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Interview  (Paris)  22 octobre 2004

Une interview exceptionnelle : ni Jeff ni votre serviteur ne prononcent une seule fois le mot “Anti-Folk” !

Résumé des épisodes précédents : Jeffrey Lewis joue à peu près en Europe tous les six mois depuis juin 2003 ; on attend toujours la suite du magnifique " It’s The One Who’ve Cracked That The Light Shines Through". Après un passage gratuit la semaine dernière au Pop’ Inn et une tournée en France et en Allemagne, Jeff revient pour la première partie des Little Rabbits à Mains d’œuvres.

Croyez-le ou non : il n’avait en effet pas trouvé de salle pour le faire jouer en tête d’affiche à Paris...


Reprenons là où s’était arrêtté notre dernière interview. C’était au Nouveau Casino en février 2004. J’avais eu l’impression que tu avais besoin d’un break. Tu te demandais même si tu allais continuer la musique. Tu penses avoir résolu ce problème ?

Jeffrey Lewis : D’une certaine façon, j’ai fait un break. Je n’ai pas fait grand chose cet été. Notre batteur travaillait dans un institut de yoga en banlieue donc on ne l’a pas beaucoup vu. On a fait à peine deux concerts à New York cet été. Je n’ai pas travaillé à l’album. Donc, oui, j’ai fait un break.

C’est à ce moment que tu as travaillé sur ton magazine, Guff ?

Jeffrey Lewis : Oui, j’ai enfin terminé le numéro un de mon magazine de BD. Ca m’a bien plu.

Ce break t’a aidé à y voir plus clair ?

Jeffrey Lewis : L’avenir est toujours un peu incertain pour moi. Je crois qu’on a encore de quoi faire un album. J’ai en moi de quoi faire un album.

Un seul ? Et après tu arrêtes ?

Jeffrey Lewis : Je ne sais pas. J’ai des chansons pour faire un album, je vais le faire et je verrai après. Je verrai si d’autres chansons me viennent.

Parlons de ce nouveau CD. Il prend du temps à se faire comparé aux précédents.

Jeffrey Lewis : Oui, en fait je n’ai pas fait grand chose. On a enregistré en février chez des amis en Angleterre mais rien n’était terminé. Mon ami devait m’envoyer les bandes pour que je les termine à New York mais il n’a rien envoyé parce qu’il est encore plus feignant que nous. Alors en revenant en Angleterre ce mois-ci, sept mois plus tard, on a réécouté. Ca me plait mais je me dis que si je dois attendre sept mois chaque fois que je veux les écouter, j’aurais plus vite fait d’enregistrer chez moi quand je serai rentré à New York.

Et tout recommencer ?

Jeffrey Lewis : Je garderai surement des trucs et j’enregistrerai à New York certains des titres qu’on n’avait pas encore fait.

La musique a beaucoup changé depuis “The Last Time I did Acid” ou même le deuxième cd.

Jeffrey Lewis : Oui, en fait, c’est devenu l’inverse. Au début, quand je faisais des concerts, c’était du folk très calme, pas très calé, et en solo, avec de temps en temps un morceau rock qui venait par surprise. Maintenant, c’est tout le contraire : c’est un groupe. Le changement de tempo aujourd’hui c’est quand je fais des titres solo au milieu du show.

Ce qu’on a entendu au Pop’Inn la semaine dernière était déjà très différent du concert de février. Tu as changé les arrangements, le choix des morceaux et l’ordre.

Jeffrey Lewis : On essaye toujours de faire quelque chose de vivant, on essaye de nouvelles choses, de nouvelles directions. Parfois on en fait trop, parfois pas assez. Au Pop’ Inn, on a fait un show assez spécial. Ca restait vivant et ca évoluait. On a fait comme ca quelques bons concerts dans cette tournée.

Une des differences entre le premier cd et maintenant c’est que Jack [bassiste du Jeff Lewis Band et frère de Jeff] écrit maintenant des chansons. J’ai vu plusieurs concerts où tu cassais des cordes et, pendant que tu réparais, Jack faisait patienter en jouant ses chansons. Ca changeait beaucoup les concerts.

Jeffrey Lewis : Oui. Une autre différence c’est que je montre de plus en plus mes dessins sur scène. Ce que j’appelle mes documentaires, mes histoires. Je ne me souviens pas si j’en ai fait au Pop’ Inn...

Oui, l’histoire de K Reconds et celle de The Fall.

Jeffrey Lewis : Oui, l’histoire de K Records, celle de Rough Trade, de The Fall, ca faisait beaucoup d’histoires sur la musique. Maintenant, je travaille sur une Histoire du Communisme.

!?

Jeffrey Lewis : On a aussi un nouveau documentaire sur l’Histoire du Punk et du Folk à New York.

C’est sur le cd qui est donné avec ton magazine Guff n°1.

Jeffrey Lewis : Je me disais que c’était une bonne histoire qui n’avait pas vraiment été raconté jusqu’à présent. Mais après ca, je me suis dit que je faisais trop d’histoires sur la musique ; je voulais faire des documentaires sur des sujets plus importants, d’où ce documentaire sur le Comunisme : ca me passionne. J’en suis seulement au début [début qu’il nous montrera pendant le show de Mains d’Œuvres]. J’ai fait beaucoup de recherche. Je crois que ca pourrait devenir vraiment génial. Je n’ai jamais fait un truc pareil. Je ne crois pas que ca ait déjà été fait.

Tu connais des communistes à New York ?

Jeffrey Lewis : Ma famille a toujours été... mes grands-parents, qui sont morts... la mère de mon père était au parti communiste. Ma famile a toujours été une famille d’activistes de gauche ; ils n’étaient pas spécialement communistes mais radicaux, extrémistes. J’ai grandi en écoutant mes parents, mes grands-parents, mes oncles qui discutaient de tous ces sujets que je comprenais à moitié. Les écrits, les concepts étaient là, débattus, discutés.

C’est vraiment interéssant car je crois que les Européens ont du mal à imaginer des communistes américains.

Jeffrey Lewis : C’est très différent. L’attitude est très différente ici ; c’est plus ouvert.

Les communistes ont disparu en France il y a une dizaine d’années.

Jeffrey Lewis : Ils ont disparu en Amérique aussi. Il y a encore un parti communiste mais avec si peu de membres... ca n’est une menace pour personne. Mais toute l’histoire... Les gens en parlent baucoup mais ne savent pas vraiment de quoi on parle quand on parle de communisme : qu’est-ce que ca veut dire, d’où est-ce que ca vient ; quand on dit que le communisme a échoué à cause de l’effondrement de l’URSS... les détails, ce qui s’est réellement passé... C’est une histoire fascinante et encore très récente, c’est une idée nouvelle : le Manifeste du Parti Comuniste a été écrit il y a 150 ans. Tous ces pays qui ont tenté le communisme sous des formes différents avec plus ou moins de réussite, d’échecs, c’est très intéressant.

Tu vas parler de l’ère McCarthy ?

Jeffrey Lewis : Peut-être, il y a tant de choses à dire. Au départ, je pensais que ca ne serait pas plus long que les histoires telles que Champion Jim, mais plus je faisais de recherche, plus je trouvais de choses passionantes. Je me dis qu’il faudrait presque faire un livre pour la Russie, un autre pour le Viet-Nam, etc. C’est peut-être trop ambitieux. Je n’en ai fait que la première partie.

Entre ca, l’Histoire du Punk, et le DVD de la Hallso Box, je me dis que, pour toi, l’Histoire, ce qui s’est passé auparavant, est très important. Au contraire de la philosophie Punk, qui serait « No Future et No Past », tu es presque « respectueux » de ce qui est arrivé dans le passé et des anciens.

Jeffrey Lewis : Oui, c’est une sorte de fascination pour moi. Je crois aussi qu’au départ mes chansons étaient très directes, je parlais de n’importe quoi, de moi même et de ce que je pensais... dans mes premières chansons, je racontais de façon très directe mes expériences de la drogue, de l’amour, je disais ce que je pensais de Dieu, ce que je pensais du voyage. Je crois que j’ai maintenant dit tout ce que j’avais à dire de mon point de vue.

C’était également le cas de tes BD qui sont souvent autobiographiques.

Jeffrey Lewis : Oui, et maintenant, je me dis que j’ai envie de faire des chansons, des histoires...

Qui parlent d’autre chose que de toi-même ?

Jeffrey Lewis : Oui.

Cela a-t-il un rapport avec le fait que tu vives à New York et que tu rencontres des gens comme les Fugs ou David Peel, des gens qui sont encore là (et toujours aussi délirants) ?

Jeffrey Lewis : Oui et c’est presque une fierté. Mon frère et moi, même si nous n’avons rien fait de spécial pour ca – il se trouve que nous sommes nés à New York – mais nous en sommes assez fiers. Quand je parle de l’histoire de la musique à New York, c’est un peu comme si nous célébrions notre propre héritage. C’est bel et bien une fierté pour notre ville.

Dans l’Histoire du Punk, j’ai trouvé que ca manquait un peu de Dylan et de Woody Guthrie. Tu ne trouves pas qu’en un sens ils étaient eux aussi un peu punks ?

Jeffrey Lewis : Oui, je mentionne Dylan dans le couplet sur l’intérêt du folk à Greenwich Village. C’est vrai que c’est un peu léger de ne consacrer qu’une ligne à Dylan mais, après tout, tout le monde le connait. Je ne parle pas non plus des Sex Pistols. Et puis je ne parle que de New York. Mais même les Ramones n’ont droit qu’à une petite mention à la fin. Je crois vraiment qu’il y a une espèce d’histoire secrète, une ligne de force qui va du folk au punk...

Un des groupes que je ne connaissais pas, c’est The Godz.

Jeffrey Lewis : The Godz sont célèbres pour avoir fait des albums de bruit ; pire que du bruit : on dirait des gens dans une pièce qui tapent sur des choses, qui parlent...

Au début des années 60 ?

Jeffrey Lewis : 66, 67. Mais il y a aussi des chansons sur leurs albums ; c’étaient de très bons songwriters. Ce qu’on oublie d’habitude. Moi même, je n’en parle pas dans mon Histoire, je dis simplement qu’ils savaient à peine jouer.

C’était de la musique psychédélique ? Est-ce qu’il y avait vraiment de la musique psychédélique à New York ?

Jeffrey Lewis : La musique à New York était bizarre dans les années 60. Il n’y avait pas vraiment de groupe psychédélique qui marchait bien. Il y avait de la musique psychédélique mais elle était un peu à part, très déconnectée du reste. On peut dire que le Velvet Underground faisait de la musique psychédélique mais complètement différente du reste.

J’ai lu que lorsque le Velvet Underground est allé sur la Côte Ouest, on leur reprochait de s’habiller en noir, de ne pas être cool...

Jeffrey Lewis : Pourtant certaines de leurs musiques sont complètement psychédéliques : The Murder Mistery est un des titres les plus psychédéliques qui soient, Lady Godiva’s Operation... Les autres groupes de New York aussi : Lothar and the Hand People, un groupe psychédélique bizarre qui date de 1968, était totallement différent des groupes de la Côte Ouest... Silver Apples, un autre groupe neworkais de la fin des années 60, très psychédélique mais bizarre et qui n’a rien à voir avec l’acid rock et les guitares de Quicksilver Messenger Service et de la Côte Ouest. Chaque groupe inventait son propre style et ne communiquait pas vraiment avec les autres groupes.

Dans le DVD, tu montres ta collection de LP psychédéliques. C’est une grande influence sur ta musqiue ?

Jeffrey Lewis : Absolument, cette musique est très proche de mon cœur pour des tas de raisons. Surtout le folk psychédélique : Pearls Before Swine et les premiers Donovan qui m’ont beaucoup influencé quand j’ai commencé la guitare.

Au Pop’in, vous avez commencé par une longue impro avec feedback et toi qui tapait ta guitare sur le plafond. C’était assez psyché.

Jeffrey Lewis : C’était cool comme ambiance, on n’avait pas de contrainte de temps. Bonne atmosphère, bon feeling ce soir-là… Les petites salles nous réussissent bien.

Tu penses que Le Nouveau Casino avec Kevin Coyne était trop grand pour vous ?

Jeffrey Lewis : On a du mal à faire de bons shows dans des grandes salles. On en a fait quelques uns pendant cette tournée et même quand on joue bien, c’est rare qu’on fasse un bon show dans les grandes salles. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être que ca nous stresse. C’est plus difficile de communiquer avec le public.

Une chose intéressante dans vos concerts c’est que tout apparait à première vue comme très cool ; c’est punk et folk... Mais c’est pourtant un groupe très en place. Par exemple les voix entre toi et Jack quand vous chantez de longs couplets ensemble et c’est parfaitement calé. Un mélange de cahos et de contrôle.

Jeffrey Lewis : Je prend ça comme un compliment. Je recherche toujours cette combinaison. J’aime la musique qui est à la fois cahotique et qui repose sur des vraies fondations. Je ne suis pas sur qu’on n’y arrive toujours mais je crois qu’entre mon frère et moi il se passe des choses que je peux pas répêter avec d’autres musiciens, même s’ils sont peut-être meillleurs bassistes ou chanteurs que lui. On se comprend, ca fonctionne.

Y-aura-t-il des chansons de Jack sur le prochain cd ?

Jeffrey Lewis : Si Jack arrive à ses fins, oui... C’est une bataille entre nous deux. J’adore ce qu’il fait mais souvent je pense que ses chansons doivent être pour ses projets à lui et pour mes projets, je prendrai quelques petites choses par-ci par-là dans ses chansons. Je ne suis pas sur que ses chansons telles qu’il les voit seraient bien dans l’album tel que je le vois ou dans les concerts tels que je les voudrais.

Il me semble que vous avez tous les deux assez de personnalité pour avoir chacun votre propre groupe et vos propres disques. Je ne crois pas qu’il faille mélanger vos chansons.

Jeffrey Lewis : C’est comme ca que je vois les choses moi aussi. Pourtant parfois quand on mélange nos chansons ca marche très bien. On n’est pas toujours d’accord : il voulait que sur un titre on fasse d’une certaine façon et moi d’une façon différente. Donc on se chamaille pas mal à ce sujet. Heureusement qu’il y a le batteur maintenant, il apporte une troisième voix. On s’adresse à lui pour résoudre nos disputes.

Ca ne doit pas être facile pour lui... Est-ce que Jack est gêné par le fait que tu ait fait deux cds pour Rough Trade et pas lui ?

Jeffrey Lewis : Parfois.

C’est aussi un problème de grand et de petit frère ?

Jeffrey Lewis : Oui, je suppose que tous les petits frères se sentent un peu écrasés par leur grand frère. C’est vrai aussi que je l’ai un peu entraîné avec moi dans toute cette histoire. Les gens viennent voir le Jeffrey Lewis Band mais Jack Lewis est très important dans ce groupe. C’est un problème qui n’est pas résolu entre nous et qui peut parfois devenir embêtant.

Mais tu ne crois pas que tu pourrais jouer avec un autre bassiste/chanteur ?

Jeffrey Lewis : Je l’ai déjà fait mais c’est très différent. Il manque des tas de choses. Si je devais faire ca, je réécrirais surement de nouvelles chansons.

Une dernière chose : j’ai écouté le cd de Guitar Situations. C’est vraiment excellent. C’est ton côté psyché ?

Jeffrey Lewis : J’adore Guitar Situations. J’aimerais avoir plus de temps pour jouer avec eux. En fait, ce n’est pas un vrai groupe. L’idée c’est de trouver trois, quatre ou cinq personnes qui jouent d’instruments différents, qui vont écrire des chansons ensemble où chacun contribue de façon équitable, où chacun chante, chacun amène ses idées, et on arrive à des résultats très étranges.

Chaque concert de Guitar Situations a des musiciens nouveaux et des chansons nouvelles, chaque concert doit avoir des chansons complètement différentes. Il y a eu des tas de shows où je n’ai pas joué. Aucun des membres de Guitar Situations n’a joué dans tous les concerts qui ont eu lieu. Parfois on se dit « OK, on devrait jouer le 5 décembre. Qui est libre ? ». Peut-être Jack et Abigail et Andy et Dave...

Le concert est improvisé ?

Jeffrey Lewis : Non, au contraire, ce n’est pas du tout improvisé. Les chansons sont composées et structurées avant le concert et seulement pour ce concert. C’est la combinaison de ce que ces gens peuvent créer en travaillant ensemble.

On dirait une performance d’Art Moderne.

Jeffrey Lewis : Un peu oui...

Ca paraît très intello, non ?

Jeffrey Lewis : Si on veut... C’est aussi que c’est difficile de garder un groupe ensemble parce que tout le monde fait des tas de choses différentes.Alors tu te contentes de réunir quelques amis, d’écrire quelques chansons et faire un show ensemble et c’est super. Et puis on s’est dit que qui que soit dans le groupe, ca s’appellerait toujours Guitar Situations, même si ce ne sont jamais les mêmes chansons. Les chansons qui sont sur l’album – un album fait très rapidement, en deux jours – ne sont pas toutes très bien enregistrées, certaines étaient bien mieux sur scène.

D’autres sont vraiment bien et je suis content qu’elles étaient été préservées puisque l’idée derrière de ce groupe est de faire toujours de nouvelles choses avec des gens nouveaux ; certaines des chansons n’ont jamais été jouées deux fois, des chansons très compliquées sur lesquelles on a beaucoup travaillé et qu’on a joué qu’une fois... On garde les paroles mais personne ne se souvient de la musique et des arrangements.

Laurie Anderson faisait ce genre de trucs : jouer ces chansons pour une seule performance.

Jeffrey Lewis : Peut-être, c’est bien possible. Je suis sur que ca a déjà été fait. Il y a des tas de façons de faire de la musique. Une des choses bien avec Guitar Situations c’est que personne n’est très calé en musique. Je suis probablement un de ceux qui en connaissent le plus. Ils ne peuvent jouer que des trucs très simples et ils essayent de faire des morceaux très compliqués, avec pleins d’interconnections entre les instruments. Parfois, c’est comme... je ne sais pas... comme des enfants qui essayent de faire un grand orchestre.

Il y a des écrivains parmi eux ?

Jeffrey Lewis : Nelly Bridge est une poétesse et elle a joué dans le groupe. Elle a plein de bonnes idées et des textes magnifiques. Elle est la femme de Dave Miko, un de mes héros : il est très punk, il donne un bon esprit au groupe, il refuse toute compromission dans ses idées artistiques, il nous pousse toujours à avoir des idées intéressantes, à ne pas nous contenter de peu.

Ils vont faire un nouveau cd ?

Jeffrey Lewis : J’espère. Il y a plein de chansons de Guitar Situations. Pleins pour lesquelles je n’ai rien à voir, enregistrées par d’autres personnes et certaines sont fantastiques. Ca serait vraiment bien de faire un nouveau cd.

Peut-être un cd live ?

Jeffrey Lewis : Oui si on y arrive. C’est difficile parce tout ca est très irrégulier, personne ne s’investit vraiment. C’est seulement pour un soir. Mais je crois que c’est important d’enregistrer tout ca sinon les chansons disparaissent.

 

PascalR         
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# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

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