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puce Festival Crazy Week !!! #4 (édition 2013) - vendredi
Dallas Frasca - Jil Is Lucky - Rover - Concrete Knives  (Théâtre de Verdure, Nice)  du mardi 16 au samedi 20 juillet 2013

Depuis 2010, le festival Crazy Week oeuvre dans une programmation pop rock et éclectique au succès montant indéniable. Dans cette "semaine folle" de concerts au Théâtre de Verdure à Nice (du mardi 16 au samedi 20 juillet), nous intégrons les lieux pour un troisième volet riche en diversité.

Ce soir, nous aurons tout particulièrement droit à quatre concerts, à l'image de nouveaux talents tels que Dallas Frasca, Jil Is Lucky, Rover et Concrete Knives, de très bons crus autant variés que détonants.

Hormis les deux précédentes soirées affichant sold out avec pas loin de 3200 personnes pour 30 Seconds To Mars ou même Asaf Avidan, ce soir le public s'est fait discret, annonçant ainsi un concert en toute intimité. Qu'à cela ne tienne, ça n'empêchera pas une connexion pleine d'émotions sous le signe des découvertes.

La soirée (ou plutôt une fin de journée très ensoleillée) débuta par le trio Australien Dallas Frasca. C'est donc avec un rock puissant aux sonorités blues impitoyables mais authentiques, que le groupe ouvrira les hostilités.

Composé d'une chanteuse au look punk limite grunge, à la voix éraillée telle que Janis Joplin, d'un guitariste proche des ZZ Top tant dans son jeu que dans sa pilosité et enfin d'un batteur à l'envergure d'un body-builder tout droit sorti de la mythique série "Baywatch", notre combo aussi parfait qu'improbable réussi dès les premiers riffs à occuper tout l'espace sonore.

L'ivresse spontanée de cette musique rend la prestation captivante, autant par une performance visuelle qu'auditive, grâce à un guitariste monté sur ressorts qui transcende la scène par un touché de "gratte" démentiel. Certes, le batteur nous offre aussi un spectacle derrière son physique ravageur (moulé dans son caleçon de bain sexy), se défoulant à en fendre la peau des toms. Tandis que la chanteuse semble comme habitée, voire possédée par toute son énergie (trans)musicale, engageant un chant rauque à la limite du déchirement des cordes vocales. Une énergie communicative et éprouvante avec un set sans temps morts.

Une entrée beaucoup moins fracassante mais plutôt à la cool, c'est néanmoins avec de grands sourires que nous accueille intimement (voire presque à domicile) Jil Bensénior, plus connu sous le nom du groupe Jil Is Lucky, issu d'une union 100% masculine à l'image d'une tendance plutôt actuelle dans la musique comme dans l'attitude.

Sans trop de réelle surprise, cette formation live (ré)instrumentalisée, avec cette légère prédominance folk aux sonorités synthétiques et aux grands c(h)oeurs, fonctionne toutefois assez bien.

Avec une assise plutôt carrée, le show semble (à notre regret) très rodé, perdant ainsi de sa spontanéité.

Assez entraînant sans aucun doute, ça sonne foncièrement bien, mais sans nous ébranler pour autant.

C'est pourtant une chouette version de "The Wanderer" qui nous est interprétée, sous un tempo plus "down", avec des mélodies prenantes qui flottent dans les airs (comme des coquelicots), parvenant même à donner quelques frissons. Un moment agréable et apaisant sans atteindre toutefois d'intenses profondeurs.

Le set de Jil Is Lucky terminé et l'heure étant formelle, notamment avec la ponctualité du festival, nous attendons impatiemment la montée de Rover sur cette scène du Théâtre de Verdure. Premières notes, premiers accords, le ton est donné... D'une carrure qui en impose, tout de noir vêtu à l'image de son attitude sobre, dès son arrivée le charisme se dégageant est un envoûtement quasi immédiat.

Timothée sous le pseudo Rover comme pour rendre hommage aux voitures vintage de son enfance et synonyme du voyage "To Rove" qui scella son identité, est présent aussi bien dans sa musique que pour le public avec quelques mots échangés sous le trait de l'humour.

Rendant cet instant intimiste voire unique, le temps en serait presque suspendu.

La magie opère au fur et à mesure qu'il s'écoule, aussi lentement que le filet d'eau d'une paisible rivière, d'un chant navigant avec la même finesse entre graves et aigües, au lyrisme proche de celui de David Bowie.

Sur "Silver", une émotion s'installe en chacun de nous, "Aqualast" est majestueux par des mélodies berçant nos oreilles, un univers sibyllin s'installe en ces lieux. Rover continue ainsi de nous hanter tout au long de sa prestation aussi féerique qu'émouvante. C'est sous l'insistance de la programmation que Rover laissa flotter derrière lui une atmosphère de quiétude et de béatitude, avec ses deux musiciens improvisant sur l'écume des notes du dernier morceau "Fool of the Grace" qui prendra aux tripes.

Cet ultime marathon démarre instantanément sur les chapeaux de roues, avec une scène investit de ces six jeun's, incontestablement dotés d'une énergie débordante et redoutable, formant les Concrete Knives.

Partageant ainsi leur excitation collective avec un public plutôt réceptif en cette clôture de soirée, malgré déjà trois prédécesseurs qui accaparèrent allègrement la scène, nos six joyeux compères ne se sont pas moins démontés pour autant.

Enchaînant les titres comme des tubes avec aisance et sautant à en perdre la tête dans tous les sens, cette nouvelle vague de fraîcheur réalise un mélange subtilement orchestré.

Entre une "touch" parfois proche de la world music avec des sonorités tantôt africaines tantôt orientales et un son plus indé, power-pop plutôt contemporain, on se laisse emporter dans cette sauterie à la limite de la transcendance.

Preuve en est que l'enthousiasme est réciproque, avec une invitation ouverte au public comme aux techniciens du festival à danser sur scène.

La soirée arrivera alors à son apothéose par une reprise de Ini Kamoze ("Here Comes The Hotstepper") magistralement réarrangée et réappropriée. Chapeau les artistes !

Malgré un public restreint, la sauce a pris avec succès, grâce à des artistes instaurant une ambiance cosy mais privilégiée dont on ne se plaindra pas. Les absents ayant toujours tort, pouvant l'attester ceux présents qui ne sont pas prêts d'oublier ce moment unique où plusieurs styles se sont côtoyés et où danse, sauts, émotions, transe et sueurs étaient au rendez-vous.

 

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En savoir plus :
Le site officiel du Festival Crazy Week !!!
Le Facebook du Festival Crazy Week !!!

Crédits photos : Sébastien Trivellin (retrouvez toute la série sur son Flickr)


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# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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