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Danny Denton  (Editions Buchet-Chastel)  mai 2019

C’est de nouveau un ouvrage indéniablement très original que nous proposent les éditions Buchet-Chastel qui ont pris l’habitude de nous surprendre avec des premiers romans assez déroutants. Les voilà donc qui nous publie un premier roman d’un certain Danny Denton, dont on ne sait pas grand-chose si ce n’est qu’il est originaire de Cork en Irlande et qu’il a collaboré à plusieurs revues et journaux avant de se lancer dans l’écriture d’un premier roman.

Ce premier roman, il lui a donné un titre aussi déroutant que son contenu, Entrer dans l’arène en même temps que l’orage. Alors bien sûr, dire d’un ouvrage que sa lecture s’avère être assez déroutante ne signifie pas qu’il ne possède pas de qualités et qu’il n’est pas intéressant. Au contraire, le lecteur, pour moi, doit savoir sortir de temps en temps de sa zone de confort, pour aller chercher ce genre d’ouvrage qui vont lui procurer aussi des plaisirs de lecture. Le problème reste que parfois, celui-ci peut sortir du livre, ne pas aller au bout et là le terme déroutant prend son mauvais sens.

Rassurez-vous, ce ne fut pas mon cas. Je suis allé au bout du livre, malgré un début de lecture un peu complexe et je ne suis pas déçu par cette lecture qui rencontrera un public spécifique car il me semble qu’on reste quand même éloigné de la lecture grand public avec ce type d’ouvrage. Le fait que l’auteur soit irlandais, qu’il se passe en Irlande a aussi beaucoup joué car j’avais lu ces derniers temps deux ouvrages irlandais somptueux, Les fureurs invisibles du cœur et Toute une vie et un soir.

Campé dans une Irlande battue par les pluies, Entrer dans l’arène en même temps que l’orage est une dystopie aux accents de conte philosophique. On y suit le destin du "môme en jaune", parti en guerre contre le pouvoir despotique du Roi vif et de ses vassaux, qui tiennent la ville par la violence et la force.

Alors que l’Irlande est battue par la pluie incessante depuis des dizaines d’années, la société toute entière est plongée dans le chaos, résultat d’un tortueux mélange entre les vestiges d’une ère de technologies ultra-avancées et des modes de survie primitifs.

Une ville sous les eaux, survolée par des drones, est en proie aux gangs. A la tête du plus puissant d’entre eux, le Roi Vif. Avec sa clique, il tient la population sous surveillance et réprime d’une main de fer le moindre écart. Mais "le môme en jaune", un moins que rien, et la fille du Roi sont amoureux. Elle tombe enceinte et meurt en couches : les rouages d’une épopée tragique sont alors en place. De ce jour, "le môme en jaune" se promet de récupérer son enfant, le "babba", que le Roi séquestre jalousement.

C’est donc une Irlande du futur que nous propose l’auteur, une Irlande où il pleut tout le temps, tellement que Dublin se retrouve inondée de même que les champs et les routes. On suit plusieurs personnages dans cet environnement, notamment le Roi et le môme jaune.

L’originalité du roman repose sur sa construction particulière autour de personnages secondaires qui nous construit un tragique futur. A cela s’ajoute une écriture incroyable qui témoigne d’un immense talent de la part de l’auteur qui fait qu’on devrait entendre parler de lui de nouveau. Ce patchwork de voix et de registres qui compose le roman donne le sentiment de lire une légende colportée tout en attestant de l’immense talent de conteur de Danny Denton. S’ouvre alors au lecteur un imaginaire d’une richesse et d’une intensité étonnantes.

Si vous avez l’envie et la curiosité de vous aventurer dans une œuvre littéraire qui ne ressemble à aucune autre, je vous invite vivement à vous procurer ce petit bijou qu’est le dernier ouvrage de Danny Denton. Je ne vous assure pas que vous succomberez à ce livre (je sais qu’il peut vous tomber des mains) mais si vous rentrez vraiment dedans (il faut aimer les dystopies), vous sortirez de cette lecture en vous disant que vous avez lu un petit chef-d’œuvre.

 
 

Jean-Louis Zuccolini         
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# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

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- 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres
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- 29 septembre 2019 : Une édition sans chichis
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