Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Un amour impossible
Catherine Corsini  (Paris)  novembre 2018

Réalisé par Catherine Corsini. France. Drame. 1h35 (Sortie le 7 novembre 2018. Avec Virginie Efira, Niels Schneider, Jehnny Beth, Estelle Lescure, Ambre Hasaj, Sasha Allessandri-Torrès Garcia, Iliana Zabeth et Coralie Russier.

On use aisément du vocable "chef d’œuvre", j’en suis parfois moi-même la victime consentante. Mais donner envie enflamme le verbe, raison pour laquelle il faut savoir manier les adjectifs - et surtout les adverbes - avec parcimonie. Pourtant ils mériteraient ô combien de pleuvoir sur "n amour impossible" qui apparaît comme le meilleur film de Catherine Corsini, réalisatrice discrète de "La nouvelle Eve" et de "Partir ".

Pour rendre grâce à cette nouvelle proposition, j’ai tenté de peser les mots, de les agencer bien, intelligemment. Mais qui suis-je pour croquer un tel sommet ? Je me contenterai donc de vous dire avec pudeur qu’aucune autre œuvre ne m’a jamais autant ressemblé.

Une histoire de femmes, une histoire d’amour aussi et surtout, d’amours au pluriel, d’amours même si elles furent contrariées, empêchées ou perverties. Nous suivons 35 ans de la vie d’une mère tombée raide dingue d’une gueule d’ange brillante comme une lave brûlante, dangereuse au point de l’engloutir malgré elle, malgré sa volonté de réalisation professionnelle à laquelle elle ne renonça pas, non plus. Malgré l’attention, la tendresse insigne, le devoir qu’elle s’assigna seule d’élever sa fille puisqu’il ne voulut pas s’engager, se marier ni même assumer sa progéniture.

Catherine Corsini adapte avec la plus juste émotion l’œuvre autobiographique de Christine Angot, démontrant que cette dernière se révèle bien autre chose que le cerbère du piège télévisuel dans lequel je regrette qu’elle soit tombée.

Et puis elle dirige, à doigts de velours, une Virginie Efira au sommet de son art. Un peu comme Claude Sautet avait dirigé Romy Schneider dans "Une histoire simple".

Virginie Efira lâche prise pour s’approcher au plus près de ce personnage indépendant et pourtant prisonnière d’un amour impossible, à sens unique mais irrépressible. Un amour humilié par un milieu social auquel elle n’appartient pas et ne voulant pas d’elle. Humilié au point de souiller sa fille à l’aube de l’adolescence qui n’aura d’autre choix que la rancœur, sourde et destructrice.

Il faut voir "Un amour impossible", pas tant parce qu’il s’agit en effet un chef d’œuvre mais parce que le film comme l’ouvrage éponyme dont il est tiré, se dévoile comme une dissection - clinique mais sans froideur ni mauvaise distance - du sentiment humain.

Il faut le voir aussi pour Niels Schneider, parfait en intello retors portant en lui l’histoire tout entière de la domination sociale et de ses sadismes. Et pour une révélation. Jehnny Beth, que l’on connait comme chanteuse abrasive et sensuelle du groupe Savages, transperce l’écran, campant une Christine Angot adulte plus vraie que nature.

Catherine Corsini est un génie de la narration cinématographique et au final je me moque qu’à mon tour cette chronique soit taxée de l’adjectif "emphatique". D’autres verront ce que j’ai vu.

Vents d'Orage

 

        
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
# 18 août 2019 : Au rythme des vacances

Petite édition toute en légèreté mais avec quelques belles choses à découvrir notamment pas mal de livres de la rentrée littéraire et une session du Flegmatic pour vous rafraichir les idées. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Time for a change" de Pokett
"Tone of musette" de Le Balluche de la Saugrenue
"Symi" de Symi
Une autre interview de Inspector Clouzo à Terre de sons, après notre rencontre avec The Inspector Clouzo lors de leur passage à Foreztival
et toujours :
"Onda" de Jambinai
"Fire" de Part Time Friends
"Simon Chouf & le Hardcordes trio" de Simon Chouf
"EP n°1" de The Reed Conservation Society

Au théâtre :

une nouveauté :
"What is love" au Théâtre de la Contrescarpe
des reprises
"La Chute" au Théâtre de la Reine Blanche
"Le corps de mon père" au Théâtre Essaion
"Louise Weber dite La Goulue" au Théâtre Essaion
et la chronique des spectacles à l'affiche en août

Expositions avec :

"Champs d'amours - 100 ans de cinéma arc-en-ciel" à l'Hôtel de Ville
et dernière ligne droite pour "Helena Rubinstein - L'Aventure de la Beauté" au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme

Cinéma avec :

"Roubaix, une lumière" de Arnaud Desplechin
"Thalasso" de Guillaume Nicloux
et Oldies but Goodies avec "Paris est toujours Paris" de Luciano Emmer en version restaurée

Lecture avec :

"Cavalier seul" de Fred & Nat Gévart
"Ce qu'elles disent" de Miriam Toews
"Cent millions d'années et un jour" de Jean Baptiste Andrea
"Chaque fidélité" de Marco Missiroli
"Où bat le coeur du monde" de Philippe Hayat
et toujours :
"Koba" de Robert Littell
"Back up" de Paul Colize
"La grande escapade" de Jean Philippe Blondel
"Un peu de nuit en plein jour " Erik L'Homme
"Une bête au paradis" de Cécile Coulon
"Une joie féroce" de Sorj Chalandon

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

Les 4 derniers journaux
- 18 août 2019 : Au rythme des vacances
- 11 août 2019 : Sur la Route du Rock
- 4 août 2019 : De festival en festivals
- 28 juillet 2019 : La canicule recule
           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=