recollections de François and the Atlas Mountains
La chronique de l'album E Volo Love de Frànçois and The Atlas Mountains
La chronique de l'album Solide Mirage de Frànçois and The Atlas Mountains
Frànçois and the Atlas Mountains en concert au Festival Rock en Seine 2011 - Programmation du dimanche
Frànçois and the Atlas Mountains en concert à Pitchfork Music Festival #2 (édition 2012) - jeudi 1er novembre
L'interview de Frànçois and The Atlas Mountains (lundi 13 février 2017)

En savoir plus :
Le site officiel de Frànçois & the Atlas Mountains
Le Bandcamp de Frànçois & the Atlas Mountains
Le Myspace de Frànçois & the Atlas Mountains
Le Facebook de Frànçois & the Atlas Mountains

Crédits photos : Thomy Keat (Toute la série sur Taste of Indie)


Laurent Coudol         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco

• Edition du 2019-09-22 :
Nantucket Nurse - The Uncompleted Works Volumes 1, 2 &3
Mister Moonlight - The Basement Tapes
Debout sur le Zinc - Vian par Debout sur le Zinc
Studio Electrophonique - Buxton Palace Hotel
Quatuor Béla & Moriba Koïta - Impressions d'Afrique
Mike Patton & Jean-Claude Vannier - Corpse Flower
Samir Barris - Fin d'été
Gérald Genty - Là-Haut
Joseph Fisher - Interview
Florian Noack - Prokofiev : Visions Fugitives
Hildebrandt - ïLeL

• Edition du 2019-09-15 :
Dpt Store - Tokyo dreams
Kronos Quartet - Terry Riley : Sun Rings
One Rusty Band - Voodoo Queen
Marie-Nicole Lemieux - Mer(s) : Elgar, Chausson & Joncières
Black Midi - Schlagenheim
Moddi - Like In 1968
L'épée - Diabolique
Violet Arnold - Moon

• Edition du 2019-09-08 :
Festival Check-In Party #1 (édition 2019) - jeudi 22 août - Prince Miiaou - Julia Jacklin - Clara Luciani - Patti Smith - Jeanne Added
Festival Check-In Party #1 (édition 2019) - Vendredi 23 août - Namdose - Puts Marie - Yak - Slaves - Lysistrata - Gogol Bordello - The Psychotic Monks - Foals
Festival Check-In Party #1 (édition 2019) - Samedi 24 août - Bodega - Altin Gün - Deerhunter - Oh Sees - La Colonie de vacances - Balthazar - The Blaze
Manu - L'horizon
Ezra Furman - Twelve Nudes
Echoplain - Echoplain EP
Laurent Coulondre - Michel on my mind - Tribute to Michel Petrucciani
Le Flegmatic - Interview
Fleur du mal - Spleen I
 

• Archives :
Festival La Route du Rock #29 (édition 2019) - Jeudi 15 - Fontaines DC - Idles - Stereolab - Tame Impala
Ride - This is not a safe place
Slipknot - We are not your kind
Aldo Ciccolini - Debussy Complete Piano Works
Le Flegmatic - Ruines Nouvelles
Mathias Lévy - Unis Vers
Théo Girard Quartet - Bulle
Festival La Route du Rock #29 (édition 2019) - Samedi 17 - Deerhunter - Pottery - Metronomy - Oktober Lieber
Festival La Route du Rock #29 (édition 2019) - Vendredi 16 - White Fence - Altin Gün - Crows - Crack Cloud - 2 many Djs - Hot Chip
Festival La Route du Rock #29 (édition 2019) - Why you should go to the festival mid-August next year
Le Balluche de la Saugrenue - Tone of musette
Pokett - Time For A Change
Syml - Syml
The Inspector Cluzo - Interview
Part-Time Friends - Fire EP
The Reed Conservation Society - E.P N°1
The Inspector Cluzo - Interview
Jambinai - Onda
Simon Chouf & Le Hardcordes Trio - Simon Chouf & Le Hardcordes Trio
Foreztival #15 (édition 2019) - dimanche 4 août - Naksookhaw - Winston McAnuff and Fixi - Calypso Rose - IAMDDB - Kumbia Borukas - SKA P - Rakoon - Joey Starr et Cut Killer
Foreztival #15 (édition 2019) - Samedi 3 août - Yugen Blakrok - Tiken Jah Fakoly - Demi Portion - Goran Bregovic - Zoufris Maracas - Thérapie Taxi
Foreztival #15 (édition 2019) - Vendredi 2 août - Fils Cara - The Inspector Cluzo - Marcus Gad - The Hop Bongo - Feu ! Chatterton - Vald - La p'tite fumée
The Murder Capital - When I have fears
Seun Kuti - Interview
Festival Terres du Son #15 (édition 2019) - Seun Kuti & Egypt 80
Festival La Route du Rock #29 (édition 2019) - Tame Impala - Le Superhomard - White Fence - Metronomy - Stereolab - Hot Chip - Altin Gün - Crack Cloud - Fontaines DC - Idles
Festival Terres du Son #15 (édition 2019) - Oktober Lieber
Oktober Lieber - Interview
Louis Arlette - Des ruines et des poèmes
Bobbie - An Elegy for EP
- les derniers albums (5735)
- les derniers articles (124)
- les derniers concerts (2313)
- les derniers expos (4)
- les derniers films (20)
- les derniers interviews (1075)
- les derniers livres (7)
- les derniers oldies (20)
- les derniers spectacles (8)
           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=