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puce Meiji - Splendeurs du Japon impérial
Musée national des arts asiatiques-Guimet  (Paris)  Du 17 octobre 2018 au 14 janvier 2019

Dans le cadre de l'événement "Japonismes 2018 - Les âmes en résonance" initié par le gouvernement japonais pour la célébration du 160ème anniversaire des relations diplomatiques entre le Japon et la France qui correspond également à la commémoration du 150ème anniversaire de l’Ere Meiji, le Musée national des arts asiatiques-Guimet propose, avec la collaboration de la Khalili Collection of Japanese Art, l'exposition "Meiji, splendeurs du Japon impérial" qui contitue une immersion dans la production foisonnnante de cette époque.

Le commisariat est assuré par Sophie Makariou et Michel Maucuer, respectivement présidente et conservateur audit musée, qui ont procédé à une sélection de plusieurs centaines de pièces retraçant le bouleversement artistique intervenu tant au plan national qu'international en symbiose avec la novation politique nippone.

Meiji, royaume des arts, de la tradition à la modernité

Au milieu du 19ème siècle, le déclin du shôgunat concourt à la renaissance d'un Japon impérial sous l'égide de l'empereur Mutsuhito qui ouvre la période historique de l'Ere Meiji (1868-1912) au cours de laquelle l'Etat unifié se positionne dans le monde moderne en renonçant à une autarcie séculaire.

A l'aune du soleil rayonnant qui orne son drapeau, il se lance dans une vaste entreprise expansionniste qui inclut l'industrialisation, l'ouverture au commerce international et la reconnaissance de son identité culturelle qui se traduit par le soutien de l'Etat et l'institutionnalisation des pratiques artistiques pour valoriser le patrimoine national et produire des pièces d'excellence destinées à l'exportation.

Celle-ci passe notamment par la participation assidue aux expositions universelles pour lesquelles sont réalisées des pièces de prestige et d'excellence destinées à capter l'attention et attiser la curiosité des visiteurs, marchands et collectionneurs occidentaux.

La volonté de valorisation et de diffusion des arts et artisanats traditionnels n'est pas exempte de pragmatisme commercial qui conduit à un syncrétisme éclairé par l'adoption de techniques nouvelles pour, tout en conservant les spécificités nippones, et en particulier la sophistication esthétique, s'adapter au goût du marché extérieur.

Ainsi, au plan pictural, l'accent est mis sur le renouveau de la peinture traditionnelle et le culte de l'estampe avec la réactivation de l'Ecole Rinpa, célébrée par l'exposition concomittante "Trésors de Kyoto - Trois siècles de création Rinpa" au Musée Cernushi.

Mais également sur l'émergence d'un style pictural nouveau, le "Nihonga", qui, tout en conservant les codes de l'art de peindre à la japonaise au lavis d’encre et pigments pour élaborer des jeux de brillance et de transparence tout en intégrant des influences décoratives occidentales telle l'utilisation de la feuille d'or.

Pour un autre des beaux-arts, celui de la sculpture, à la réalisation d'objets de petit format à fonction décorative ou religieuse se substituent des œuvres monumentales commémoratives, célébrant des hauts faits guerriers, ou purement décoratives telles des brûle-parfums en forme d'aigle, de faucon ou de dragon, attestant de la virtuosité des artistes dans le travail du métal.

Quant aux artisanats de prédilection, ils sont érigés en artisanats d'art. La laque se renouvelle avec une hybridation de la peintre et du maki-e mais sa longue durée de fabrication freine sa diffusion et l'exportation concerne essentiellement les laques anciennes.

L'émail connaît un âge d'or avec la production de pièces tridimensionnelles en émail cloisonné, parfois sans cloison apparente, qui rivalisent d'exubérance décorative.

L'exposition présente un nombre important d'oeuvres en céramique qui connaît à cette époque une production intensive de luxueuses pièces de grande taille à l'esthétique épurée et sous influence des mouvements artistiques occidentaux, dont l’Art nouveau, réalisées avec une superbe déclinaison des motifs ancestraux du vocabulaire floral, dont celles sublimes réalisée avec le procédé de glaçure chinoise.

Une autre caractéristique de cette période tient à la promotion de la culture populaire du fantastique, avec fantômes, monstres et démons, véhiculée par des artistes tel Hokusaï, Kuniyoshi, auquel, en 2016, le Petit Palais a consacré une rétrospective monographique ("Fantastique ! Kuniyoshi, le démon de l'estampe") et Kyosai au style exubérant.

La production artistique de l'Ere Meiji donna naissance à la vogue du japonisme qui a induit la création de pièces "japonisantes" tant au Japon qu'en Europe.

Et, pour clore l'éblouissante monstration, les commissaires invitent le visiteur à une interactivité ludique en dissociant les cartels des oeuvres pour deviner leur provenance.

 

En savoir plus :

Le site officiel du Musée Guimet

Crédits photos : MM avec l'aimable autorisation du Musée Guimet


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# 13 janvier 2019 : La Culture n'est pas en solde

Au sommaire cette semaine, du live, du livre, des films, des disques, des découvertes et des oeuvres de légendes et des spectacles à foison. C'est parti pour le sommaire de la semaine.

Du côté de la musique :

"Origami harvest" de Ambrose Akinmusire
"La fille de l'air" de Evelyne Gallet
"Egdes" de F/LOR
"Chemin vert" de Joseph Fisher
"Lignes parallèles : Haydn, Lipatti, Mozart" de Julien Libeer et les Métamorphoses et Raphael Feye
"Bien avant que le soleil se lève" de Screamming Kids
"Transparence" de TOOOD (That Obscure Object Of Desire) à retrouver également en interview ici même mais aussi pour une superbe session électrique de 4 titres à prolonger par leur passage dans l'émission Trifazé de Radio Campus à réécouter ici
"The white album" de The Beatles
"Scenario" de Ysé Sauvage
et toujours :
"Maté / Vallancien" de Philippe Maté et Daniel Vallancien
"Princess Thailand" de Princess Thailand
"Peninsular II (The bridge)" de Robin Foster
"Zoot suite Vol 2" de Zoot Octet
"Punk rock academy" de Les Rois de la Suède
"4 A M" de Bryan's Magic Tears
"C'est un joli nom camarade", l'Empreinte de Ferrat
et toujours :

Au théâtre :

les premiers spectacles de l'année :
"Ervart" au Théâtre du Rond-Point
"Naufragé(s)" au Théâtre du Rond-Point
"Samo, a Tribute to Basquiat" au Théâtre de la Tempête
"Portrait de Ludmilla en Nina Simone" à l'Espace Cardin
"Pavillon noir" au Centquatre
"King Lear Remix" au Théâtre de Belleville
"Roi et Reine" au Théâtre de Belleville
"Paulina" à la Manufacture des Abesses
"Ma Chanson de Roland" au Théâtre Les Déchargeurs
"Les Soliloques du pauvre" au Théâtre Les Déchargeurs
"Comme disait mon père..." au Théâtre Les Déchargeurs
"Le Journal d'un fou" au Théâtre Les Déchargeurs
"Un Coeur sauvage" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
et les reprises:
"Et si on ne se mentait plus ?" au Théâtre Tristan Bernard
"Sulki et Sulku ont des conversations intelligentes" au Théâtre du Petit Saint Martin
"L'Ingénu" au Théâtre Essaion
"La vie devant soi" au Théâtre de Sartrouville
"Monsieur Fraize" à l'Européen
et les autres spectacles à l'affiche en janvier

Expositions avec :

avec la dernière ligne droite pour :
"Artistes à Montmartre, lieux et ateliers mythiques" au Musée de Montmartre

les films de la semaine :
Oldies but goodies avec :
"La Garçonnière" de Billy Wilder
et "Les Nuits de la pleine lune" de Eric Rohmer dans le cadre des rétrospectives à la Cinémathèque française
et la chronique des sorties de janvier

Lecture avec :

"Des hommes couleur de ciel" de Anais Llobet
"La femme de marbre" de Louisa May Alcott
"La transparence du temps" de Leonardo Padura
"Les couleurs de Fosco" de Paola Cereda
"Oiseau de nuit" de Robert Bryndza
"Philo & co : A la poursuite de la sagesse" de Michael F Patton et Kevin Cannon
"Vesoul, le 7 janvier 2015" de Quentin Mouron
"Vigile" de Hyam Zaytoun"
et toujours :
"Avalanche hôtel" de Niko Tackian
"Dans l'ombre du brasier" de Hervé le Corre
"Le vieil homme et son chat, tome 1" de Nekomaki
"On dirait que je suis morte" de Jen Beagin
"Pygmalion" de Sandrive Revel
"Tête de tambour" de Sol Elias
"Un bref désir d'éternité" de Didier Le Pêcheur
"Un cadenas sur le coeur" de Laurence Teper

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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