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Dark Light  (Warner Bros Records)  octobre 2005

Considéré parfois comme un groupe ésotérique, HIM possède pourtant un lourd passé discographique, auréolé d'un best-of And Love Said No, sorti l'an dernier.

Qu'on se le dise, la bande à Ville Valo s'adresse à une troupe de fans bien informés, qui agissent surtout dans les skates park, ou encore dans les fiestas à tendance dark. Plutôt mal connus du public à tendance rock pur et dur mais adulés par les tabloïds anglais friands de "Love Metal" (Kerrang en tête de file) il y a là un paradoxe évident dont il fallait absolument surmonter la tenaille commerciale.

Tout fraichement reçu, le nouvel album des finlandais Dark Light (dans son édition spéciale agrémentée de goodies inutiles) impose d'emblée une certaine prestance graphique. Le soin apportée à la facade visuelle de cet album montre cette fois-ci que les choses dark et sombres doivent être comprises autrement : non, le dark n'est pas nécessairement l'expression du mal-être adolescent, il n'est pas non plus réservé à un public qui porte des chaussures de skate, c'est plutôt une façon comme une autre de s'afficher au grand public.

Et surtout une marque de fabrique made in Finlande. En effet, si ce nouvel album de HIM puise parfois dans le registre niais et inutile, il ne faut pas vraiment s'y attacher mais plutôt profiter de la galette pour prendre la température de ce qui se fait de mieux dans les pays nordiques. Oui, il y fait froid et c'est déprimant ...

Le titre d'ouverture de cet album pourrait en rebuter plus d'un, par son titre tout d'abord : "Vampire Heart". Certes, cela sent la messe noire à plein nez, mais son rythme très frais agrémenté par une guitare franchement vibrante, nous berce immédiatement. Autrement dit, le charme agit tout seul. Cette entrée en matière est certainement le point fort de tout l'album. En revanche, la suite s'avère être relativement décevante : ça coince, on frise l'ennui, ça agace ...

"Rip out the wings of a butterfly", premier single de cet opus annoncé avec fracas, semble taillé pour la BO du temps où Batman devait jouer contre le méchant Mister Freeze, tellement les deux coïncident par un flot inutile d'effets spéciaux mal foutus et réalisés à la va-vite. Tout semble se répéter et l'ennui commence à pointer son nez.

Malgré cela, la voix de Ville Valo rattrape plutôt bien cette utilisation de choses inutiles et franchement désagréables, du moins dès lors qu'il s'agit de monter la voix sur un fond de piano : "Killing Loneliness" et "The Face of god" par exemple. Tuer l'ennui, il semble bien que cela soit le maître mot de l'album. Heureusement que Valo sait chanter.

Mention spéciale au titre "Drunk On Shadows", tout simplement sublime, mais il est fort regrettable que beaucoup de bonnes choses se perdent si facilement dans un ensemble si inégal mais surtout si répétitif. De fait, nous devons nous ranger derrière un avis très réservé concernant l'intérêt de cet album, certes on peut en ressortir plusieurs titres intéressants, mais HIM ne fait pas l'effort de s'exposer au devant des amateurs de rock métal. Juste de quoi leur rire au nez.

Préférez plutôt leur excellent best of And Love Said No, au moins vous en aurez pour votre argent. Dommage, HIM demeurent ésotériques, à réserver à l'éternel public adolescent, tendance dark sur roulettes pour les garçons, grosses bottes en cuir pour les filles. Evidemment, ce n'est qu'une tendance qui aura du mal à s'inverser ...

 

En savoir plus :

Le site officiel de HIM


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"Got the manchu" de We Hate You Please Die
et toujours :
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"Ce qui suit" de Mondo Cane
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Au théâtre :

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Cinéma :

en salle :
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at home :
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