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Interview  (Le PlanèteMars, Paris)  mardi 11 décembre 2018

Patrick Coutin, qui a une vie extrêmement riche et avec lequel on pourrait parler des heures, n'est pas que l'interprète d'un tube un peu coquin, "J'aime regarder les filles", qu'on vient écouter en famille à la Tournée Stars 80. Il l'est aussi, et en est d'ailleurs fier, mais c'est surtout un musicien qui a beaucoup voyagé et roulé sa bosse. Depuis les années 80, chaque début de décennie, il revient livrer deux ou trois albums chantés en français et dans lesquels la guitare sature. Entre ces périodes, il est plutôt en retrait, au service d'autres musiciens. Il revient avec un projet, Coutin's Paradise ou Paradise triptyque, qui est un peu la somme de toutes ses années passées au service de la culture rock. La musique certes, mais pas seulement.

Pour commencer dans le dur, pouvez-vous nous présenter ce nouveau projet et nous en expliquer le nom, "Paradise"?

Patrick Coutin : C'est un nom en effet un peu ambigu. Au départ, je souhaitais juste sortir un nouvel album. J'ai repris contact avec des gens avec lesquels j'avais travaillé dans les années 80. Je voulais retrouver l'esprit qu'on avait dans les années 80. Parfois on faisait de la merde, mais il y avait un esprit un peu naïf et on s'amusait bien. J'ai commencé à me servir de synthétiseurs, et de choses comme ça. Je me suis dit que j'allais essayer de retrouver un peu de l'innocence de cette époque en repartant aussi de bouts de paroles que j'avais écrites et dont je ne m'étais jamais servi. Puis je me suis permis d'écrire en anglais, ce que je m'étais interdit jusque là.

Après un mois ou deux, j'avais un début d'album avec deux titres en anglais et trois en français, et une reprise de "Summertime". Je me suis dit que ça ne ferait pas un album. Ça manquait de cohérence. Je me suis donc orienté vers un album en français, plus un en anglais. J'ai vécu aux Etats-Unis, et j'ai toujours eu envie de m'adresser en chanson à mes amis américains, mais je n'avais jamais réussi à le faire. Or subitement, tout se mettait en place de manière fluide, les chansons venaient. Et je me suis aussi dit que, n'ayant jamais fait de reprises de ma vie, j'allais aussi faire un album de reprises. J'avais commencé à enregistré "Summertime", je prenais plaisir à chanter "Osez Joséphine" de Bashung malgré les difficultés. Faire une reprise est un exercice très difficile. Il faut mettre sa patte tout en respectant l'original. Avec mes propres chansons, je fais ce que veux, mais là il faut faire quelque chose qui tienne la route. Le projet de départ s'est donc peu à peu transformé en tryptique.

Pendant que je travaillais sur l'album en anglais, je me suis souvenu de mon arrivée en Californie. J'étais parti, la première fois, la guitare dans le dos et la jambe dans le plâtre. J'ai débarqué à Oakland, alors que l'ami français que je retrouvais, qui était parti quinze jours avant moi, m'attendait à San Francisco. A l'époque, il n'y avait pas de téléphone portable. Je n'avais pas d'adresse. L'avion a atterri à 1h du matin, l'aéroport était en train de fermer, et je n'avais que 100 dollars en poche. Une nuit dans un motel, ça coûtait 50 dollars. J'avais à peine de quoi tenir deux jours.

Et là, une des hôtesses qui était sur le vol me voit un peu perdu et me demande ce que je vais faire. Je lui dit que je vais aller chercher un endroit où dormir. Elle me répond que c'est Oakland, que la ville n'est pas très sûre, que je ne peux pas sortir comme ça avec ma guitare et mes deux béquilles. Elle me dit de la suivre. Elle m'emmène dans son hôtel à San Francisco. Elle me dit : "Ne vous inquiétez pas, je vais partager la chambre avec ma collègue. Vous, vous dormez ici. La chambre est payée. J'expliquerai votre situation à la réception de l'hôtel en disant que vous êtes français, que vous êtes perdu, que vous avez juste une adresse dans la baie mais que vous ne savez pas comment joindre votre ami".

En fait, je ne savais pas comment composer un numéro en Amérique à cause des indicatifs. Je ne savais pas quoi lui dire, donc j'ai bêtement dit merci. Or, c'était une fille qui était un peu critique sur le rêve américain. Elle m'a répondu : "Welcome in paradise", avec un petit sourire, en se moquant un peu de moi. C'est une phrase qui m'a toujours hanté, parce que le paradis c'est une façon de voir les choses. Dans le blues, il y a une vieille phrase qui dit : "Quand je mourrai j'irai au Paradis parce que j'ai vécu ma vie en enfer". Le paradis c'est religieux, mais c'est aussi terriblement humain. Est-ce que ça se passe mieux après ? Par la suite, en me baladant en Arizona, un jour je me suis arrêté dans une station-service. Là aussi, sur un mur, il était écrit aussi "Welcome in paradise" en plein milieu du désert.

En commençant ce disque, je repensais donc à mes jeunes années, mes voyages, les gens que j'avais rencontrés... Et donc, dans ces albums, je me suis amusé à insérer beaucoup de citations, des citations d'auteurs, des riffs de guitare. Je me suis rendu compte que ce symbole du Paradis, d'un monde meilleur, avait un peu marqué ma vie, où il y a eu des moments merveilleux et des périodes d'échecs. Voilà pourquoi le Paradis.

Pourquoi sortir ce projet en fin de décennie ? J'ai remarqué que d'habitude vous sortiez vos disques en début de décennie, puis vous disparaissiez des radars plusieurs années.

Patrick Coutin : Je suis pressé maintenant. J'ai 66 ans. Au début, il y avait un aspect testamentaire dans ce projet. Je me suis dit que j'allais faire tout ce que je ne m'étais pas autorisé jusque-là. Au fur et à mesure, sur les 4 ans qu'a duré la confection de ces trois albums, je me suis rendu compte qu'il fallait quand même que je me dépêche, parce que le temps passe, le monde change et que, si je me compare à une bouteille, je suis plus près du cul que du goulot.

En même temps que ce travail introspectif, je me suis interrogé sur le monde. Je me suis souvenu que lorsque j'avais 16 ans, c'était mai 68, une période où tout d'un coup les ouvriers ont vu leur pouvoir d'achat augmenter et ont pu se projeter dans l'avenir, où on a changé de mœurs, où les choses allaient bien. La guerre du Vietnam se terminait. À l'époque, on a vraiment cru que le monde allait changer pour quelque chose de beaucoup mieux. On y a cru, on a poussé pour que ça change.

Et puis, 50 ans plus tard, je ne dis pas que c'est plus mauvais mais ce n'est pas meilleur. Il y a des guerres un peu partout sur le globe, la situation des femmes dans la société a bougé, mais elle reste précaire... Je suis parvenu au constat que le monde nous échappait toujours autant. Si aujourd'hui encore on se réfère à la philosophie grecque, c'est peut-être que finalement, même si nous avons des voitures, l'humain dans le fond n'a pas tant changé. L'humanité est encore porteuse de belles idées, mais reste toujours capable du pire.

J'avais envie de le dire, mais aussi de le dire pour les gens de ma génération car je crois que nous avons une responsabilité. Il faut rappeler aux jeunes générations qu'il faut se battre si on veut que le monde penche un peu du bon côté. J'étais pressé de dire ça, de partir sur la route et chanter ça. Je suis connu pour mes chansons aux paroles un peu sexy et innocentes, mais j'avais envie de dire que, individuellement, même si on ne peut pas grand-chose, on a quand même notre petite part de responsabilité dans la marche du monde.

Comment s'est effectué le choix des titres sur le disque de reprises ?

Patrick Coutin : Au départ, c'était presque que des reprises de gens décédés. J'étais parti pour faire des classiques de jazz et de blues. Puis, en cours de route, je me suis pris au jeu et mon projet a changé. J'ai commencé à travailler sur le Bashung, un peu comme une déconstruction. Plus j'étudiais sa version, plus je la trouvais aboutie. Il la chante merveilleusement bien. Je me suis obligé à aller au bout des choses.

Je me suis attaqué à du Johnny, le mec avait une sacrée voix. On peut dire ce qu'on veut de Johnny, mais le mec était une bête. Reprendre ces artistes, ça devenait un challenge. Je voulais faire de mon mieux. Je n'ai pas tout gardé pour le disque. Certains morceaux, je n'y arrivais pas. Je n'étais pas assez bon pour certaines chansons. À force d'abandonner certains titres que je voulais reprendre au départ, il m'en manquait. Je voulais reprendre un titre rock en français. J'ai pensé à "Cargo de Nuit" d'Axel Bauer, qui est de ma génération, mais je voulais rendre hommage aux classiques. Je me suis donc reporter sur "La Fille Du Père Noël" de Jacques Dutronc, qui avait déjà été reprise par Bijou. J'ai intégré une version un peu torturée de J'Aime Regarder Les Filles, parmi toutes les versions que j'ai faites de cette chanson. Ça s'est bâti presque sans volonté.

Johnny est décédé, le lendemain je m'attaquais à une chanson de Johnny, c'était comme une évidence. Je voulais d'abord faire "Retiens La Nuit", mais très vite je me suis rendu compte que c'était impossible à reprendre tellement cette chanson lui appartenait. C'est le premier 45-tours que j'ai acheté lorsque j'étais môme. Et puis, c'est quand même le mec le plus rock que la France ait jamais eu. Lui, c'était une rock star, comme les Rolling Stones. Donc, tu vois, tout ça s'est bâti un peu malgré moi. J'ai enregistré treize ou quarorze titres, j'ai gardé les neuf qui me semblaient les plus réussis.

On ne peut pas parler de Paradise sans évoquer la part des illustrations dans le projet. D'ailleurs toi-même tu as un bon coup de crayon, et tu as illustré certains de tes disques.

Patrick Coutin : Oui, j'ai une vie assez complexe. J'ai peint quand j'étais jeune. J'ai même fait une ou deux expos. Plus tard, j'ai travaillé dans une salle de spectacles à Bobigny qui s'appelle Canal 93. Puis ensuite aux événements de la ville. Parmi les choses que j'ai faites, il y a eu l'inauguration d'une salle de mariage entièrement décorée par Hervé Dirosa. Dire qu'on est devenus amis serait faux, parce que on ne se voit pas si souvent que ça, mais c'est quelqu'un que j'aime bien. On se croise de temps en temps, je connais aussi certains membres de son équipe.

Il y a 4 ou 5 ans, lorsque Tanino Liberatore avait fait la pochette de mon album Babylone Panic, Dirosa m'avait dit : "j'aimerais bien faire une de tes pochettes". Ça m'était resté dans la tête parce que Dirosa est un peintre extrêmement important. Sa peinture est très riche, très prolifique, et totalement ancré dans le temps. Je me suis dit que, puisque l'album du triptyque en anglais parlait beaucoup de mes années de jeunesse aux États-Unis dans les années 70, j'allais demander à Gilbert Shelton. J'ai hésité à demander à Crumb qui était l'autre grand dessinateur de BD américain de l'époque. Liberatore, c'est une sorte de frère pour moi, donc il fallait qu'il en fasse une. Liberatore symbolise en plus terriblement les années 70 à 90, il a été présent d'un bout à l'autre. Et Dirosa évidemment.

J'étais parti pour faire des CDs, et je me suis dit que c'était complètement con d'avoir des illustrateurs aussi talentueux et de sortir ça sur un format minuscule. C'est parce que ces illustrateurs ont accepté de m'accompagner dans l'aventure que finalement Paradise sortira en vinyle. Je me suis dit qu'on allait les faire en sérigraphie pour avoir le côté épais. C'est le manager de Dirosa qui m'a proposé l'idée d'assembler les trois disques dans une même boîte. Ça a été l'illumination. Je me suis dit que dans une même boîte j'allais avoir mon adolescence aux USA, Dirosa que j'ai rencontré dans les années 80, et Liberatore qui a toujours été là.

On a finalement décidé de mettre trois vinyles dans une boîte comme une boîte à pizza, les trois sérigraphies, les numéroter, les signer. Comme un objet d'art. Je me souviens de l'époque où, gamin, j'allais acheter un vinyle. J'économisais et je ressortais du magasin avec un bel objet avec une grande pochette. Alors c'était très compliqué de travailler avec eux trois en même temps, il y en avait toujours un qui était absent ou en train de monter une expo, mais c'est comme un grand cadeau.

Un point commun entre les chansons de l'album, c'est la guitare électrique. Quel est ton rapport à l'instrument ?

Patrick Coutin : C'est un instrument d'émancipation. Au départ, j'étais plutôt parti pour faire prof de français. Et puis, après mai 68, certains de mes copains sont tombés dans la politique et certains mouvements violents. On était un peu perdus, le beau rêve de 68 s'est vite cassé la gueule. C'est à ce moment-là que j'ai découvert le rock, la musique, ce qui nous arrivait d'Amérique et d'Angleterre. L'envie de faire de la musique m'a libéré de cette sorte de carcan, alors que je me demandais si on était des révolutionnaires ou non.

Au départ, bien entendu, je ne jouais pas bien. J'essayais quand même de séduire ma voisine en poussant la chansonnette. Le fait d'avoir une guitare dans les mains m'a permis de chanter, de me libérer, et ensuite d'écrire mes textes. J'écoutais les Who, les Rolling Stones. J'ai développé une infection pour cet instrument qui peut être très doux, mais aussi agressif. C'est ce que j'aime. Dans mes productions, je traite la guitare presque comme une voix.

Pour revenir sur le thème des reprises, à un moment, tu as travaillé à Taratata. Tu faisais répéter les duos, qui interprétaient essentiellement des reprises. Qu'en as-tu retiré ?

Patrick Coutin : Tout d'abord, il faut dire que Taratata était une excellente émission. C'est une des seules émissions il y a du vrai live, et où un artiste anglais ou américain et un artiste français sont traités de la même manière. Les artistes ont une vraie occasion de montrer leur talent. On travaillait avec des moyens audio excellents. Les ingénieurs du son y ont toujours été bons. Nagui est un mec qui aime la musique et les artistes.

Comme je le disais tout à l'heure, un chanteur ou une chanteuse ce n'est rien avant que tu ne t'intéresses à sa manière de faire. Par exemple, quand on a fait des duo entre Peter Kingsbery de Cock Robin et Dick Rivers, tu es à côté, tu n'as rien à dire. Tu te dis juste que c'est magnifique. Peter Kingsbery envoie et Dick Rivers a une superbe voix de basse.

J'ai rencontré des gens donc je n'étais pas dingue, mais en travaillant avec eux je me rendais compte qu'ils n'étaient pas là par hasard. Pascal Obispo, par exemple, ce n'est pas la musique que j'apprécie. Mais quand tu travailles avec Pascal Obispo, tu te rends compte que ce n'est pas un branleur. Ce sont souvent des gens qui ont beaucoup travaillé, et qui ont un talent. A un autre moment de ma vie, j'ai vu Willie Nelson ou les Neville Brothers travailler.

Ce que je retiens en ayant côtoyé tous ces artistes, c'est d'abord une grande leçon d'humilité. Des expériences comme ça, ça apprend la valeur du travail et le respect des autres.

 
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En savoir plus :
\r\n Le site officiel de Patrick Coutin
\r\n Le Facebook de Patrick Coutin \r\n

Crédits photos : Arnaud Kehon (retrouvez toute la série sur Taste Of Indie)


Laurent Coudol         
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