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  (octobre - novembre 2018) 

LES VEUVES
Réalisé par Steve McQueen. Etats Unis/Grande Bretagne. Drame/Thriller. 2h09 (Sortie 28 novembre 2018). Avec Viola Davis, Michelle Rodriguez, Elizabeth Debick, Cynthia Erivo, Colin Farrell, Brian Tyree Henry, Daniel Kaluuya et Jacki Weaver.

Alors là, dans le genre polar féministe, Steve McQueen, l’un des réalisateurs américains les plus doués de sa génération, atteint les cimes. Le film "Les veuves" est tout simplement parfait.

Cadrage, rythme, inventivité, direction d’acteurs... tout est réuni pour mener le spectateur en bateau, comme les 4 personnages féminins centraux d’une histoire à tiroirs tenant en haleine et en tension d’un bout à l’autre de la pellicule. 4 femmes dont les destins seront réunis autour du deuil de leurs brigands de maris.

Elles portent à elles seules tout le fardeau du monde. Trahies, battues, rackettées par une gente masculine et une société où la corruption le dispute à la violence, elles se trouvent contraintes à fomenter un casse pour sauver leur peau et s’extirper de l’esclavage moderne, économique et sentimental.

4 comédiennes époustouflantes dont il se doit de citer le nom : Viola Davis, Elizabeth Debicki, Cynthia Eriva et Michelle Rodriguez, symbolisent cette Amérique pluriethnique que les WASP de Trump étranglent et méprisent.

Aller voir cette production déjà culte est un premier pas pour leur rendre hommage. A noter en particulier la déconstruction narrative et un montage prodigieux qui se mettent au service du film comme le font si bien Paul Haggis ou Ben Affleck.

 

MAUVAISES HERBES
Réalisé par Kheiron. France. Comédie. 1h40 (Sortie 21 novembre 2018). Avec Kheiron, Catherine Deneuve, André Dussollier, Hakou Benosman, Louison Blivet, Adil Dehbi et Youssouf Wague.

Kheiron avait déjà surpris avec son premier long métrage, témoignant déjà d’une faculté à raconter son propre passé sans misérabilisme aucun. Une fois encore l’humoriste frappe très fort.

On redoute à raison la pauvreté de l’écriture du scénario lorsque ses confrères rêvent de grand écran. Ici, il n’en est rien. Deux récits, deux époques d’une même existence, suspendues à deux cordes que Kheiron enlacent. Plus l’on avance, plus les deux histoires s’accélèrent jusqu’à l’explosion au moment du choc final.

"Mauvaises herbes" est une ode à la tolérance, à cette main tendue vers celui que la vie n’a pas épargné, vers ces enfants condamnés d’avance, jugés dans leur innocence parce qu’ils ne sont pas nés au bon endroit et ne feront peut-être jamais la bonne rencontre.

Parfois le miracle opère. C’est le cas grâce à ce trio foutraque où le réalisateur se met en scène lui-même au milieu de deux comédiens solaires, Catherine Deneuve et André Dussolier, trop heureux de se trouver si bien dirigés pour incarner l’humanisme le plus pur.

Et l’équipée d’adolescents leur tient la dragée haute, pour leur plus grand bonheur et le nôtre. Le tout avec esprit et un humour ravageur. Un film tel une bouffée d’air frais qui vous fouette le visage et l’âme.

Un grand film, tout simplement.

 

LES BONNES INTENTIONS
Réalisé par Gilles Legrand. France. Comédie dramatique. 5 (Sortie 21 novembre 2018). Avec Agnès Jaoui, Alban Ivanov, Tim Seyfi, Claire Sermonne, Michèle Moretti, Philippe Torreton, Eric Viellard et Didier Bénureau.

Les temps sont durs et les vieux démons qui suicidèrent l’Europe et le reste du monde durant deux interminables guerres, ressurgissent. Les migrants en font les frais, jetés sur les routes pour fuir la dévastation et la misère. Et rejetés dès leur arrivée par les pays qui se croient envahis.

Qui mieux qu’Agnès Jaoui pour porter la voix de leur détresse. L’abnégation dont fait preuve son personnage, dévoué jusqu’au fond des tripes, lui vaut pourtant l’ire de ses proches, elle aussi incomprise et attaquée de toutes parts car faisant le choix, parfois extrême ou maladroit, de se préoccuper davantage de ceux qui n’ont rien pour parvenir à s’intégrer, plutôt que de ceux qui ont tout et n’en ont pas conscience.

Le titre du film de Gilles Legrand - "Les Bonnes intentions" - comme l’actrice ne pouvait être mieux choisi. Tout part de bonnes intentions mais nous nous agaçons de tant de dévouement... cherchez l’erreur.

Tout comme dans "Mauvaises herbes", les vannes fusent pour mieux éviter le pathos. On rit pour cacher ses larmes. L’amour pourrait-il être plus fort que la peur ?.

 

SALE TEMPS A L'HOTEL EL ROYALE
Réalisé par Drew Goddard. Etats Unis. Policier/Thriller. 2h22 (Sortie 7 novembre 2018). Avec Jeff Bridges, Cynthia Erivo, Chris Hemsworth, Dakota Johnson, Jon Hamm, Lewis Pullman, Cailee Spaeny et Manny Jacinto.

Nous parlions à propos de "Cold War", de l’art de l’ellipse. On ne sait rien ou presque de cette galerie d’individus opaques qui se trouve réunie dans un hôtel perdu au milieu de nulle part, à la frontière entre Nevada et Californie.

L’art de l’ellipse, donc, et celui de la métaphore dans "Sale temps à l'Hôtel El Royale" de Drew Goddard.

Une lutte sans merci entre le bien et le mal va se jouer entre les murs de ce paquebot échoué où les pires méfaits semblent se répéter. La malédiction est tenace et les anges n’en ont pas toujours De visage, quand la survie est menacée par la guerre ou la perversion des idéaux philosophiques.

Mettre un pied à l’El Royale, c’est regarder la réalité bien en face, c’est faire des choix de courage, c’est accepter l’augure du combat pour le triomphe du bien, quelles que soient les risques â courir et les pertes à enregistrer.

Un casting aussi hétéroclite et inattendu qu’efficace sert intelligemment une production aussi profonde que barrée.

 

BOHEMIAN RHAPSODY
Réalisé par Bryan Singer. Etats Unis. Biopic. 2h05 (Sortie 31 octobre 2018). Avec Rami Malek, Gwilym Lee, Lucy Boynton, Ben Hardy, Joseph Mazzello, Aidan Gillen, Tom Hollander et Allen Leech.

L’adaptation sous forme de biopic de la vie d’une légende s’avère un exercice casse-gueule pour ne pas dire périlleux.

Porter sur grand écran l’histoire des mythiques Queen et de leur leader Freddy Mercury, n’était alors pas chose aisée. On peut ergoter sur - et même regretter, en toute objectivité - les libertés que prend le scénario avec la véracité des faits. Non, le leader n’a jamais réellement quitté le groupe et n’apprit sa maladie que des mois après le concert du Live Aid autour duquel une bonne partie de la narration se construit.

D’aucuns évoquant une approche quasi hagiographique n’ont pas vraiment tort. Mais le film "Bohemian Rhapsody" fait la part belle à la constitution même du mythe plus qu’au mythe lui-même. A cette force démesurée qui anima Mercury pour s’extirper d’un destin tracé d’avance avant de devenir l’une des figures les plus charismatiques de l’histoire du rock.

Le comédien Rami Malek a dû bluffer jusqu’à son réalisateur, Bryan Singer. L’Oscar les attend sans doute, tant ils ont tout deux magnifié la musique de Queen. Alors les arrangements avec la vérité vraie, on s’en accommode bien volontiers.

 

KURSK
Réalisé par Thomas Vitenberg. Belgique/Luxembourg. Drame. 1h57 (Sortie 7 novembre 2018). Avec Matthias Schoenaerts, Léa Seydoux, Colin Firth, Peter Simonischek, August Diehl, Max von Sydow, Magnus Millang et Matthias Schweighöfer.

Etrange que ce film catastrophe n’ait pas trouvé son public sur le territoire français. Léa Seydoux et Matthias Schoenaerts forment pourtant un couple, à distance, vibrant à l’unisson du drame annoncé.

Colin Firth complète l’affiche, campant un officier anglais confronté à l’arrogance et au stupide orgueil de ses homologues russes, englués dans la poisseuse idéologie communiste.

Le Kremlin accordera son feu vert pour une aide internationale mais nous le savons, bien, trop tardivement pour que les quelques survivants à l’anomalie qui frappa le sous-marin nucléaire "Kursk" aient une chance de s’en sortir.

Le film claustrophobique à souhait de Thomas Vitenberg rend aussi grâce aux femmes tenues dans l’angoisse et la désinformation. Elles et leurs enfants garderont leur dignité et le front haut, courageuses comme leurs hommes sacrifiés pour rien.

 

SUSPIRIA
Réalisé par Luca Guadagnino. Italie/Etats Unis. Epouvante. 2h32 (Sortie 14 novembre 2018). Dakota Johnson, Tilda Swinton, Mia Goth, Chloë Grace Moretz, Lutz Ebersdorf, Jessica Harpe, Elena Fokina et Ingrid Caven.

Remake très esthétique du film "Suspiria" de Dario Argento mais longuet. L’étrangeté d’une Tilda Swinton, muée en mettre de ballet démoniaque, fascine toujours autant, là n’est pas la question.

Et l’on prend un réel plaisir à découvrir Dakota Johnson, également à l’affiche de "Sale temps à l’hôtel El Royale", dans un autre registre que le porno chic bien lisse de la série des trois "Cinquante nuances de Grey". On reste plus réservé sur la performance de Chloë Grace Moretz.

Mais c’est surtout le réalisateur Luca Guadagnino qui pêche par excès d’effets, lorgnant parfois sur le gore, dans une approche baroque aux antipodes de son chef d’oeuvre "Call me by your name", alors que son film était ailleurs.

Les scènes de danse, tribales, syncopées, guerrières, valent à elles seules d’user de sa carte d’abonnement malgré une symbolique pataude dans les derniers instants du film.

 

LES CHATOUILLES
Réalisé par Andréa Bescond et Eric Métayer. France. Drame. 1h43 (Sortie 14 novembre 2018). Avec Andréa Bescond, Karin Viard, Clovis Cornillac, Pierre Deladonchamps, Grégory Montel, Carole Franck, Gringe et Ariane Ascaride.

Pas totalement à l’aise avec cette œuvre dont il convient malgré tout de souligner le courage. Je.n’ai pas vu la pièce qui valut à sa production de remplir le Théâtre du Châtelet.

Malgré la force du propos, à dire la détresse d’une enfant violée pendant des années par un ami de la famille, on ressent un peu trop les intentions, notamment de choquer, de diriger la pensée du spectateur.

Je dois même reconnaître que certaines scènes de la première moitié du film "Les chatouilles" m’ont paru très maladroites. Fort heureusement les tics tant dans le jeu que de mise en scène de Andréa BescondEric Métayer - que dire de cette fausse bonne idée de transporter le patient et son psy à l’intérieur des scènes réelles ou fantasmées qu’ils évoquent pendant la thérapie - finissent par s’estomper, pour laisser toute la place au sujet douloureux et au seul enjeu consistant à libérer la parole pour espérer se reconstruire.

La transposition des planches vers le grand écran n’a peut-être pas bien fonctionné. Mais à défaut d’être parfait, le film est vital. Ne l’oublions pas.

 

SAUVER OU PERIR
Réalisé par Frédéric Tellier. France. Documentaire. 1h56 (Sortie 28 novembre 2018). Avec Pierre Niney, Anaïs Demoustier, Chloé Stefani, Vincent Rottiers, Sami Bouajila, Damien Bonnard, Calypso Buijtenhuijs et Rosa Bursztein.

Déçu par "Sauver ou périr", film prometteur. Le traitement du réalisateur Frédéric Tellier, très à plat, fait sonner le tout - ou presque - comme un documentaire chiant de France 2 ou de C8.

Quel besoin de se montrer aussi didactique pendant un quart d’heure, sur la rude vie en caserne des pompiers de Paris quand c’est au destin singulier d’un homme qu’il fallait au plus vite s’attaquer.

Son histoire personnelle suffisait amplement à nous faire goûter le sacrifice que s’impose ces héros au péril de leur vie, familiale et de leur vie tout court.

Même un Pierre Niney se piège dans un exercice par trop réaliste, au contraire de sa partenaire, Anaïs Demoustier, plus libre et donc plus juste, parvenant à s’affranchir de l’environnement pour le transcender.

 

CHACUN POUR TOUS
Réalisé par Vianney Lebasque. France. Comédie. 1h34 (Sortie 31 octobre 2018). Avec Ahmed Sylla, Jean-Pierre Darroussin, Olivier Barthelemy, Camélia Jordana, Vincent Chalambert, Clément Langlais, Estéban et Jérémie de Nicola.

Je ne dirais pas grand chose de "Chacun pour tous", film parfois marrant, mais rarement, car je n’ai pas très bien compris l’intention du réalisateur Vianney Lebasqueà vouloir réhabiliter un entraineur d’équipe handicapée de basket ayant triché aux Jeux Paralympiques.

La fin ne justifie pas toujours les moyens et c’est pourtant ce que tente de nous faire croire ce film sans point d’orgue. Jean-Pierre Darroussin fait le job sans forcer son talent quand Camélia Jordana a semblé passer plus de temps planquée dans sa caravane que sur le plateau de tournage. Aurait-elle senti l’arnaque ?

Pas honteux mais pas glorieux non plus, c’est le moins que je puisse écrire.

Vents d'Orage

 

        
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