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puce Festival International de Benicàssim #18 (samedi 14 juillet 2012)
School of Seven Bells - Department S - Robyn Hitchcock & The Venus 3 - Buzzcocks - Noel Gallagher's High Flying Birds - The Stone Roses - Crystal Castles  (Benicàssim)  du 12 au 15 juillet 2012

Encore une courte nuit, pourtant la météo est maussade et la température presque fraîche (la faute à un vent violent). Je décide tout de même d’aller me reposer à la plage en misant sur un retour du soleil. Sur ce plan là, c’est gagné. En revanche, après une brève sieste, j’ai la désagréable surprise de constater que mon portefeuille et mon portable (pourtant bien enfouis dans mon sac à dos) ont disparu... Bonne fête nationale et légère panique : il me reste deux jours de festival, sans un sou en poche et sans moyen de communication. Ça sent le mode Low Cost pour la suite. Le passage par la Guardia Civil et les démarches administratives me font rater l’entame des festivités (notamment School of Seven Bells et Department S). J’ai un peu le moral dans les tongues mais c’est la soirée des Stone Roses donc je ne vais pas non plus me laisser abattre !

J’arrive à la moitié du concert de Robyn Hitchcock ; l’ancien leader des Soft Boys, qui restent une référence pour pas mal de groupes (R.E.M. notamment), est en grande forme. Il enchaîne les pop songs immédiates, piochant dans son propre répertoire et s’appuyant aussi sur pas mal de reprises. Une bonne mise en bouche avant le déboulé des Buzzcocks.

Là encore, je m’attendais au pire, avec des préjugés sur le vieillissement prématuré des précurseurs du mouvement Punk. Que nenni ! La voix de Pete Shelley est intacte et l’envie d’en découdre bien présente. John Maher martyrise sa batterie avec un rictus au coin des lèvres, quant à Steve Diggle, il prend des poses très "Hookienne" et affole le public. Tous les classiques y passent et s’enchaînent dans un rythme effréné (les pauses entre les morceaux sont du niveau d’un Frank Black des grands soirs, c'est-à-dire inexistantes !). Pas le temps de respirer, ni de reprendre son souffle, c’est assez bluffant ! Je n’ai pas compté le nombre de morceaux, mais je pense que le set est plus qu'optimisé !

Ça fait en tous cas du bien de voir que s’ils ne sont pas forcément là que pour le plaisir, ils en prennent quand même un certain (ou alors ils simulent très bien).

Après cette bonne claque revigorante, il est temps de rejoindre la grande scène pour le retour d’un frère Gallagher au FIB, après la mascarade de 2009 qui avait marqué le début de la fin. En l’occurrence, il s’agit de Noel (avant Liam en 2013 et la reformation programmée d’Oasis en 2014 pour les 20 ans du festival ?) et de ses High Flying Birds. La foule est dense, les Anglais sont au taquet, les hymnes stadiers sont entonnés et les gobelets virevoltent. Ah… Manchester. Le concert est à l’image de l’album : simple, classieux, loin de la désinvolture du frangin. Et de s’apercevoir (si on l’avait oublié) que Noel est quand même un sacré compositeur, capable de pondre des mélodies entêtantes ("Everybody’s on the Run" et son  joli clip, "The Death of You and Me"). Après avoir dédié le concert aux Mancuniens et aux Ecossais, il clôt le set de manière très symbolique en reprenant deux titres d'Oasis : "Whatever" et "Don't Look Back in Anger" repris en cœur, avec une ferveur dont seuls les Anglais sont capables. Je suis libre de faire ce que je veux, et puis c'est tout. Comme disait l'autre, quand une de tes chansons est accueillie de cette façon là, tu peux mourir tranquille !

A l'issue du concert, il est plus sage de ne pas bouger et d'attendre gentiment l'arrivée des Stone Roses (il faut reconnaître qu'ils sont pour beaucoup dans ma venue cette année). La prestation de Ian Brown en solo en 2010 m'avait déjà mis l'eau à la bouche et c'est donc avec beaucoup d'impatience que j'attends la réunion d'un des groupes phares des années 90 dans sa version d'origine (Ian Brown, John Squire, Mani & Reni). Le moins que l'on puisse dire est que je ne vais pas être déçu : le groupe entame son set par le classique "I Wanna Be Adored", histoire de poser les règles du jeu. Le public s'enflamme dès l'intro de la ligne de basse et la tension ne redescendra pas. Tous les classiques sont déroulés sans fausse note ("Sally Cinnamon", "Made of Stone", "I Am the Resurrection").

Guitare impeccable, basse puissante et batterie profonde accompagnent un Ian Brown à la voix intacte, cabotin, toisant la foule de son regard frondeur. Le tout ponctué de "Fuck You" ("merci", en langage Madchesterien), "Muchas Gracias" avec un accent prononcé. Le concert se conclut sur un Ian Brown (décidément en grande forme) faisant danser pendant de longues minutes des figurines de Bruce Lee devant les caméras tout en surveillant le résultat sur l'écran géant derrière lui ! Les quatre membres du groupe se congratulent ensuite de manière plutôt spontanée et semblent vraiment heureux de se retrouver. Grosse prestation !

Je reprends mon souffle en attendant le concert suivant. Précisons le tout de suite, j’aime beaucoup Crystal Castles… sur album (il faut dire que sur scène, c’est déjà très compliqué de les croiser tant ils ont coutume d’annuler à la dernière minute !). Je me fais donc une joie de clôturer ma soirée avec eux. Comble du bonheur, ils sont réellement là ce soir ! Ça va donc être une chouette fête… ben non en fait, la demoiselle est pourtant très joyeuse mais manifestement ailleurs… en tous cas pas vraiment en état de chanter. La belle Canadienne (un petit côté Milla Jovovich dans Le Cinquième Elément) minaude énormément, crie aussi beaucoup et veut tellement se faire attraper par le public qu’à force de jouer, elle y parvient ! Elle revient difficilement, à moitié à poil, extirpée de la fosse par une sécurité prise au piège (de Crystal, ok...). Musicalement, le son (enregistré ?) est bien là. Pour le reste, c’est un gâchis total. Exténuée par tant de difficultés, la Miss finit par quitter la scène en plantant là son groupe, au bout d’à peine trente minutes de désolation. Triste. Je lance un grand appel : quelqu’un a-t-il déjà vu un concert valable du groupe ?

Je quitte les lieux sans demander mon reste et croise un jeune arborant un T-Shirt fait maison : "FIB2010 – Espana campeone del Mundo". Je réalise alors que jusque là pas un groupe local, ni une personne du public n’a lancé les traditionnels "Campeone" pour célébrer la victoire de la Roja à l’Euro… blasés les Espagnols ou alors vraiment préoccupés (ou bien tout simplement pas là) ?

Allez, direction dodo, les rêves vont être très Roses cette nuit.

 

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Articles : Festival Rock en Seine 2010 - Programmation du dimanche - Wallis Bird - The Temper Trap - Success - The Black Angels

En savoir plus :
Le site officiel du Festival International de Benicàssim
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Crédits photos : Franck Batalla


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