Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Festival Fnac Indétendances 2005
Nosfell - Spleen  (Paris Plage)  29 juillet 2005

Le Festival Fnac Indétendances poursuit son petit bonhomme de chemin à Paris Plage.

En ce vendredi 29 juillet, il entame sa seconde semaine et sa 4 ème journée.

Au programme du jour et pour débuter le bal : Spleen.

Sous ce nom de scène se cache Pascal Oyong-Oly, qui après avoir été lauréat de l'opération CQFG à l'initiative des Inrockuptibles, se retrouve ce soir sur la scène d'un festival qui, pour reprendre les mots des organisateurs, "vise à faire découvrir à un public parisien, de jeunes artistes qui seront encore là dans dix ans ! "

Je ne m'engagerai pas sur des prédictions à aussi long terme, mais quand Spleen débute sa prestation à 19h30, il ne faut pas 5 minutes pour comprendre que le garçon a vraiment du talent !

Sur scène, Pascal Oyong-Oly au chant et à la quitare, est accompagné par une formation composée d'un clavier, d'un batteur, d'un bassiste, et d'un chanteur assurant les chœurs ainsi que des rythmiques vocales.

Curieux mélange que la musique de Spleen, des rythmiques assez légères dans un style plutôt folk, un héritage hip-hop qui transparaît par instant, et une voix vraiment superbe capable de jouer tous les registres.

Spleen fonctionne visiblement à l'énergie du public, car en début de concert quand la synergie n'a pas encore opéré, on sent Pascal Oyong-Oly un peu frustré par des réactions pas à la hauteur de ses attentes.

Mais Spleen ne s'en laisse pas conter et il redouble d'énergie pour emporter le suffrage populaire.

Sa voix prend du volume, il monte et descend les gammes avec virtuosité, ses déplacements sur scène sont plus nerveux, et la réaction ne se fait pas attendre, la foule se met à danser et à bouger au rythme de la musique.

Nous assistons alors à un concert qui va crescendo, et quand l'essoufflement menace, un invité entre sur scène pour relancer la machine.

Après une heure de concert endiablé, le but est atteint : Spleen termine en apothéose, il aura laissé sa marque sur ce festival !

20h30 : Intermède afin de changer les instruments, il n'y a plus un espace de libre devant la scène. La foule forme un mélange composite de badauds attirés par les décibels, de promeneurs qui s'arrêtent un instant et repartent vers d'autres animations et d'aficionados convaincus.

Quand à 21h Nosfell s'avance sur la scène, il est accueilli par un tonnerre d'applaudissements et de cris. Labyala n'est pas ici en terre inconnue.

Je ressens moi-même un pincement d'impatience à l'égard de ce chanteur charismatique que j'ai vu pour la première fois sur la scène de l'Européen en mars dernier, et qui m'avait véritablement enthousiasmé.

Accompagné comme à l'accoutumé par Pierre Lebourgeois au violoncelle, Nosfell ne semble pas fatigué par le nombre impressionnant de concerts qu'il a donné récemment, dont celui au festival des Vieilles Charrues le 24 juillet dernier.

Et le rendez-vous est à la hauteur de mon attente, dès les premiers accords de guitare, un vent de silence s'abat sur le public qui est comme hypnotisé par le personnage, j'ai alors l'impression d'une foule d'enfants venus écouter les contes et légendes de la lointaine Klokochazia , par la seule personne vraiment habilité à le faire : Labyala Fela da Jawid Fel, dit Nosfell.

Je retrouve ce soir ce qui m'avait tant plu et captivé, une voix vraiment extraordinaire, une démarche artistique originale, mature et abouti et un univers fascinant. Nosfell est un courant musical à lui tout seul !

Sa façon de jouer sur des boucles sonores et vocales, enregistrées en live durant la prestation, n'est pas un artifice, mais s'inscrit totalement dans l'histoire qu'il écrit.

Ajoutez à cela, une sensibilité à fleur de peau, une maîtrise totale de l'espace scénique et une expression corporelle qui rendrait jaloux un danseur classique, et vous obtenez un cocktail réellement détonnant.

Nosfell devrait servir d'illustration au précepte très connu de la mécanique classique : "Les mêmes actions entraînent les mêmes effets." Et l'effet principal, quand on l'écoute, c'est la dépendance immédiate.

Et il suffit de peu de temps pour que la magie opère. Pour preuve, je surprends mon voisin de concert pianotant nerveusement sur son portable pour appeler un de ses amis et lui dire sans autre préambule : "Je suis à Paris Plage et je suis tombé par hasard sur un concert, ça s'appelle Nosfell, et ça déchire ! Écoute…" Il gardera son portable au bout de sa main tendue vers la scène pendant au moins dix minutes !

Je serais peut-être plus prosaïque, mais j'aurai du mal à être plus clair, un concert de Nosfell est un instant à ne rater sous aucun prétexte !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album pomaïe Klokochazia balek de Nosfell
La chronique de l'album Kälin bla lemsnit dünefl labyanit de Nosfell
La chronique de l'album Troisème album de Nosfell
La chronique de l'album Amour Massif de Nosfell
La chronique de l'album Echo Zulu de Nosfell
Nosfell en concert au Festival Les Transmusicales de Rennes 2004 (vendredi)
Nosfell en concert à L'Européen (21 mars 2005)
Nosfell en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2005 (jeudi)
Nosfell en concert au Festival Art Rock 2005 (Vendredi)
Nosfell en concert au Festival des Vieilles Charrues 2005 (dimanche)
Nosfell en concert à La Cigale (25 octobre 2005)
Nosfell en concert au Centre Pompidou (9 décembre 2006)
Nosfell en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2007 (mardi)
Nosfell en concert au Festival Europavox 2007
Nosfell en concert au Poste à Galène (26 juin 2007)
Nosfell en concert au Festival Le rock dans tous ses Etats 2007 (vendredi)
Nosfell en concert au Festival Les Eurockéennes de Belfort 2008
Nosfell en concert à L'Alhambra (vendredi 11 décembre2009)
Nosfell en concert au Festival Des Printemps Hurlants 2010
Nosfell en concert au Trianon (mercredi 4 mars 2015)
L'interview de Nosfell - Pierre Lebourgeois (1er novembre 2006)
L'interview de Nosfell (2 juin 2009)
L'interview de Nosfell & Pierre Lebourgeois (3 mars 2011)
L'interview de Nosfell (vendredi 31 janvier 2014)
L'interview de Nosfell (lundi 23 février 2015)
La chronique de l'album Spleen et Ideal de Beni Snassen
Spleen parmi une sélection de singles (mai 2008)
La chronique de l'album Comme Un Enfant de Spleen
Spleen en concert au Festival Les Inrocks 2005
Spleen en concert au Festival FNAC Indétendances 2008
Spleen en concert à La Maroquinerie (28 octobre 2008)
Spleen en concert à Denfert Rochereau (dimanche 21 juin 2009)
L'interview de Spleen (8 septembre 2008)

Crédits photos : Laurent (Plus de photos sur Taste of Indie )


Laurent         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

• A écouter aussi sur Froggy's Delight :

Nosfell (31 janvier 2014)
Nosfell (3 mars 2011)
Nosfell (2 juin 2009)


# 23 juin 2019 : Un festival de festivals

On vous parle bientôt du Hellfest, on vous parle déjà du Magnifique Society, on va partir au festival de Beauregard... bref, c'est l'été, la saison des festivals et on va vous tenir compagnie tout l'été, histoire de vous rafraichir les idées pendant que votre corps suera à grandes eaux sous le soleil caniculaire. Voici le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Une clairère" de Jérôme Minière
"Cheval fou" de Marie Claire Buzy
"Le pas de côté" de Matthieu Malon
"Trust in the Lifeforce of the Deep Mystery" de The Comet Is Coming
"Years to burn" de Calexio & Iron and Wine
"Tutto va vene" de Alex Rossi
"The coffin train" de Diamond Head
"Black Haze" de Lloyd
Compte rendu du Magnifique Society à Reims :
- Vendredi avec Delgrès, Franz Ferdinand, The Fat White Family...
- Samedi avec Pond, Bagarre, Sebastian etc.

et toujours :
"Frescobaldi : Toccate e partite d'intavolatura di cimbalo, libro primo" de Christophe Rousset
"Ravel l'exotique" de Ensemble Musica Nigella & Takénori Némoto & Marie Lenormand & Iris Torrosian & Pablo Schatzman
"Rouen dreams" de Jean-Emmanuel Deluxe & Friends
"Antonio Salieri : Tarare" de Les Talens Lyriques & Christophe Rousset
"N'obéir qu'à la terre" de Louise Thiolon
"... Ni précieuse" de Malakit
"Différent" de Monsieur
"Women's legacy" de Sarah Lenka
"At the end of the year" de Thomas Howard Memorial
"Génération guerre sainte" de Torquemada

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Why ?" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Les Evaporés" au Théâtre de la Tempête
"Elle voit des nains partout !" au Café de la Gare
"Nous deux et personne d'autre" au Lavoir Moderne Parisien
"Roger, Roger et Roger" au Café de la Gare
"Olympicorama - Epreuve n°2 : Le disque" à la Grande Halle de La Villette
"Comment épouser un milliardaire" à la Nouvelle Seine
et la chronique des spectacles à l'affiche en juin

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour "Rouge - Art et Utopie au pays des Soviets" au Grand Palais

Cinéma :

les films de la semaine :
"Natan, le fantôme de la rue Francoeur" de Francis Gendron
Oldies but Goodies avec "L'Age d'or" de Luis Bunuel
et la chronique des films à l'affiche en juin

Lecture avec :

"Avis de décès" de Zhou Haohui
"L'évasion du siècle" de Brendan Kemmet
"La lame" de Frédéric Mars
"La solitude Caravage" de Yannick Haenel
"Malamorte" de Antoine Albertini
et toujours :
"Au péril de la mer" de Dominique Fortier
"Etre soldat de Hitler" de Benoit Rondeau
"La nation armée" de André Kaspi
"Le karaté est un état d'esprit" de Harry Crews
"Le rêve de la baleine" de Ben Hobson
"Les deux vies de Sofia" de Ronaldo Wrobel

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=