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Interview  (La Scène du Canal Jemmapes, Paris)  septembre 2015

Entrez en résidence avec Pagan Poetry

Avant de t’interroger sur ta Résidence dans ce lieu culturel de Paris qu’est la Scène du Canal Jemmapes, peux-tu nous présenter Pagan Poetry pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ?

Nathalie Réaux : Pagan Poetry, c’est le nom que j’ai choisi pour présenter mes créations, c'est-à-dire la musique que je compose et que j’interprète. J’ai pour habitude de dire que c’est mon grimoire musical, celui dans lequel j’inscris, avec des notes et des mots, la façon dont je reçois le monde et comment je le retranscris. C’est plus large pour moi qu’un propos musical, c’est aussi la digestion de tout ce que j’ai pu écouter, voir, mais aussi lire, ressentir. C’est comme une sorte de chaudron dans lequel je mélange tout ce qui peut me parler, me toucher, m’émouvoir… Voilà, je ne sais pas si c’est bien clair, mais Pagan Poetry, pour moi c’est ça. C’est mon extension artistique.

Pagan Poetry et Nathalie Réaux sont deux entités, une seule ?

Nathalie Réaux : Nathalie Réaux c’est mon nom civil, c’est la personne que je suis (rires) donc je ne suis pas une entité mais bien une personne. Pagan Poetry c’est, encore une fois, mon extension artistique, mon pseudonyme. Par contre, lorsque je travaille pour d’autres artistes, que je collabore sur leurs projets, je garde bien mon nom civil : Nathalie Réaux. Pagan Poetry est vraiment relié à mes propres créations, celles dont je suis le cœur.

Une Résidence d’artiste, les mots feraient presque rêver mais concrètement, qu’est-ce que c’est ?

Nathalie Réaux : C’est un espace, un espace-temps et un espace-lieu, qui nous est réservé afin que nous puissions travailler nos créations musicales dans de bonnes conditions. Par exemple, en ce moment, j’ai besoin de mettre en forme un set de premières parties ou de co-plateaux pour pouvoir le présenter au public, mais aussi pour trouver des partenaires dans un cadre professionnel. Donc une résidence d’artiste sert à construire un concert tant au niveau musical, que la création des lumières, la scénographie, etc. En tout cas pour moi, cette résidence a cet objectif-là.

On entend souvent l’expression "entrer en résidence", peut-on la comparer à l’expression "entrer en contact ou entrer en religion" ?

Nathalie Réaux : C’est intéressant comme question ! En fait, ce que j’entends dans cette question et ce que j’ai envie de répondre, c’est que l’expression "entrer en" implique un mouvement vers l’avant, une volonté d’entrer à l’intérieur, au cœur de quelque chose. En ce sens, "entrer en résidence" c’est aller de plus en plus au cœur du propos, au cœur du projet, au cœur de la musique. Tant par la musique d’ailleurs, que par la lumière ou par la mise en scène. C’est aussi "entrer en contact" dans un premier temps avec les gens avec lesquels on collabore, tels que les musiciens. C’est aller encore plus loin dans la relation avec eux. Avec les ingénieurs du son et de la lumière également. On entre tous en connexion pour créer quelque chose de beau, ensemble.

Et pour revenir à l’expression "entrer en religion", tout dépend du sens qu’on donne au mot "religion". Si l’on considère que la racine latine du mot "religion" est "religio" me semble-t-il, qui veut dire "relier", alors oui c’est une façon "d’entrer en religion" puisqu’on se relie à son projet, on se relie aux personnes avec qui on travaille et on se relie aussi à soi, on se relie  à ce qu’on a envie de dire profondément et artistiquement. Par contre, si on fait référence à des concepts ou des mouvements religieux, dans ce cas, je me sens plus païenne que religieuse, d’où mon pseudonyme Pagan Poetry. Je suis quelqu’un qui a vraiment la foi, je crois au sacré, par contre je n’appartiens à aucun mouvement religieux.

Est-ce une étape indispensable dans la vie d’un groupe ou d’un artiste ?

Nathalie Réaux : Il me semble que oui, puisque le propos d’un artiste étant d’aller jouer sur scène, et d’aller à la rencontre de son public, ça me paraît idéal de pouvoir travailler son set dans des conditions fidèles aux conditions de concert. Je dirais donc que c’est idéal, plutôt qu’indispensable. Mais, d’une certaine façon, il est vrai que c’est une étape nécessaire puisque nous avons besoin d’être mis en condition pour affiner les choses, observer les points à améliorer, ne serait-ce que pour des créas lumières, le travail sur le son, l’incarnation des chansons, etc.

Quand décide-t-on "d’entrer en résidence" ?

Nathalie Réaux : En fait, selon moi, il y a plein de formes de résidences possibles. Par exemple, lorsque je m’isole à la campagne pour créer des chansons, dans un lieu qui me paraît propice à ça, j’ai la sensation "d’être en résidence". Bon, je suis toute seule (rires), je ne suis pas avec les musiciens qui m’accompagnent (Johann Chauveau, Chloé Girodon, Marie Lesnik), mais je m’accorde par exemple trois jours pour une résidence en solo. Quand je cale deux jours avec les musiciens parce qu’on a des choses à travailler, j’ai la sensation "d’être en résidence". Mais si on a vraiment besoin d’une résidence conventionnée, c'est-à-dire soutenue par une salle de concerts ou par différents organismes tel que Arcadi, ce qui est mon cas, on décide d’y entrer lorsqu’on a envie de d’évoluer dans un cadre plus professionnel. Pour moi, ces résidences vont me servir à préparer un set, une première partie par exemple, que je vais pouvoir présenter aux professionnels pour trouver des partenaires pour la suite.

Pourquoi ici, à la Scène du Canal ?

Nathalie Réaux : il y a plusieurs raisons à ça.

La première : j’ai découvert la Scène du Canal lors d’un co-plateau avec L’Arbre à Kiwi. Je ne connaissais pas cette salle. J’y rencontré des gens chouettes et comme je vis à Paris, c’est idéal pour moi géographiquement. J’ai aimé le premier contact avec l’équipe de la scène du Canal. Des gens vraiment sympas, bienveillants et accueillants.

La deuxième raison, c’est que je suis une artiste soutenue par Arcadi, qui est un organisme qui propose de l’aide à la résidence et à la diffusion pour les artistes en développement. Il se trouve que dans les lieux qu’Arcadi m’avait suggérés, il y avait La Scène du Canal. Lorsque je leur ai fait une demande de résidence, ils ont accepté.

J’ai également été faire une première partie de résidence à Canal 93 à Bobigny et eux aussi ont vraiment été supers ! Ce sont les deux salles qui m’accueillent autour de ce soutien Arcadi et ces deux lieux sont très agréables pour travailler, à tous points de vue. J’ai rencontré des gens qui m’ont vraiment ouvert leurs bras et c’est appréciable quand on cherche des lieux pour travailler. Ça me fait penser qu’au début de Pagan Poetry, j’avais fait une résidence à Allonnes dans la Sarthe, à la salle Jean Carmet… et là idem, ce sont des gens que je garde précieusement dans mon cœur parce qu’ils ont été là au moment où j’en avais besoin. Ils m’ont eux aussi ouvert leurs bras leur salle et c’est précieux pour des artistes émergeants comme moi. J’en profite donc pour remercier La Scène du Canal à Paris, Canal 93 à Bobigny et la salle Jean Carmet à Allonnes.

J’ai souvent lu ton nom associé à plusieurs projets musicaux et notamment à celui de Christophe Miossec, comment fais-tu pour mener plusieurs projets de front ?

Nathalie Réaux : Je ne suis pas sûre de vraiment réussir à mener plusieurs projets de front, justement… C’est pour ça que Pagan Poetry est un projet qui prend son temps, parce qu’en parallèle de ma musique, je travaille avec d’autres artistes. Dernièrement j’étais en tournée avec Christophe Miossec et j’ai adoré cette tournée. Par conséquent, je me suis beaucoup investie et je n’ai pas beaucoup avancé sur Pagan Poetry en parallèle. Enfin non… pour être plus précise, disons que je n’ai pas vraiment avancé en terme d’écriture de nouvelles chansons. Par contre, j’ai avancé sur d’autres aspects. Parce que quand on travaille avec des artistes de cette ampleur, on peut observer tout ce qu’il se passe autour d’eux à savoir, comment ça fonctionne, avec le tourneur, le manager, etc. C’est donc une grande phase d’apprentissage pour la suite. Je fais comme je peux avec les différents projets auxquels je participe pour le faire sérieusement et avec cœur. Alors, je ne sais pas si j’arrive à tout mener de front, mais j’essaie en tous cas de le faire du mieux possible.

Si le public souhaite te rejoindre sur ta prochaine étape artistique, où lui donnes-tu rendez-vous ?

Nathalie Réaux : Ce qui se profile en ce moment c’est une fin de tournée avec Miossec. Il ne reste plus qu’une date pour venir me voir, et c’est complet mais bon voilà, je suis le 12 septembre à Ouessant pour la toute dernière date de la tournée. Ensuite, je serai sur scène avec Katel, une artiste et une amie que j’aime énormément et que j’accompagne sur scène. Nous serons le 20 septembre aux Trois Baudets à Paris. J’ai d’autres projets en cours mais ils sont encore en "discussion" donc je ne peux pas trop en parler pour le moment, j’attends de voir comment ça évolue. Sinon j’espère évidement avoir très bientôt des concerts de Pagan Poetry suite aux résidences que je viens de faire. A part ça, on peut me trouver virtuellement sur mes sites internet. J’ai également deux pages Facebook : Nathalie Réaux et Pagan Poetry. En général, je réponds quand on me pose des questions (sourire). Il y a plein de façons de me rencontrer ou de me contacter, sur scène et en dehors de la scène, je veux dire… (rires)

Pour terminer, je dirais bien que Pagan Poetry m’a sauvé la vie mais il faudrait qu’on inverse les rôles et que du coup ce soit toi qui pose les questions ! Peut-être dans une autre vie.

Nathalie Réaux : Donc ce n’est pas une question là ! Effectivement, je vais réfléchir aux questions que je pourrais te poser, Marie ! À bientôt en tout cas et merci beaucoup d’avoir pris le temps de me poser toutes ces questions. Ciao et bises à toute l’équipe de Froggy’s Delight !

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Pagan Poetry
Le Bandcamp de Pagan Poetry
Le Soundcloud de Pagan Poetry
Le Facebook de Pagan Poetry
Le site officiel de Nathalie Réaux
Le Facebook de Nathalie Réaux

Crédits photos : Arnaud Kehon


Marie Destouet         
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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