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Pretty in black  (Columbia)  octobre 2005

Evolution naturelle, prise de risques, hommage, réussite…

Voilà autant d'expressions que l'on pourrait utiliser pour décrire Pretty in black ce nouvel album des Raveonettes.

Le deuxième pour certains, le troisième pour ceux qui comme moi considère le EP Whip it on comme leur premier album qui, ceci dit en passant, est absolument indispensable.

Evolution d'abord car ce duo danois a su en l'espace de 2 disques modifier sa formule et s'est désormais transformé en un vrai quintet, avec guests en plus mais nous en reparlerons !

Prise de risques parce que passer de la formule duo à un vrai groupe rock n'est sans doute pas chose facile, la solution de facilité aurait sans doute été le statu quo et se greffer sur la mode des White S. et autres Kills tout en continuant de cracher les décibels saturés à la façon des frangins Reid.

Prises de risque aussi car le groupe change de registre. Même si précédemment, se cachait derrière le mur du son un fort penchant pour les années 60, voire 50 et leurs fameux films de série B (la pochette de Whip it on est exemplaire sur ce point), les Raveonettes ont pris avec ce Pretty in Black un vrai tournant en mettant à la porte les saturations pour nous proposer de superbes mélodies sixties comme on n'en fait plus même aux Amériques et qui ressemblent à des standard oubliés que même Sheila n'ose plus reprendre depuis longtemps.

Hommage bien évidemment puisque cet album est donc résolument tourné vers les années 60. Bien plus qu'un hommage d'ailleurs puisque non contents de composer et interpréter leur chansons dans la plus pur veine spectorienne, les Raveonettes s'offrent le luxe et le bonheur de collaborer avec les plus grands de l'époque. Et quand je dis les plus grands, je devrais dire les plus grandes puisque ce sont Moe Tucker (mythique batteur des Velvet Underground) et Ronnie Spector (épouse de Phil et chanteuse des Ronettes) qui posent percussions ("Red tan") et chants ("Ode to L.A") sur cet album.

Mais plus proche de notre époque c'est Martin Rev de Suicide, autre idole des Raveonettes qui vient également prêter main forte à quelques morceaux de Pretty in black notamment "Here comes Mary" dont l'effet Jesus and Mary Chain (habituel sur les précédents albums du groupe) arrive en parfait contrepoint au reste de l'album.

Hommage enfin aux séries B désuètes et qui font parties de l'univers visuels des Raveonettes (les pochettes de leurs disques rappellent toutes des affichent de films et le logo du groupes a l'aspect des titres de films d'épouvantes de l'époque) sur le "Twilight" dont le titre est à lui seul déjà suffisamment évocateur de l'ambiance sonore du morceau.

Si on rajoute à tout cela des titres entre deux eaux (mi noisy et mi sixties) comme "Somewhere in Texas", "Love in a trashcan", "Sleepwalking" (lui aussi très JAMC) ou encore la très tendre et romantique ballade finale "If I was young" on obtient un des albums les plus réussis et inattendus de cette rentrée à ranger tout près de celui de Richard Hawley qui lui aussi passe les sixties à la moulinette pop moderne.

Et tant pis pour ceux qui ne verraient là qu'effet de mode vintage.

 

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L'interview de The Raveonettes (13 août 2005)

En savoir plus :

Le site officiel de The Raveonettes


David         
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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

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"Noïse" de Henry Bean
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