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Conférence de presse  (Festival Solidays 2005)  9 juillet 2005

Sous ses apprences policées et nonchalantes, Alexis HK ne s'en laisse pas conter.

Alexis HK : Bonjour. Salut. Ça va ?

Que signifie pour vous votre participation au festival Solidays ?

Alexis HK : Il s'agit d'une scène importante car une scène utile. Quand on est chanteur, on n'est pas toujours sociologiquement utile à la société et là cela fait du bien de se dire que notre présence peut apporter quelque chose dans une énergie de solidarité. C'est très…"honorifiant"…c'est un mot qui n'existe pas …

Y a-t-il un message particulier que vous souhaitez adresser au public ?

Alexis HK : Je crois que tout le monde est ici pour dire que l'ennemi c'est l'indifférence et le but du festival est de rapprocher les esprits pour éviter l'indifférence.

Dans vos chansons vous abordez les thèmes comme la violence, la haine. Le sida pourrait-il en faire partie ?

Alexis HK : Oui. Mais il y a des sujets à manier avec délicatesse. Le sida est un thème qui ne peut être aborder que sous l'angle de l'information, pour dire que l'on a compris de quoi il s'agissait, ou de la morale en indiquant ce qu'il faut être, ce qu'il faut faire ou non.

Je pense que le dialogue et la pédagogie sont plus utiles et efficaces que les chanteurs. On n'a pas besoin des chanteurs pour tout. Alors bien sûr, après, les chanteurs viennent et en rajoutent parce qu'ils ont pignon sur rue et peuvent faire passer des messages.

Mais à mon sens, et pour ce que je fais, il y a des choses qui se chantent et d'autres moins. Pour ma part, je ne suis pas sûr de pouvoir traiter de ce sujet dans une chanson. Et je n'ai pas de leçon à donner. Le message est clair quant au port du préservatif et à l'accès aux médicaments en Afrique. Mon raisonnement binaire est là et la mise en conscience suffit.

La participation à ce genre de festival est-elle importante ?

Alexis HK : En fait, quand on commence à faire la tournée des festivals, on n'est pas certain d'être sollicité pour Solidays. Dans ce cas, on est content de le faire. Il est vrai que je réponds 2 fois plus présent quand le festival peut être utile pour une cause. Ainsi j'ai joué pour la Ligue contre le cancer. Cela me permet également à titre personnel de ne pas rester dans l'indifférence et de prendre directement et concrètement conscience des problèmes de société. Les artistes en apprennent et en reçoivent autant que les festivaliers.

Etes-vous nostalgique de la chanson poétique ?

Alexis HK : Je ne suis pas nostalgique car cela ne sert à rien à moins qu'il ne s'agisse de belle nostalgie, pour garder un souvenir beau des choses. Me retrancher dans le passé ne m'intéresse pas. Il est vrai que j'ai beaucoup écouté de chanson poétique, de chanson à texte et les mots sont un moyen de communication important entre les gens. Donc j'essaye de faire bien les choses.

Votre 2 ème album "L'homme du moment" vous utilisez davantage le "je". Est-ce une façon de vous dévoiler ?

Alexis HK : Je m'exprime en effet à la première personne du singulier parce qu'à un moment j'en ai eu marre des chansons narratives. Il est bien de varier les plaisirs et quand on veut exprimer certaines choses plus personnelles ou faire passer un personnage imaginaire, c'est mieux de s'investir dans la 1 ère personne. Grâce à ma mère, j'ai appris toutes les personnes dans la conjugaison et je n'hésiterai pas à les utiliser toutes.

Que ressentez-vous à être l'homme du moment ?

Alexis HK : Etre l'homme du moment, c'est un concept un peu dur car un moment passe vite et on peut très rapidement tomber dans l'oubli. C'est trop fort d'avoir sa photo couleur sur Télé Z. Mais on se dit : "Je ne le connais pas ce Grégory avec 3 y et 2 g dans son prénom". Ce côté jetable me fait un peu rire et un peu peur. C'est la raison pour laquelle j'en ai fait l'homme du moment qui ne rêve que de gloriole. Ce n'est pas parce que je me prends pour l'homme du moment. Mais je suis quand même posé la question et cette chanson a joué le rôle d'une thérapie. Du coup j'économise du psy.

Solidays étant un festival un peu particulier, votre set sera-t-il un peu différent ?

Alexis HK : Je vais essayer de faire quelque chose de chaleureux et d'assez énergique. Pour mes autres concerts, la scénographie a été faite par une personnage qui fait du théâtre donc, parfois, nous prenons des temps de sociétaire ce que je ne ferais pas ici car je n'ai pas envie que les gens s'endorment sous mes yeux. Je vais jouer l'énergie et la convivialité.

Quels sont vos projets pour le 2 ème semestre 2005 ?

Alexis HK : Je continue la tournée. Je vais faire des dates à l'étranger en Egypte, en Syrie. Et puis je continue à écrire des chansons pour progressivement pour renouveler mon stock et avoir de la matière pour un autre album. C'est une spirale …infernale…cette histoire (sourires)

Vous écrivez mieux sur la route ?

Alexis HK : En ce moment, je suis chez moi, j'y suis bien et j'arrive à écrire des chansons. Parfois, j'ai besoin de bouger et parfois, j'ai besoin de me poser car je suis fatigué. Et j'ai une hygiène de vie très axée sur le sommeil. En ce moment j'alterne entre le home studio, l'écriture et la sieste, et parfois de vautrage intense devant la télévision. Mais je n'oserai pas vous raconter ce que j'ai regardé hier soir.

Cela peut vous inspirer ?

Alexis HK : Ça peut être une source d'inspiration mais là, les chevaliers de Koh Lanta….

Cela peut aider à s'endormir ?

Alexis HK : Quand on s'endort devant les chevaliers de Koh Lanta, on se dit que tout est relatif…

 

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Crédits photos : MM


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# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

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