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puce Parents-Enfants : 100 textes sur la famille et l'éducation
Pierre-Henri Tavoillot  (Editions Le cherche midi)  octobre 2012

"Cette jeunesse est pourrie depuis le fond du cœur. Les jeunes gens sont malfaisants et paresseux. Ils ne seront jamais comme la jeunesse d’autrefois. Ceux d’aujourd’hui ne seront pas capables de maintenir notre culture". Citation retrouvée sur des poteries au fin fond de la Mésopotamie Babylonnienne… Comme quoi, depuis toujours il y a des vieux pour dire qu’il n’y a plus de jeunesse. Mais il y a aussi des vieux (et des jeunes) pour trouver le bon dans la jeunesse. C’est ce que font nombre de personnalités dans l’ouvrage de Cherche Midi : Parents-Enfants, 100 textes sur la famille et l’éducation.

Préfacé par un philosophe, un pédiatre et un psychiatre, le bouquin a le premier abord répulsif. Et puis non, je l’ouvre au hasard : un poème de Victor Hugo (mon chouchou sur l’étagère) sur l’art d’être grand-père attendri "je regarde une petite fille, mais cela chante et brille, c’est du rire, du ciel, du jour, de la beauté"… Quelques pages en arrière, une citation de Dussault (inconnu à mon bataillon) : "Si la théorie de l’évolution est vraie, comment se fait-il que les mères de famille n’aient toujours que deux mains ?"… Plus loin, paroles de Che Guevara : "la jeunesse doit créer, une jeunesse qui ne crée pas est une anomalie"… Et le voyage continue.

Ils y sont tous : dictateurs, rappeurs, écrivains, médecins, anonymes, philosophes, poètes, ménagères, dramaturges, journalistes, romanciers, chroniqueurs, humoristes, ethnologues, politiques… et j’en oublie… Pour n’en citer que quelques uns : Joey Star, Simone Veil, Corneille, Gad Elmaleh, Carlo Collodi (le papa de Pinocchio), Camus, Brassens, Freud, Platon et Grand Corps Malade… J’en oublie tellement. Je m’en excuse, parce qu’ils méritent d’être cités ceux qui regardent la jeunesse avec indulgence, qui la comprennent, la plaignent, et surtout, la défendent.

Malgré le bazar apparent (c’est moi qui lis le roman dans n’importe quel sens), il y a un agencement malin : d’abord les mamans, les papas, la famille, la jeunesse, et l’éducation. Le livre est un réel recueil d’idées, de pensées, d’avis, d’opinion, de regards, de certitudes sur les cellules familiales, l’amour qui les unit, les sommes de petits bonheurs et de grands malheurs qui les brisent ou les unissent. Oui, il y a de tout dans ce livre.

Et les photos. Des anonymes, des familles, des fiers papas qui tiennent leur princesse par la main, des regards tendres de mamans sur leurs bambins, des larmes sur des épaules aimantes, et ces photos avec maman qui regarde bébé avec une tendresse infinie et bébé qui regarde l’objectif de ses yeux ronds et souriant de ses toutes premières dents… On l’a tous celle-là. Et celle de la main rassurante du papa sur l’épaule de son fils… Et les photos de familles, toutes les mêmes, les grands derrière, les petits devant, les grands qui tiennent les petits sur les genoux, les tables de banquet et le pâté en croute…

Et les photos de connus : les regards détestables de Folcoche, James Dean et ses potes, les reproductions d’œuvres moyenâgeuses, de Caravage, illustration de la comtesse de Ségur, caricature de Pichon… Oui, tout y est.

Et l’intérêt de cet ouvrage ? Nous réconcilier avec la jeunesse ? Se dire que tout n’est pas perdu ? Comprendre ce que nous étions ? Se souvenir ? Partager des convictions ?... Je ne sais pas… Ce dont je suis sûre, c’est que les adultes de demain méritent bien qu’on se penche un peu sur leur cas, sans accabler la politique et la crise financière.

 
 

Nathalie Bachelerie         
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