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puce Les années fastes
Chan Koonchung  (Editions Grasset)  janvier 2012

"Le roman chinois le plus polémique de l’année" dit le Time Out. Pourquoi ne pas préciser qu’un doctorat en chinoiserie avancé est absolument indispensable pour cerner ce roman ? Mais trêve de ronchonnées, commençons par le début :

Chan Koonchung a écrit ce roman en 2009, Les années fastes, avec en tête une idée géniale : 2013, Pékin, la Chine est en pleine glorieuse, alors que le reste du monde courbe encore l’échine, suite au trauma post-crise fincancière. Après quelques recherches, on comprend assez vite qu’il a une grosse envie d’ouvrir les yeux aux jeunes de son pays, élevés avec une histoire tronquée, où les persécutions de Mao sont aux oubliettes, Tiananmen une gentille bourgade au passé fleuri et la famine de 1959-1961 n’a jamais eu lieu…

Toute la population chinoise vit dans le meilleur des mondes, et je suis bien obligée de faire le lien avec Huxley et Orwell (Le Meilleur des mondes et 1984) puisque tout le monde l’a fait, en même temps, c’est tellement évident ! Le roman est présenté sous forme de thriller : l’écrivain Lao Chen et ses amis asthmatiques se rendent compte qu’un mois entier de l’année 2011 a tout bonnement disparu des écrans radars, et la population entière semble l’avoir également oublié. Avec Xiao Xi la paranoïaque en chef, il va enquêter sur ce mois disparu, et se rendre vire compte que ce n’est que le coin du voile, la vérité est bien pire.

C’est exactement la raison pour laquelle le roman circule sous le manteau en Chine et ses provinces associées, après quelques recherches (non, je n’ai pas mon diplôme de chinologie, mais j’ai lu 1984 !) depuis la chute du communisme (lui-même précédé par des flamboyantes dynasties d’empereurs) la Chine est sous le joug d’une forme de dictature totalitaire, préférant vanter le faste en oubliant le reste un peu plus fâcheux.

Le début du roman se laisse lire assez facilement, la dystopie prend forme, on pense à Huxley et son meilleur des mondes (dans lequel les bébés sont conditionnés à des tâches, la société est castée, les vivants surveillés 24 heures sur 24, tout est contrôlé, répertorié, bridé, guindé, pendant que les preuves du passé sont détruites une à une), on imagine une suite rebondissante et étonnante. En effet, Chan Koonchung a eu la bonne idée de débuter son roman par la réalité de son pays, la curiosité est de savoir jusqu’où son imagination va nous emmener.

Mais l’accession à la deuxième et à la troisième partie du livre ne s’adresse qu’à un petit cercle d’initiés, habitués à la lecture d’essais critiques géopolitiques. Personnellement, cela ne m’a pas botté, ça m’a même carrément ennuyée. Oui, je l’avoue, j’ai sauté des pages… je suis même retournée en arrière. Pour comprendre. Au fond, que voulait vraiment Chan Koonchung pour ses idées ? Les travestir dans un roman pour terminer par un pamphlet politique amer ? A croire qu’il avait une idée de roman, une envie d’essai, qu’il a écrit les deux séparément et les a réunit à la "va-comme-je-te-pousse" !

Et même si l’idée est d’expliquer qu’on ne peut avancer sans connaître les erreurs du passé, qu’on peut toujours tirer une leçon des précédentes crises, tout ceci aurait mérité de suivre le ton romanesque de la première partie, ou d’avoir le ton politicien ronflant des deuxième et troisième parties.

Bref, une grande déception sur fond de dystopie proche futuresque… Un grand dommage pour un roman avec une si jolie couverture.

 
 

Nathalie Bachelerie         
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