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Toujours  (Naim Edge Records)  mars 2014

Plutôt que de chercher à savoir quel est le meilleur disque de l’année, de la décennie, de la semaine, de l’heure, profitons plutôt de ce mois de décembre pour se pencher sur des disques qui vous ont peut-être échappés cette année.

Episode Un : La Menace De l’Espoir.

Sabina sortait en début… Bon, je m’arrête tout de suite, j’entends que ça ricane au fond, je vais donc faire la blague que tout le monde m’a fait lorsque je parlais de ce disque, et que vous brûler d’envie de faire également dans les commentaires (et heureusement qu’il n’y en a pas), comme ça on n’en parle plus, attention : "Ah oui, Sabina, celle qui chantait "Boys, Boys, Boys" et qui en avait gros sur le cœur, si tu vois ce que je veux dire". Oui, je vois très bien ce que tu veux dire petit coquin, puisque sans doute pris d’une crise d’originalité folle, tout le monde m’a dit la même chose. C’est SaBIna et non, ça ne manque pas d’air (jeu de mot honteux). Je disais donc, avant d’être pitoyablement interrompu par un de mes moi-même, que Sabina sortait en début d’année un album nommé Toujours, et qu’il serait dommage de passer à côté.

Sabina Sciubba, ancienne chanteuse des Brazilian Girls (1), mais aussi actrice, artiste, née en 1975 en Italie d’une mère allemande et d’un père Italien, ayant vécu en Italie, en Allemagne, en France et aux States of America. Je n’ai pas pour habitude de me pencher sur la biographie des chanteuses, même s’il y a des chanteuses sur lesquelles j’aimerai me pencher, mais la vie de Sabina permet de mieux comprendre et de mieux appréhender son premier album. Toujours, un disque au nom français avec des textes qui mélangent anglais (pour la plupart) français, allemand et italien. Les langues se mêlent, se succèdent, parfois dans la même phrase, être avec Sabina, c’est se préparer au voyage, elle se décrit en "Sailor’s Daugter", la fille d’un marin, c’est plutôt elle qui ressemble à un marin, just like "Tabarly", nous proposant un voyage entre le soleil et la neige, cherchant l’amour dans chaque port, obligée à se résoudre à pratiquer le pire amour, l’amour à distance ("Long Distance Love") entre New-York et Paris planquée derrière un ordinateur, mais l’amour est rare, il faut le protéger et en profiter. Et au final, comme beaucoup de voyageurs, ne souhaiter qu’une seule chose, rentrer à la maison ("Going Home"), pas pour le confort mais simplement pour le plaisir de rentrer chez soi, pour retrouver l’autre, la maison n’est pas là où on habite mais là où est son cœur.

Musicalement, l’inspiration est à chercher du côté de New York, Sabina est velvetienne en diable, une douce PJ Harvey, la petite fille de Nico, c’est principalement dû à la douceur de la voix, d’ailleurs tout est doux, lipide, clair, transparent mais pas invisible ou insignifiant. Elle mêle astucieusement un peu d’effet, un peu d’électronique dans cette pop plutôt acoustique et traditionnelle, réussissant à la fois des balades et des morceaux plus bruts, plus rythmés ("I Won’t Let You Break Me"). Avec un sens de la mélodie rare, Sabina apporte du soleil dans vos oreilles et dans vos cœurs, à la fin de ces douze petites merveilles, il est difficile de ne pas tomber amoureux de ce disque comme il est difficile de résister à la tentation de lui glisser doucement à l’oreille "Viva l’Amour !".

Et pour finir, comme me le disait un ami en voyant la pochette alors que j’essayais de le convaincre d’écouter ce Toujours : "et puis à poil sur un âne c'est moins vulgaire qu'à moitié à poil dans une piscine". Effectivement, c’est aussi un bon argument...

(1) - Cadeau de Noël : Pour épater vos amis durant un réveillon un peu ennuyeux, n’hésitez pas à prendre la parole et à lâcher : "Saviez-vous que le groupe Brazilian Girls n’était composé que d’une seule fille et qu’il était de New York, d’ailleurs Of Montreal est d’Athens en Géorgie aux États-Unis et I’m From Barcelona de Jönköping en Suède ? Incroyable, non ?" Et hop ! Encore une soirée de sauvée grâce à votre érudition musicale et un peu à moi. Ne me remerciez pas, ça me fait plaisir, c’est ça l’esprit de Noël !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

L'interview de Brazilian Girls (17 janvier 2007)

En savoir plus :
Le site officiel de Sabina
Le Facebook de Sabina


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# 19 mai 2019 : Préparez vos cadeaux

On ne va pas couper à la Fête des mères, alors autant offrir des chouettes cadeaux. Voici une sélection de disques, spectacles, livres et même jeux vidéo pour vos mamans. C'est parti !

Du côté de la musique :

Interview de Romain Humeau de Eiffel autour de "Stupor Machine" accompagnée d'une session acoustique avec le groupe au complet
"Chostakovitch" de Artemis Quartet
"Marilou" de Equipe de Foot
"Le fil d'ariane" de Marianne Piketty & Le Concert idéal
"Trois frères de l'orage : Quatuors de Schulhoff, Haas, Thèmes et variations de Krasa" de Quatuor Béla
"Saisons" de Quintette Aquilon
Jean Pierre Kalfon et Jad Wio aux Rendez vous d'ailleurs
et toujours :
"Beatnik or not to be" de Elias Dris
"Dogrel" de Fontaines D.C.
"Dans le lieu du non-où" de L'Etrangleuse
"Leopold Mozart : Missa Solemnis" de Bayerische Kammerphilarmonie & Alessandro de Marchi
"Traversée" de Chrystelle Alour
"L'odysée remix" de Fred Pallem & Le Sacre du Tympan
présentation du Hellfest Open Air Festival #14
"Les cuivres sur le toit" de Paris Brass Quintet
Hublot EP" de Solal Roubine
"Home is everywhere EP" de Nara

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Happy Child" au Théâtre de la Bastille
"True Copy" au Centquatre
"Cataract Valley" aux Ateliers Berthier
"Folie" au Théâtre du Rond-Point
"Dans la solitude des champs de coton" à la Grande Halle de La Villette
"Logiquim-pertubable-dufou" au Théâtre du Rond-Point
"The importance of being earnest" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"Amours, mode d'emploi" au Théâtre des Mathurins
"Déshonorée" au Théâtre de l'Opprimé
"Jacob, Jacob" au Théâtre-Sénart
"Qui croire " à la Comédie de Reims
les reprises :
"Roses" au Théâtre de la Bastille
"Fin de partie" au Théâtre Essaion
"La Mate" au Théâtre du Rond-Point
et la chronique des autres spectacles à l'affiche en mai

Cinéma :

Oldies but Goodies avec "Divorce à l'italienne" de Pietro Germi
et la chronique des autres sorties de mai

Lecture avec :

"A la droite d'Hitler" de Nicolaus Von Below
"Des hommes en noir" de Santiago Gamboa
"Honorer la fureur" de Rodolphe Barry
"Les anges de Babylone" de Ghislain Gilberti
"Sa majesté des ombres" de Ghislain Gilberti
"Travelling" de Christian Garcin & Tanguy Viel
et toujours :
"A jeter sans ouvrir" de Viv Albertine
"Carnets clandestins" de Nicolas Giacobone
"Le sauvage" de Guillermo Arriaga
"Les carnets de guerre de Louis Barthas 1914-1918" de Fredman
"Toute une vie et un soir" de Anne Griffin
"War is boring" de David Axe & Matt Bors

Froggeek's Delight :

"A plage tale : Innocence" de Asobo / Focus sur PS4, XBOX et PC

"Day's Gone" sur PS4

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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