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Adore Life  (Matador)  janvier 2016

J'ai découvert Savages peu avant leur enthousiasmant premier album Silence Yourself. Ce disque explosif fait partie de ceux qui ont imprimé une belle trace dans ma vie. Une claque en pleine face qui m'a laissée un moment étourdie, provoquant un quasi bonheur orgasmique. La rage nerveuse qui s'en dégageait m'a littéralement fascinée, l'univers noir et tendu captivée, l'imaginaire suggéré par cette bande de filles hurlantes, vêtues de noir m'a séduite. Le choc a été tellement puissant qu'après m'en être relevée, et avoir digéré cette découverte, je n’espérais pas grand chose de la suite. Il faut avouer qu'après une telle réussite, le cap du second album est on ne peut plus périlleux.

Savages est un quatuor franco-britannique, composé de la chanteuse Jehnny Beth, de Gemma Thompson à la guitare, d'Ayse Hassan à la basse et de  Fay Milton à la batterie. Le groupe a beaucoup tourné cet été, et ses apparitions ont fait sensation lors des festivals estivaux (notamment en France à la Route du Rock). Le charisme débordant de Jehnny Beth a littéralement emballé un public comblé, au bord de l'hystérie. Mes craintes un peu dissipées, et ma curiosité titillée, j'ai osé espérer un deuxième album à la hauteur de ce que j'avais pu entendre lors des concerts.

Venons-en au fait. Adore Life donc, le deuxième album, a été produit par Johnny Hostile, le compagnon de Beth, avec la participation de Richard Woodcraft au son et de Anders Trentemöller au mixage. Le groupe raconte l'avoir envisagé plus positif et plus apaisé que le précédent, avec un thème central : l'amour. Jusque là rien de bien original, sachant qu'il s'agit du thème commun d'à peu près 90% de la production pop/rock.

C'est avec une certaine fébrilité, à la fois inquiète et impatiente, que j'ai abordé la première écoute de Adore Life. Une chose est sûre : l'énergie est là, belle et brute. Cette énergie héritée du post-punk, dont Savages ne cache pas sa filiation. L'ombre de Siouxsie plane toujours invariablement en arrière-plan et aussi un peu celle de Joy Division que l'on retrouve dans quelques moments de l'album, un peu subrepticement. La basse est omniprésente, les guitares incendiaires, et le chant terriblement habité. Tout cela c'est un peu leur marque de fabrique depuis le début. Mais si l'urgence se fait effectivement moins sentir que sur Silence Yourself, la tension est toujours là, bien présente, derrière cet apaisement précaire. Des chansons d'amour d'où se dégagent, de la noirceur mais aussi une réelle sensualité et une tension sexuelle presque palpable. Adore Life a cette ambivalence délicieuse de la douceur électrique, comme un velours qui piquerait un peu la peau. Pas de fragilité ni de mièvrerie dans ce récit de l'amour non, mais une sensibilité sombre et froide.

La pochette est sublime, avec ce gris glacé et ce poing levé, symbole du combat, de la résistance, de la lutte. Mais ce poing évoque aussi le choc ou la claque (pour en revenir au début) qui atteint en plein cœur ou en plein visage.

Du bruit, de la douceur, de la beauté pour cette belle réussite qui ne demande qu'une suite pour asseoir véritablement Savages dans la cour des très grandes.

 

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Savages en concert à Pitchfork Music Festival Paris #3 (édition 2013)
Savages en concert au Festival La Route du Rock #25 (dimanche 16 août 2015)
Savages en concert au Festival La Route du Rock #26 (dimanche 14 août 2016)

En savoir plus :
Le site officiel de Savages
Le Facebook de Savages


Rita Zarai         
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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
"L'homme au million ("The Million Pound Note") de Ronald Neame
des incontournables japonais :
des figures tutélaires :
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et des plus jeunes :
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"Le Chant du styrène" de Alain Resnais
"La chambre" de Chantal Akerman
"Pauline" de Céline Sciamma
"La traversée de l'Atlantique à la rame" de Jean-François Laguionie

Lecture avec :

"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
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