Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce F/LOR
Edges  (Ouvré)  novembre 2018

Fabrice Laureau est musicien, arrangeur, multi-instrumentiste et producteur depuis un bon nombre d'années. On avait pu le croiser au sein de NLF3 et comme bassiste chez Prohibition. Il avait également croisé le chemin de Dominique A, Françoiz Breut, Shannon Wright, Herman Düne, ou encore les Dirty Three ou les Married Monk.

Bref, un CV qui rendrait jaloux pas mal de monde et pourtant, c'est seul qu'il a présenté en cette fin d'année son nouveau disque Edges, sous le pseudonyme F/LOR. Une longue épopée électronique de trois quarts d'heure qui ne s'arrête jamais, et qui s'éprend de mutation à chaque seconde. Créée dans des conditions quasi live, cette lente descente en territoires digitaux doit autant à ses pairs qu'à ses impairs. On pense bien évidement à l'école teutonne du début des années 70, mais également à l'abstract plus récente, entre l'évidence d'un Boards Of canada et une complexité à la sauce Autechre.

Pourtant, moins ardue que la musique de ces derniers, elle est également moins anxiogène, offrant de véritables portes vers une lumière incandescente. Les boucles sonores parviennent à immerger Tangerine Dream dans des sources plus récentes. Cette suite de pièces électroniques se densifie à mesure que l'on avance dans le voyage sans jamais pour autant perdre le sens de l'à propos. Pas une minute d’ennui sous couvert d'expérimentations douteuses, Fabrice Laureau a un sens de la concision et de l'enchaînement qui prévalent sur la tentation de s'oublier un peu dans la répétition. Ses paysages sonores défilent alors sans discontinuer, sans jamais proposer de repasser deux fois par le même chemin qu'il traverse avec aisance et inventivité.

De même qu'il ne laisse pas sa musique se faire envahir par les expérimentations trop poussées qui auraient pu rendre l'écoute fastidieuse, il n'oublie jamais non plus de composer, et aussi étrange que cela puisse paraître, sa musique, après quelques écoutes, devient familière et les mélodies se détachent peu à peu pour surgir comme des évidences teintées de chaleur et de soleil. Car oui, Fabrice Laureau distille une musique bien plus chaleureuse qu'il n'y paraît, même si dans la seconde partie, les mouvements s’accélèrent, se multiplient et tendent peu à peu vers un sentiment d'asphyxie. Là aussi réside la force du disque. L'écueil eut été de n'être que facilement linéaire, mais F/LOR accidente volontairement l'ensemble de ses paysages, pour glisser sur le terrain du minimalisme à mesure que sa musique progresse. On est alors étonné de voir combien Fabrice Laureau a su proposer une musique riche en rebondissements sur la durée, s'interdisant ainsi la moindre répétition et tenant l'auditeur en haleine. Une véritable réussite que ce long travelling glacé et onirique qui vous transporte vers des contrées où le désert côtoie l'abondance de Flore.

 

En savoir plus :
Le Bandcamp de F/LOR


Jack Line         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 18 août 2019 : Au rythme des vacances

Petite édition toute en légèreté mais avec quelques belles choses à découvrir notamment pas mal de livres de la rentrée littéraire et une session du Flegmatic pour vous rafraichir les idées. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Time for a change" de Pokett
"Tone of musette" de Le Balluche de la Saugrenue
"Symi" de Symi
Une autre interview de Inspector Clouzo à Terre de sons, après notre rencontre avec The Inspector Clouzo lors de leur passage à Foreztival
et toujours :
"Onda" de Jambinai
"Fire" de Part Time Friends
"Simon Chouf & le Hardcordes trio" de Simon Chouf
"EP n°1" de The Reed Conservation Society

Au théâtre :

une nouveauté :
"What is love" au Théâtre de la Contrescarpe
des reprises
"La Chute" au Théâtre de la Reine Blanche
"Le corps de mon père" au Théâtre Essaion
"Louise Weber dite La Goulue" au Théâtre Essaion
et la chronique des spectacles à l'affiche en août

Expositions avec :

"Champs d'amours - 100 ans de cinéma arc-en-ciel" à l'Hôtel de Ville
et dernière ligne droite pour "Helena Rubinstein - L'Aventure de la Beauté" au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme

Cinéma avec :

"Roubaix, une lumière" de Arnaud Desplechin
"Thalasso" de Guillaume Nicloux
et Oldies but Goodies avec "Paris est toujours Paris" de Luciano Emmer en version restaurée

Lecture avec :

"Cavalier seul" de Fred & Nat Gévart
"Ce qu'elles disent" de Miriam Toews
"Cent millions d'années et un jour" de Jean Baptiste Andrea
"Chaque fidélité" de Marco Missiroli
"Où bat le coeur du monde" de Philippe Hayat
et toujours :
"Koba" de Robert Littell
"Back up" de Paul Colize
"La grande escapade" de Jean Philippe Blondel
"Un peu de nuit en plein jour " Erik L'Homme
"Une bête au paradis" de Cécile Coulon
"Une joie féroce" de Sorj Chalandon

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=