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Fuck the Hell Yeah !  (Yotanka)  avril 2016

Mais qu’est-ce qui lui a pris… me direz-vous ? Quelle mouche l’a piqué ? Mais quoi donc ? Mais quoi se passe-t-il dans Fuck The Hell Yeah !... ? Une flopée d’onomatopées passera dans un premier temps le long de vos lèvres alanguies, puis vous trifouillerez un peu partout pour trouver la pochette de ce CD égaré, et tomberez nez à nez avec Robert Le Magnifique.

Sorte de Guillaume le Conquérant de la musique expérimentale, de Joséphine de Beauharnais de l’élégance, il est le syndrome de la Tourette du palimpseste auditif… Robert le Magnifique, un magicien du quotidien, un Don Quichotte décelant l’harmonie dans le vacarme. Un génie visionnaire qui dérange ou qui séduit, mais qui ne laisse pas indifférent.

L’album est un savant assemblage de sons picorés de-ci de-là et associés en plages sonores, avec le sable qui file entre le marteau et l’enclume du canal carpien de vos orteils croisés. Si si, je vous assure, particulièrement unique comme sensation. Le génie a trouvé le juste équilibre, pile poil au bord du gouffre qui frise, à la frontière du grand n’importe quoi et de la trouvaille musicale.

Robert Le Magnifique a choisi d’illustrer Fuck the Hell Yeah ! de ce que nous nommons vulgairement "bruits" du quotidien, la chute d’un objet, le brouhaha des conversations, les affreuses bandes sonores des jeux d’arcade et les délicates notes d’un mobile pour bébé, tous ces sons que nous méprisons et redoutons (qui n’a jamais enlevé les piles du jeu du petit neveu pour qu’il arrête de couiner dans nos têtes).

Des tatatis, des tagadas, du tsoin-tsoin, du piano à deux touches, ce qui agace et exaspère, Le Magnifique en fait un gros gloubi-boulga sonore, exutoire à la pensée abstraite. Il nous emporte dans son univers psychédélique, où les murs sont tantôt miroirs, tantôt aveugles, quand le bas et le haut sont confus, que l’oreille interne ne comprend pas et doit céder la place aux autres sens… vos hémisphères se renvoyant l’information en saccades redondantes… jusqu’à atteindre le vertige et un soulèvement de conscience…

Et puis vous vous rendez compte que chaque titre a une histoire. D’abord à tâtons, le voyage vire extatique avant de devenir carrément lyrique… Il vous prendra des envies de tutoyer les météorites et de boire du suc de poireau, ou de tutoyer le poireau et de boire des météorites. De vivre de nouvelles expériences par tous les sens.

Robert Le Magnifique est un pléonasme d’artiste, il projette une vision nouvelle du quotidien sans pleurnicher ni se repentir, il fait tomber les barrières de la création musicale et nous transporte dans son monde. Fuck The Hell Yeah ! fait vibrer les sensations et trembler de nouvelles émotions dans nos corps blasés de solitaires entourés. Mieux que la MDMH et l’ecstasy réunis, je vous dis moi… et sans effet secondaire. Avec accoutumance…

Vous n’écouterez plus de la même façon votre stylo rouler sous la table, vous inventerez une histoire au battement du tambour de la machine… atteindrez-vous l’orgasme de l’étrier quand la pile de vaisselle s’effondrera ?

 

En savoir plus :
Le site officiel de Robert Le Magnifique
Le Bandcamp de Robert Le Magnifique
Le Facebook de Robert Le Magnifique


Nathalie Bachelerie         
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# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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