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puce Festival Fnac Live #6 (édition 2016) - jeudi 21 juillet
Nicolas Michaux - A-WA - Odezenne - Vianney - Yaël Naïm - Thylacine  (Hötel de Ville, Paris)  du 20 au 23 juillet 2016

En ce jeudi, Fnac Live fête le vingtième anniversaire du label Tôt ou Tard. Label de Vincent Delerm, Lhasa, Thomas Fersen, Cats on Trees, Les Têtes Raides, Luce, Matthieu Boogaerts ou encore Shaka Ponk, cette structure semble avoir des objectifs de diversification et de changements stratégiques en ligne de mire. Mais en ce jeudi, ce sont les artistes qui sont à l'honneur sur la grande scène devant la Mairie de Paris et dans les salons de l'Hôtel de Ville.

Premier en scène, Nicolas Michaux que j'avais vu au Point Éphémère quelques mois auparavant. J'étais alors sorti de son concert passablement énervé par ses chansons dans la langue de Shakespeare. Je n'ai rien contre les belges qui chantent en anglais, la preuve, j'attends Balthazar avec impatience ce samedi. Mais encore faut-il que les paroles dépassent le "Baby, I love you. I love you, Baby", sinon on est déçu lorsque, en chanson suivante, le chanteur n'interprète pas des tubes potentiels qui pourraient s’intituler "Brian is in the kitchen" voire "This is a chair, isn't it?". En plus, l'accent francophone de Nicolas Michaux était loin d'être charmant, comme c'est le cas chez Popincourt ou Les Calamités par exemple. Au Fnac Live, je peux garder mon calme, Nicolas Michaux concentre son set sur des chansons en français, quoique ses paroles soient à peu près aussi insipides en français qu'en anglais. Il débute son set avec "À la vie à la mort" puis continue avec le slow-braguette "Si tu me laisses". Les envolées guitareuses pseudo seventies, pseudo rock, ne parviennent pas à masquer l'inanité du propos. Je prends mon courage à deux mains. Mais finalement je renonce bien vite et fuis avant la fin de la demi-heure de set.

Le groupe israélien A-WA est formé de trois sœurs d'origine yéménite. Les chants folkloriques interprétées dans le dialecte arabe-yéménite, sont revus de manière contemporaine et électro. On pense à Natacha Atlas ou à Rachid Taha dans les années 90 en version plus sucrée. Leur premier disque est produit par Tomer Yosef des Balkan Beat Box. Sur scène, elles sont entourées de musiciens qui semblent échappés d'un groupe de métal des années 70. L'apport de la guitare-clavier pour l'habillage joyeusement kitsch des mélodies est énorme. Quant aux poses de guitar-hero de leur claviériste, elles apportent une bonne humeur, peut-être un peu involontaire, à l'ensemble. Mais surtout c'est gai, bourré d'énergie. Sur le parvis de l'Hôtel de Ville, qui s'est rempli moins vite que la veille, la foule lève les bras et tape dans les mains. Au regard de l'accueil reçu par le public, leur chanson "Habib Galbi" pourrait bien devenir un hit surprise de l'été.

Le trio Odezenne, devenu quatre sur scène, a beau avoir déjà rempli un Olympia, c'est pour moi une découverte. Entre beats rock, phrasé rap et textes crus, les bordelais s'affichent devant un mur de matos de studio dont on se pose la question de l'utilité. A quatre, ils sont moins efficaces que Jain la veille, qui elle n'avait qu'un mac et une clé USB. Le bling-bling d'Odezenne passe par cet exhibition de matos, bien plus que par leurs fringues dont on ne voudrait même pas pour aller biner au fond du jardin. Sérieusement, quand un groupe exige une validation préalable des photos avant diffusion, on aimerait que ses membres fassent l'effort de ne pas être sapés comme des "people of Walmart".

Au niveau des paroles et au regard des thèmes abordés, on a envie de les envoyer prendre des cours d'écriture chez Klub des Loosers. Musicalement, les bordelais parviennent à faire réagir vingt personnes sur la place de l'Hôtel de Ville, le reste de la foule semble simplement attendre que ça se passe. Je rejoins l'immense et écrasante majorité des spectateurs ; je prends mon mal en patience. Si j'étais gentil, je pourrais attribuer le gros flop réalisé par Odezenne à leur position sur la grille de programmation en milieu d'après-midi alors que l'immense majorité du public semble s'être déplacé pour voir Vianney, mais d'une part je ne suis pas gentil, et d'autre part même cet argument ne suffirait pas à expliquer cette longue parenthèse durant laquelle le public ne réagissait pas.

La scie musicale "Tétéoupala", et les blagues à deux balles incessantes sur les réseaux sociaux à partir du titre de ce single donnaient plus envie d’attraper une otite que d'aller écouter l'album de Vianney. De plus, les couleurs pastels de la pochette et sa petite virgule de cheveux sur la tempe gauche l'ont tout de suite placé dans le top des chanteurs tête-à-claque de l'année dernière aux côtés de Maître Gims, Louane et Christophe Maé (qui aura toujours une place dans ce top). Bref, ce n'était pas de gaieté de cœur que j'allais assister au concert du jeune homme à l'image de gendre idéal.

Et là, surprise ! Le type est seul en scène avec ses deux guitares et ses pédales pour faire des boucles. Pas rasé, coiffé normalement, il bouge énormément sur scène. Lorsqu'il engage le dialogue avec le public, c'est de manière simple et sympathique. Il fait le boulot, et il le fait bien. Chanteur de variété dans le style de De Palmas et entertainer, Vianney assure. Même si musicalement, ça me laisse indifférent, mes a priori tombent d'un coup. Sa reprise de "Je ne suis pas un héros" de Balavoine est l'occasion pour le public de chanter et de communier avec l'artiste. Sans surprise, il termine avec "T'étais où ? Pas là." qui rencontre un succès énorme. Enfin, un auteur qui utilise le terme "souillon" dans une de ses chansons, "Les gens sont méchants", mérite le respect.

Yaël Naïm a été consacrée par deux fois artiste féminine de l'année aux Victoires de la Musique. C'est avec sa chanson "New Soul" associée à une pub d'Apple qu'elle est parvenue à conquérir le grand public. Son dernier album, Older, est résolument optimiste.

Après trois chansons assise derrière le piano, elle vient en avant de scène. Entourée de quatre musiciennes / choristes, dont Nathalie Réaux de Pagan Poetry, d'un guitariste et d'un batteur, elle enchaîne nouvelles chansons et tubes. "Coward" accompagnée de ses seules choristes féminines est une pure merveille. Sa voix est puissante. Tout est harmonieux, sophistiqué sans être prétentieux. Triomphe mérité pour Yael Naïm.

Le jeune artiste angevin Thylacine a composé son album à bord du Transsibérien. C'est donc un voyage musical qui vont vivre les spectateurs du Fnac Live. Derrière ses machines, il prend un saxophone pour le morceau d'ouverture. Puis il tape comme un damné sur une batterie électronique en même temps qu'il mixe. Les grosses basses soulèvent la foule. Le parvis de l'Hôtel de Ville est devenu un immense dancefloor. Loin de l'image de DJ pousse-bouton escroc d'un Getta ou de The Avener, Thylacine mouille la chemise. Cette expérience entre nappes électroniques et superposition des rythmes fait souffler un vent de liberté devant la Mairie de Paris.

Joyeux anniversaire, Tôt ou Tard !

 

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En savoir plus :
Le site officiel du Festival FNAC Live
Le Facebook du Festival FNAC Live

Crédits photos : Diane Hion (retrouvez toute la série sur Taste Of Indie)


Laurent Coudol         
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# 22 septembre 2019 : Fin d'été

Fin d'été c'est le titre du nouvel album de Samir Barris, on vous en parle en ces premiers jours d'automne, tout comme les autres sorties musicales, littéraires, théâtrales, cinématographiques et muséales qui ont retenu notre attention cette semaine. C'est parti !

Du côté de la musique :

"Corpse flower" de Mike Patton & Jean Claude Vannier
Rencontre avec Joseph Fisher autour de "Chemin Vert", assortie d'une session acoustique à découvrir ici
"Prokofiev : Visions fugitives" de Florian Noack
"The basement tapes" de Mister Moonlight
"The uncompleted works volume 1, 2 & 3" de Nantucket Nurse
"Là-Haut" de Gérald Genty
"Ilel" de Hildebrandt
"Buxton palace hotel" de Studio Electrophonique
"Vian" par Debout sur le Zinc
"Impressions d'Afrique" de Quatuor Béia & Moriba Koita
"Fin d'été" de Samir Barris
et toujours :
"Schlagenheim" de Black Midi
"Tokyo dreams" de Dpt Store
"Terry Riley : Sun rising" de Kronos Quartet
"Diabolique" de l'Epée
"Mer(s) : Elgar, Chausson & Joncières" de Marie-Nicole Lemieux
"Like in 1968" de Moddi
"Voodoo queen" de One Rusty Band
"Moon" de Violet Arnold

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"L'Autre monde ou les Etats et Empires de la Lune" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"Le Misanthrope" à l'Espace Cardin
"L'Animal imaginaire" au Théâtre de la Colline
"Data Mossoul" au Théâtre de la Colline
"Danser à la Lughnasa" au Théâtre 13/Jardin
"Le Frigo" au Théâtre de la Tempête
"A deux heures du matin" au Théâtre L'Atalante
"La Veuve Champagne" au Théâtre de la Huchette
"Le Square" au Lavoir Moderne Parisien
"Jo" au Théâtre du Gymnase
"Jean-Marie Galey - Ma Comédie française" au Lavoir Moderne Parisien
"Ah ! Félix" à l'Eglise Sainte-Eustache
"Le Voyage musical des Soeurs Papilles" à la Comédie des 3 Bornes
"Lucie Carbone - Badaboum" à la Comédie des 3 Bornes
"Casse-toi diva" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Nora Hamzawi" au Théâtre du Rond-Point
des reprises
"Letzlove - Portrait(s) Foucault" aux Plateaux Sauvages
"One night with Holly Woodlawn" aux Plateaux Sauvages
"Diva sur Divan" à la Comédie Bastille
"La Liste de mes envies" au Théâtre Lepic
et la chronique des spectacles à l'affiche en septembre

Expositions avec :

"Mondrian figuratif" au Musée Marmottan-Monet
"L'Age d'or de la peinture anglaise - De Reynolds à Turner" au Musée du Luxembourg

Cinéma avec :

"Ne croyez surtout pas que je hurle" de Franck Beauvais
Oldies but Goodies avec "Marie pour mémoire" de Philippe Garrel

et la chronique des films à l'affiche en septembre

Lecture avec :

"Barbarossa : 1941. La guerre absolue" de Jean Lopez & Lasha Otkhmezuri
"Bête noire" de Anthony Neil Smith
"Dictionnaire égoiste de la littérature mondiale" de Charles Dantzig
"Gaeska" de Elrikur Orn Norddahl
"Les refuges" de Jérôme Loubry
"Liquide inflammable" de Robert Bryndza
et toujours :
"Ici seulement nous sommes uniques" de Christine Avel
"Les altruistes" de Andrew Ridker
"Les yeux fumés" de Nathalie Sauvagnac
"Un autre tambour" de William Melvin Kelley
"Un mariage américain" de Tayari Jones
"Week end à New York" de Benjamin Markovits

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

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