Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce La femme de marbre
Louisa May Alcott  (Editions Finitude)  novembre 2018

Louisa May Alcott a vécu à la fin du 19ème siècle, auteure de littérature jeunesse (Les quatre filles du Dr March), elle utilisait un pseudonyme masculin pour publier d’autres romans plus sombres, comme La femme de marbre que voici.

Blindé de clichés dont les feuilletons télé sont friands, le roman est d’un contemporain étonnant. Louisa May Alcott raconte l’histoire de Cecil, une orpheline à peine adolescente, recueillie par Bazil York, un ancien ami de la famille grincheux. Sculpteur, l’homme se charge de faire de la jeune femme une parfaite œuvre, douce et gracieuse, docile et souriante. Une jolie potiche accro au laudanum en forme de sois-belle-et-tais-toi.

Alors que la jeune Galatée droguée commence à succomber aux charmes d’un autre homme que son tuteur, ce dernier ne voit pas l’idylle du même œil. Parce qu’il n’est lui-même pas insensible aux charmes de Cecil. Triangle amoureux aux vapeurs d’inceste, l’auteure mène son lecteur de rebondissements en surprises avec une facilité déconcertante.

Sombre, le roman a les accents d’un orage sans eau, de lourds nuages planent à l’horizon, s’approchent en une cavalcade silencieuse, menaçant à chaque instant de lâcher leurs trombes sur la douce musique d’un bal enchanté. Au-delà de la distraction littéraire, La femme de marbre décortique les relents de manipulations exercés par Yorke, artiste Pygmalion hanté par sa création.

Pour la première fois traduit en français, le roman a le style des belles lettres, les phrasés enrobés dans un vocabulaire apprêté pour le bal. Cecil est la femme triomphante entre les lignes, princesse féministe au royaume de la domination masculine.

 
 

Nathalie Bachelerie         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco

• Edition du 2020-08-09 :
Retour de service - John le Carré
Un océan, deux mers, trois continents - Wilfried N'Sondé

• Edition du 2020-08-02 :
Nous avons les mains rouges - Jean Meckert
 

• Archives :
Il était deux fois - Franck Thilliez
La goûteuse d'Hitler - Rosella Postorino
Summer mélodie - David Nicholls
Fleishman a des ennuis - Taffy Brodesser-Akner
Bruno Piszczorowicz - Interview
La nuit d'avant - Wendy Walker
La Chine d'en bas - Liao Yiwu
Oeuvres Complètes II - Roberto Bolano
Isabelle, l'après-midi - Douglas Kennedy
Les ombres de la toile - Chris Brookmyre
Un été norvégien - Einar Már Gudmundsson
Be my guest - Priya Basil
Les jours brûlants - Laurence Peyrin
La faiblesse du maillon - Eric Halphen
De Gaulle sous le casque - Henri de Wailly
Une immense sensation de calme - Laurine Roux
Mauvaise graine - Nicolas Jaillet
Le jour où Kennedy n'est pas mort - R. J. Ellory
L'iguane de Mona - Michaël Uras
MotherCloud - Rob Hart
Et les vivants autour - Barbara Abel
Trahison - Lilja Sigurdardóttir
Fanny Chassain-Pichon - Interview
De Wagner à Hitler - Fanny Chassain-Pichon
L'enfer commence avec elle - John O'Hara
BeatleStones - Yves Delmas & Charles Gancel
La géographie, reine des batailles - Philippe Boulanger
L'obscur - Philippe Testa
Trouver l'enfant / La fille aux papillons - René Denfeld
Washington Black - Esi Edugyan
- les derniers articles (11)
- les derniers expos (31)
- les derniers films (2)
- les derniers interviews (28)
- les derniers livres (2025)
- les derniers spectacles (1)
           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=