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Interview  (Paris)  juin 2005

Suite de luxe, strass et paillettes, branle-bas de combat dans la presse parisienne... Goldfrapp était à Paris il y a deux mois pour promouvoir ce Supernature organique et synthétique dans les coulisses de l'Hotel du Louvre.

Toute la presse était-elle là ? Oui, rassurez-vous, Froggy's Delight y était aussi….

Rencontre avec Will Gregory, moitié du duo et artisan du son Goldfrapp.

Quelle différence avec le premier album ! Pourquoi diantre ??

Will Gregory : En fait, nous avions déjà exploré pas mal de territoires inconnus avec Black Cherry, notre deuxième album, mais Alison et moi n'étions pas encore satisfaits…Nous n'étions pas allés assez loin et il nous manquait un coté "multidimensionnelle", nous avions besoin de monter encore d'un cran. Nous avons eu beaucoup de chance avec notre premier album, mélodique et harmonique, mais il est quand même jouissif d'aller de l'avant, d'enfoncer le clou de la drum & bass, en étant moins centrés sur les harmonies…

Estimez vous que vous vous étiez emprisonnés avec "Felt mountain" ?

Will Gregory : Je pense que nous sommes des musiciens plus accomplis aujourd'hui. Nous aurions inéluctablement fait du surplace en ressortant une copie de "Felt mountain"…Et à l'écoute de "Supernature", je me rends compte que mes chansons préférées changent tous les jours, ce qui est plutôt bon signe…

N'est-ce pas trop dur de rester dans l'ombre d'Alison, un peu en marge face aux médias?

Will Gregory : Alison est une personne assez charismatique c'est évident…Et avec le temps j'ai de plus en plus tendance à m'effacer lors des concerts pour bidouiller les synthés et les machines en coulisses. Mais nous composons à quatre mains et c'est l'essentiel. Le chanteur possède toujours un coté dramatique et théâtrale dont je me passe très bien !! (Rires). Alison aime cette représentation médiatique, ça c'est un peu son boulot…

Vous entretenez un rapport assez privilégié avec le cinéma (Ndlr : Will Gregory a longtemps été compositeur de musiques pour les téléfilms anglais), les films influencent-ils vos compositions ?

Will Gregory : Oui, bien sûr. D'autant plus que nous avons collaboré récemment à la bande originale de "My summer of love", un film anglais. Pas de quoi sortir un album complet comme Air avec "Virgin Suicides" par exemple, simplement une quinzaine de minutes de musique d'ambiance. Mais pour en revenir à votre question, nous restons vivement attachés à l'émotion, qui dans un film peut surgir de la rencontre entre une image et une musique. La notion d'instant est vitale dans notre conception de la musique.

Justement, la musique…La mélancolie, si présente sur le premier album, est elle encore palpable selon vous sur "Supernature" ?

Will Gregory : Oui et non…Je pense que nous devions passer un cap, l'intérêt étant que cela reste sincère et divertissant à la fois, pour nous et le public. Notre principe a toujours été de travailler consciencieusement en prenant du plaisir à le faire, et par exemple passer des heures à danser sur un riff et en être fier car c'est vous qui l'avez trouvé. "Supernature" a heureusement été composé à la maison, dans notre home studio et nous a permis de souffler tout au long de l'élaboration de cet album, qui aura quand même pris un an…

Un an à bidouiller les machines avec Alison en autarcie. Et je n'arrive toujours à savoir si un bon album doit être enregistré rapidement ou s'il faut prendre le temps…Comme cet album d'Elton John enregistré en deux semaines, avec "Candle in the wind", album dont j'ai oublié le nom…

"Goodbye yellow brick road" sans doute…Mais la consommation de cocaïne d'Elton devait y être pour beaucoup je pense !!! (Rires) Pour finir, quels sont les disques qui tournent sur la platine en ce moment ?

Will Gregory : Oh mon Dieu... Beaucoup de choses différentes et sans rapport direct avec notre musique… La différence nous enrichit, et j'avoue avoir un faible pour Queen of the stone age en ce moment ! Air est un très bon groupe, et puis vous les français, vous avez la chance d'avoir eu un artiste pillé et samplé par toute une génération.. Le grand Seuuurge Gainsburg….

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Black Cherry de Goldfrapp
La chronique de l'album Supernature de Goldfrapp
Goldfrapp en concert au Festival International de Benicàssim #16 (vendredi 16 juillet 2010)


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# 5 avril 2020 : sous le soleil... mais pas vraiment

Les beaux jours sont au rendez vous en ce début avril mais nous, sages et confinés n'allons pas cette année envahir parcs et terrasses à comparer son bronzage à coup de vin rosé douteux... non on attend que la mort détourne les yeux de notre pauvre monde. Donnons nous un peu de baume au coeur avec notre sélection culturelle hedbo.

Du côté de la musique :

"Shut up Mix #13" par Listen in Bed à écouter en ligne
"Cerc" de Artus
Interview avec Christophe Chassol autour de son album "Ludi"
"Que faire de son coeur ?" de Eskimo
"Bonheur ou tristesse" de Lesneu
"Super lâche" de Maalers
"Zeno" de Muzi
"Shostakovich : Symphony N 8" de Orchestre National du Capitole de Toulouse & Tugan Sokhiev
"It's a mighty hard road" de Popa Chubby
"Chapter 3" de Tropical Mannschaft
"Cimes" de Volin
et toujours :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
un classique revisité avec la vidéo de "Le Misanthrope"
une comédie dramatique historique avec le streaming de "A tort et à raison"
une comédie dramatique contemporaine avec le streaming de "Ils n'avaient pas prévu qu'on allait gagner"
une comédie contemporaine avec "L'heureux élu"
du divertissement caustique avec des inoxydables :
"J'aime beaucoup ce que vous faites"
"Sexe, magouilles et culture générale"
du boulevard avec :
"Ma femme s'appelle Maurice"
"Le Nouveau testament"
dans la série "Au Théâtre ce soir" :
"Folie douce"

"Chat en poche"
une gourmandise avec "La Belle Hélène" façon peplum hybridé comics
et des spectacles à voir ou a revoir en DVD :
"Orphée"
"Poisson et Petits pois !"
"Road Trip"

Expositions avec:

des balades muséales à Paris en en bord de Seine avec la visite virtuelle des collections permanentes du Musée d'Orsay, du Musée des Arts Décoratifs et du Musée du Quai Branly
pousser en province jusqu'au Musée des Beaux Arts de Lyon et même au Mucem à Marseille
et commencer un Tour d'Europe par l'Italie direction Galerie d'Art Moderne de Milan puis la Galerie des Offices à Florence
mettre la zapette dans le sac à dos pour s'aventurer dans les musées du bout du monde du Japon au The National Museum of Modern Art de Tokyo aux Etats Unis avec le Musée Guggenheim à New York
enfin retour at home en toute tranquillité mais en musique en son électro avec sur le Musée de la Sacem "Musiques électroniques - Des laboratoires aux dance floors"

Cinéma at home avec :

en mode Ciné-Club avec :
"Dementia" de Francis Ford Coppola
"M le maudit" de Fritz Lang
"La maman et la putain" de Jean Eustache
découvrir en DVD la filmographie de Jean-Daniel Pollet, réalisateur atypique - et méconnu - de la Nouvelle Vague pour lequel la Cinémathèque française avait prévu une rétrospective avec en parallèle la sortie en salles de ses films restaurés avec en streaming "Méditérranée
et des films récents sortis en DVD :
"Adults in the room" de Costa Gavras
"Au bout du monde" de Kiyoshi Kurosawa
"Martin Eden" de Pietro Marcello

Lecture avec :

"Aotea" de Paul Moracchini
"Fille et loup" de Roc Espinet
"Ghosts of L.A." de Nicolas Koch
"Pierre le Grand" de Thierry Sarmant
"Propriétés privées" de Lionel Shriver
et toujours :
"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

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