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Les portes du Paradis  (A(t)home)  octobre 2018

Il a le cœur qui cavale et la dégaine d’un adolescent parfaitement conscient du pouvoir de séduction qui l’habite. Autodidacte, Dani Terreur irradie d’une nonchalance non feinte entre pop et électro sur Les portes du Paradis, son premier album.

"J’vois plus le monde, j’sens plus la terre, si j’m’écoute ce soir j’vais partir à l’envers" ("Les anonymes"), un rythme caribéen s’agrémente d’une basse nostalgique, comme un frisson sur une plage échauffée. Un minimoog et une guitare sont les éléments de base de ses compositions.

Créations plus personnelles que tout ce qu’il a pu faire dans ses anciens groupes, Dani Terreur plonge dans l’onirisme nécessaire à l’évasion. Les Portes du Paradis est un état second, un univers parallèle aux ingratitudes quotidiennes, où le beau côtoie le savoureux et le mérite n’est pas qu’un concept. Un paradis quoi…

"J’ai l’impression soleil levant collé sur la rétine, l’étoile s’écoule juste devant, dans le creux de la ville, j’ai l’odeur de la dernière danse, scotchée dans les narines" ("Etoile du Kashmir"). Spleen fragile et bulles sensibles, les airs sont limite aphrodisiaques, ils envoûtent littéralement les sens. Au même titre que certains souvenirs ont parfois le réalisme du présent, l’album se situe entre passé et présent, intemporel et futuriste, délicat et parfumé comme un salon de thé oriental.

Un duo avec Alice et Moi : "J’ai l’odeur de ta peau qui fait déborder mon cœur un peu trop" ("Bébé c’est l’enfer"), des accents asiatiques pour "un très beau souvenir, les larmes qui roulent sur les plis de ta bouche entrouverte, c’était une promesse d’avenir de venir t’embrasser" ("Un beau souvenir"), des tonalités boule à facette sur "L’aventure", faisant saccader les mandibules cervicales.

Musicien solaire et chanteur flamboyant, Dani Terreur est un souffle démoniaque flirtant méchamment avec les érotismes crépusculaires. Ça détache du marasme et ça détourne des auto-flagellations, Les Portes du Paradis a le psychédélisme des saints et l’électro des mécréants. Sucré-salé.

 

En savoir plus :
Le Bandcamp de Dani Terreur
Le Soundcloud de Dani Terreur
Le Facebook de Dani Terreur


Nathalie Bachelerie         
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# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

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- 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau
- 22 mars 2020 : Homeworks
- 15 mars 2020 : La culture sans bouillon de culture
- 8 mars 2020 : La vie en (mo) rose
           
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