Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Le Mondial du Tatouage - Edition 2015
La Grande Halle de La Villette  (Paris)  Les 6, 7 et 8 mars 2015

Il y a un mois, se tenait sous la Grande Halle de la Villette le Mondial du Tatouage 2015. Cette troisième édition est unique en son genre, car c’est la seule au monde. En effet, l’initiative du tatoueur Tin-tin est exclusive, avant cet évènement, personne n’avait jamais réuni autant de tatoueurs sous le même chapiteau nulle part sur la planète !

Cocorico : c’est en France qu’on a lancé le 1er mondial du tatouage en 2013.

Et devant l’engouement général pour cette manifestation, le mondial est parti pour durer. Au programme des trois jours : tatouages, concours, expos peinture, aquarelles, Fender, exhibitions, concerts et 8.6 qui coule à flots : rien que ça !

Niveau exposants, pas moins de 340 tatoueurs de 30 pays. Tous les styles, toutes les techniques, rien ne manque.

Le dermographe électrique, les aiguilles sur bambou, le tatouage a un histoire, aujourd’hui encore les tatoueurs perpétuent les techniques ancestrales d’un côté, et innovent avec du matériel toujours plus léger, plus facile à utiliser ou plus ergonomique.

On a vu des gens se faire tatouer absolument dans tous les sens, (ou presque) toutes les parties de leur corps, de toutes les manières possible : assis / debout / couchés. Ils se sont fait tatouer des dessins, des mandalas, des photos, aucune limite à la création artistique.

Du spectacle à tous les étages, et des concours pour ponctuer le week-end. Mais aussi de la musique, avec une programmation très rock’n roll. Tout au long de la journée, les Djs se sont relayé, parmi eux Gunther Love et Moche Pitt dans la comédie Airnadette. Le soir venu, c’est une programmation "métal" : As They Burn et The Ocean. Les deux groupes ont tenu leur promesse de nous décoller les tympans !

As They Burn est une formation parisienne qui existe depuis 2007. De retour d’une tournée européenne, le groupe retrouve Paris et insuffle son énergie rageuse à la Grande Halle. Leur font suite The Ocean, les berlinois ne sont pas en restent, le groupe sert un métal rude, âpre. Leur guitares résonneront jusque tard dans la nuit, on ressort un peu déboussolé de la fosse, saoulé par la musique qui nous aura pris et relâché sur les pavés devant la Grande Halle.

Le second jour reprend de plus belle, un DJ très rockabilly tout au long de la journée, les influences ont été comme celles du tatouage : multiples et variées. Se suivent en fin de journée DJ Madj et Viktor CouP?k, qui chauffent considérablement l’ambiance avant de nous laisser avec Jennifer Cardini. La star ce soir là, c’est elle. La DJette allemande s’est forgée depuis plus de 10 ans, une solide réputation dans le monde de l’électro, DJ résidente du Rex Club, sa renommée mondiale n’est pas un hasard, sa techno : mélange de nu-disco et de minimale teintée de house. Le résultat : le public entre en transe, les heures passent et c’est l’heure de rentrer.

Si la musique n’est pas ici le propos, puisque ce n’est pas un festival, la programmation est suffisante à rentre l’évènement complet. La musique est un art : le tatouage aussi. Et les cultures qui gravitent et s’imbriquent en font aussi une partie.

Tin-tin est aussi le président du Syndicat national des artistes tatoueurs de France. Et il le répète : ce sont des artistes. Le tatouage, c’est bien plus que des aiguilles, de l’encre et de la peau : c’est de l’art. Son projet est aussi inscrit dans la continuité du travail fait par les syndicats, les tatoueurs et les musées (le tatouage s’expose aussi à Branly). Derrière ses faux airs de loubard, Tin-tin est surtout celui qui se bat depuis des dizaines d’années pour son art. Et son style est, d’ailleurs, mondialement reconnu !

Sa récompense pour le moment, c’est ce week-end qui est "sold out", c’est la réponse du grand public, et les opinions qui changent enfin…

Au mondial, on a trouvé très peu de "vierge cutanée", si ceux qui sont venus ne sont pas déjà tatoués, ils viennent pour ça. RDV sur place avec son tatoueur, ou rencontre pour se faire tatouer plus tard, quoi qu’il arrive, ils finiront sous les aiguilles.

Finalement, le tatouage c’est hype ? Oui, plus ou moins, selon Tin-tin… Les stars de foot, les actrices ou les chanteurs, tout le monde se presse sur les divans des tatoueurs du monde entier. Si cela permet la démocratisation de leur art, c’est tant mieux !

Nous avons eu le plaisir de déambuler au son des démographes, des guitares et des clameurs pendant trois jours, l’occasion de poser quelques questions aux gens qui passaient par là , et de vous rapporter leur réponses :

"- Oui le tatouage est partout, c’est une mode, mais elle a toujours été là. Comme les premières femmes qui ont porté un pantalon d’homme : le monde doit s’habituer !" (Annie, 46 ans, tatouée)

"- Moi je trouve cela joli ! Même si parfois les coeurs sur les hommes, je ne trouve pas ça joli !" (Sabri, 9 ans)

"- Bien sûr que je suis tatouée, et c’est pas prêt de s’arrèter !" (Juliette, 23 ans, tatouée)

"- Ma femme est tatouée, je suis tatoué, et si nos enfants n’en veulent pas, nous accepterons ! (rires)" (Antoine, 33 ans, tatoué)

"- Non, je n’ai pas de tatouages ! Mais je suis ici pour ça… » (Nicole, 40 ans)

Le tatouage est de plus en plus accepté, il était donc temps qu’un salon lui soit dédié, et que par celui-là, le grand public puisse découvrir tout ce qui fait partie de l’univers du tatouage. Après trois jours tout à la 8.6, et une épaule tatouée : c’est sûr le mondial, c’était bien !

 

En savoir plus :
Le site officiel du Mondial du Tatouage
Le Facebook du Mondial du Tatouage

Crédits photos : Caroline Doutre


Marika D.         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 12 mai 2019 : Une liste de plus

A l'approche des élections européennes et ses innombrables listes qui ne présagent pas d'un bel avenir, on rajoute la nôtre, celle de la sélection culturelle de la semaine histoire de se changer les idées et se donner tout le plaisir que l'on mérite bien avec de la musique, des spectacles, des films, des livres et même des zombies à dégommer.

Du côté de la musique :

"Beatnik or not to be" de Elias Dris
"Dogrel" de Fontaines D.C.
"Dans le lieu du non-où" de L'Etrangleuse
"Leopold Mozart : Missa Solemnis" de Bayerische Kammerphilarmonie & Alessandro de Marchi
"Traversée" de Chrystelle Alour
"L'odysée remix" de Fred Pallem & Le Sacre du Tympan
Interview de Romain Humeau de Eiffel autour de "Stupor Machine" accompagnée d'un premier titre live, "Chasse Spleen"
présentation du Hellfest Open Air Festival #14
"Les cuivres sur le toit" de Paris Brass Quintet
Hublot EP" de Solal Roubine
"Home is everywhere EP" de Nara
et toujours :
"Foreign lines" de Erevan Tusk
"Seeing other people" de Foxygen
"2029" de Gontard!
"Chopin concertos for piano & string" de David Lively, Quatuor Cambini Paris et Thomas de Pierrefeu
"La poison" de La Poison
"Wasalala" de Madalitso Band
"Children of the slump" de Marble Arch
"Cesar Franck : Piano works quintet" de Michel Dalberto & Novus Quartet
"High strung" de Pamplemousse
"Live bullet song" de Tchewsky & Wood

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Un ennemi du peuple" au Théâtre national de l'Odéon
"Vues Lumière" au Théâtre de la Colline
"Fauves" au Théâtre de la Colline
"La Victoire en chantant" au Théâtre 13/Jardin
"Délivrés de famille" au Théâtre Le Funambule
"Deux femmes pour un fantôme" à l'Aktéon Théâtre
"Mon coeur pour un sonnet" au Théâtre Le Lucernaire
"Le Cabaret de Poussière fait le Zèbre" au Zèbre
Festival des Enfants de Molière à Dieppe
les reprises :
"Tout semblait immobile" au Théâtre de la Bastille
"Providence" au Théâtre Les Déchargeurs
"Aux Délices" au Lavoir Moderne Parisien
et la chronique des autres spectacles à l'affiche en mai

Cinéma avec :

"Versus" de François Valla
Oldies but Goodies avec :
la version restaurée de "Les Lois de l'hospitalité" de Buster Keaton et Jack Blysrone
"Drôles de cigognes !" de Hermina Tyrlova
et la chronique des autres sorties de mai

Lecture avec :

"A jeter sans ouvrir" de Viv Albertine
"Carnets clandestins" de Nicolas Giacobone
"Le sauvage" de Guillermo Arriaga
"Les carnets de guerre de Louis Barthas 1914-1918" de Fredman
"Toute une vie et un soir" de Anne Griffin
"War is boring" de David Axe & Matt Bors
et toujours :
"La bombe humaine" de Olivier Barruel
"La nuit ne dure pas" de Jules Gassot
"Le cri des corbeaux" de Matthieu Parcaroli
"Le jour de ma mort" de Jacques Expert
"Les feux" de Shohei Ooka
"Ombres sur la Tamise" de Michael Ondaatje
"Vraie folie" de Linwood Barclay

Froggeek's Delight :

"Day's Gone" sur PS4

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=