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Le Fil  (Saint-Etienne)  lundi 3 juillet 2017

Hello Lecteur. Vois-tu, nous chroniqueurs, avons une chance extraordinaire dans la vie. Un avantage que je ne céderais pour rien au monde : écouter la musique que l’on aime et ensuite, pouvoir partager ces émotions avec toi… Et lundi dernier, des émotions fortes, crois-moi, j’en ai vécu !

C’est dans une salle surchauffée et survoltée que se tenait le dernier concert de la saison à Saint-Etienne et croyez-moi, le Fil (c’est le nom de la salle pour ceux qui ne connaitrait pas…) nous a offert un concert exceptionnel, certainement un des meilleurs.

Eric, le régional de l’étape et photographe à qui tu dois les superbes clichés qui illustrent ce brillant live report (oui, je suis modeste, je sais) et moi, ton humble (enfin tu vois ce que je veux dire, hein ?) serviteur, étions dépêchés pour suivre cet événement !

En première partie, Beach Slang avait la lourde tâche de réveiller et préparer le public, mais était-ce bien nécessaire ? Toujours est-il que le chanteur, sapé à l’anglaise et, à ces dires, légèrement alcoolisé, nous a offert un set assez intense.

On retrouve dans cette formation de 4 musiciens (1 fille et 3 garçons) un rock à la Pixies (ils nous ont d’ailleurs gratifiés d’une reprise de "Where is my mind") assez nerveux. Seul point négatif, à part le chanteur-guitariste qui fait le show, les autres membres du groupe nous ont paru assez statiques, ce qui est bien dommage, la guitariste reste en retrait, le bassiste bouge peu...

21h30, les membres de la Froggy’s Team, déshydratés et dans l’impossibilité d’atteindre le bar avant le début du concert, vu le monde qui s’y est précipité, se retrouvent devant la scène, le public est déjà là, massé contre les barrières quand les lumières s’éteignent et qu’un doux chant celtique retentit pendant cinq bonnes minutes (les dernières de calme de la soirée) et le public de scander le désormais célèbres "Let’s go Murphys !"

Juste avant ça, des ballons verts (avec des trèfles dessus) sont tombés du ciel. Comment diable les Dropkick Murphys ont-ils su que le vert était la couleur de Saint-Etienne ? Hasard me direz-vous, ou bien même prétexterez-vous que c’est la couleur de l’Irlande. Je ne crois pas !

Une fois le groupe arrivé et le rideau cachant le décor tombé, c’est une avalanche de décibels qui retentit. Le groupe est à l’image de son public : déchainé. Imagine un peu : une estrade pour le batteur et le joueur de cornemuse et devant 4 micros. Cela laisse augurer de très bonnes choses à venir. Et en effet…

S’ensuivent 1h45 de pure folie. Les titres les plus emblématiques du groupe comme "I’m shipping up for Boston" (figurant sur la B.O. du film Les Infiltrés de Scorsese), "Rose Tattoo" ou encore "You’ll never walk alone" (véritable hymne du dernier album et dédié au public présent) sont lancés à un public en folie, sans oublier "Citizen C.I.A" ou encore "The Auld Triangle" qui calmera un peu le jeu… pendant 10 secondes au moins et relancera les hostilités. Ils ont aussi repris "If the kids are united" avec des chœurs en béton !

Pogo, wall of death et circle pit s’enchainent, des slams, des chants, de la sueur, des sourires et des chants. Pour te dire la vérité pour les deux premiers morceaux, j’étais sur le côté, mais dès le troisième morceau et le wall of death (je laisse les ignorants de la chose se renseigner sur internet), je n’ai pas pu résister et j’ai foncé dans le tas comme on dit !

Cela fait quelques décennies maintenant que je traine dans les salles de concerts et les Festivals (et j’ai quelques décennies au compteur, crois-moi) et j’ai rarement vu un public aussi large (de 7 à 77 ans au sens premier) et aussi participatif. Comme toujours dans les concerts de metal, une franche camaraderie, une bienveillance malgré les pogo, où chacun fait attention aux slammeurs. Bref, un concert époustouflant. Le service de sécurité sur scène a été particulièrement attentif et toujours bienveillant, malgré quelques spectateurs dirons-nous insistants. Le groupe aussi d’ailleurs a su en rire et discuter avec eux.

Je ne te cacherais pas qu’au départ, voyant le groupe arrivé, j’ai eu un peu peur d’avoir juste un show à l’américaine, froid et sans saveur. Erreur grave ! Les musiciens sont déchainés, enchainent les morceaux, le chanteur Al Barr échange avec le public, serre des mains, parcourt la scène tel un lion en cage, le bassiste et chanteur Ken Casey et lui s’entendent comme larrons en foire, ce qui nous offre un concert extraordinaire. Le guitariste et accordéoniste fait un show de pure folie et mouille la chemise au propre comme au figuré, nous avons droit au tin whistle, banjo et bien sûr la cornemuse. Les différents albums du groupe sont parcourus et toujours avec une énergie incroyable et une participation du public sans faille.

Lors du final, le public monte sur scène et une fois le dernier accord plaqué de "Until next time", les derniers confettis sortis des canons, Ken Casey salue et raccompagne chacun d’entre eux, comme un hôte bienveillant raccompagne ses invités jusqu’à la porte, échangeant des petits mots avec chacun, se prêtant au jeu des photos, ce qu’il fera pendant une bonne demi-heure ensuite avec tous ceux n’ayant pas eu la chance de monter sur scène. J’ai vu là un artiste reconnaissant et ouvert. Il ne fera pas mentir l’accueil et la bienveillance irlandaise légendaire.

Par contre Ken, si tu lis ces lignes, tu ne pourrais pas me rendre mon stylo par hasard (oui, oui, véridique, il a gardé mon stylo, mais je t’avouerais lecteur que de pouvoir avoir un autographe, une photo et échanger dix secondes avec cette légende du rock remplace tous les stylos du monde).

Va voir sur leur site la vidéo et dis-toi lecteur, que nous avons eu droit à cette ambiance déjantée ! Je suis sympa, je te mets la vidéo. Après ça, je peux te confier un secret : vivement qu’ils repassent près de chez moi !

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Dropkick Murphys
Le Soundcloud de Dropkick Murphys
Le Facebook de Dropkick Murphys
Le site officiel de Beach Slang
Le Bandcamp de Beach Slang
Le Soundcloud de Beach Slang
Le Facebook de Beach Slang

Crédits photos : Eric Ségelle (retrouvez toute la série sur Taste Of Indie)


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