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puce La solitude Caravage
Yannick Haenel  (Editions Fayard)  février 2019

On connaissait Yannick Haenel pour ses excellents romans auréolés de prix divers comme Cercle, Jan Karski ou encore Tiens ferme ta couronne. On le découvre maintenant dans un autre exercice littéraire, l’essai, qui lui sied à merveille, en témoigne son dernier ouvrage autour de Caravage.

Dans ce bel essai consacré à ce peintre, Yannick Haenel s’interroge beaucoup sur l’artiste, sur son intériorité en nous plongeant dans sa vie. Comment peignait-il ? Que cherchait-il à travers ces scènes de crime, ces têtes coupées, cette couleur noire qui envahit petit à petit  tous ses tableaux ?

Yannick Haenel nous avoue avoir découvert ce peintre lorsqu’il était ado, autour de ses quinze ans. C’est dans un livre consacré à la peinture italienne qu’il s’arrête sur une femme vêtue d’un corsage blanc qui se dresse sur un fond noir. Sa passion pour Caravage naît, c’est aussi ce qu’il nous raconte au début de l’ouvrage.

Ainsi commence donc ce récit d’apprentissage qui se métamorphose en quête de la peinture. Yannick Haenel plonge dans les tableaux de Caravage en racontant la vie violente et passionnée de ce peintre génial pour nous livrer une initiation à l’absolu.

A travers l’analyse de nombreux tableaux du peintre, portée par une sublime écriture qu’on lui connaît, Yannick Haenel nous présente donc un peintre hors-norme, immensément talentueux mais aussi profondément controversé. Les tableaux analysés sont recontextualisés, mis en perspective par rapport à la vie de l’artiste et décrit avec une précision diabolique qui montre la passion de l’auteur pour ce peintre.

C’est une vie tourmentée que nous décrit Yannick Haenel concernant le Caravage. Ce dernier a eu une vie particulièrement agitée, marquée par le vagabondage, la violence et la solitude. Il a eu une vie bien remplie, le peintre a connu la pauvreté, la solitude et l’isolement mais aussi le deuil.

Mort avant sa quarantième année, Le Caravage a consacré sa courte vie à la peinture. Ses œuvres sont habitées par la souffrance, le sang, l’effroi et la crainte que le noir dominant symbolise. L’ouvrage va au-delà de la biographie puisqu’il ne se limite pas à raconter sa courte vie, que l’on pourrait trouver dans une bonne encyclopédie. Yannick Haenel s’est intéressé à l’expérience intérieure du peintre, ce qui au cœur de son art. Il cherche en même temps à nous montrer ce qui le dissocie d’artistes comme Michel-Ange. Il cherche à déceler les zones d’ombre de ce peintre et nous montre au final comment Caravage l’a construit, ébloui et troublé.

L’ouvrage de Yannick Haenel est fort, beau et superbement écrit. Nul besoin d’être amateur ou spécialiste de peintures pour prendre plaisir à lire ce livre. Il faut aimer la littérature, être curieux sur l’art et se laisser porter. C’est ce que je suis et ce que j’ai fait et je ne le regrette pas…

 

Jean-Louis Zuccolini         
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# 18 août 2019 : Au rythme des vacances

Petite édition toute en légèreté mais avec quelques belles choses à découvrir notamment pas mal de livres de la rentrée littéraire et une session du Flegmatic pour vous rafraichir les idées. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Time for a change" de Pokett
"Tone of musette" de Le Balluche de la Saugrenue
"Symi" de Symi
Une autre interview de Inspector Clouzo à Terre de sons, après notre rencontre avec The Inspector Clouzo lors de leur passage à Foreztival
et toujours :
"Onda" de Jambinai
"Fire" de Part Time Friends
"Simon Chouf & le Hardcordes trio" de Simon Chouf
"EP n°1" de The Reed Conservation Society

Au théâtre :

une nouveauté :
"What is love" au Théâtre de la Contrescarpe
des reprises
"La Chute" au Théâtre de la Reine Blanche
"Le corps de mon père" au Théâtre Essaion
"Louise Weber dite La Goulue" au Théâtre Essaion
et la chronique des spectacles à l'affiche en août

Expositions avec :

"Champs d'amours - 100 ans de cinéma arc-en-ciel" à l'Hôtel de Ville
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Cinéma avec :

"Roubaix, une lumière" de Arnaud Desplechin
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Lecture avec :

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"La grande escapade" de Jean Philippe Blondel
"Un peu de nuit en plein jour " Erik L'Homme
"Une bête au paradis" de Cécile Coulon
"Une joie féroce" de Sorj Chalandon

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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