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Théâtre de la Tempête  (Paris)  novembre 2019

Drame d'après l'oeuvre éponyme de August Strindberg, mise en scène d'Elisabeth Chailloux, avec Anne Cressent, Pauline Huruguen et Yannik Landrein.

Tout a sans doute été dit et écrit à propos de "Mademoiselle Julie", une des oeuvres emblématiques et multireprésentées du dramaturge suédois August Strindberg, qu'il qualifiait de "tragédie (supra)naturaliste" et irriguée de symbolisme, placée sous le signe de la lutte, lutte des classes, des sexes et des cerveaux, ordonnée autour de la dialectique maître/valet.

La metteuse en scène Elisabeth Chailloux résume l'intrigue comme mettant "bout à bout, sur un rythme précipité, une danse de séduction, le combat entre Jean et Julie, un tabassage psychologique, un casse (le bureau du comte est dévalisé), une tentative d’évasion, la mise à mort d’une bestiole et une fin hallucinée" pour retracer "l’histoire d’une femme qui vit son désir", donc celle du prototype de la femme moderne dont l'émancipation se heurte encore à nombre de résistances.

Or, le personnage-titre construit par Strindberg est une chimère hybridant une hystérique, au sens de la psychiatrie balbutiante du 19ème siècle, assaillie par la libido et une victime du "fatum" qui n'était pas encore qualifié de traumatisme de transmission intergénerationnelle souffrant de surcroît d'un déficit de force de caractère pour assumer l'éducation imposée par une mère à la vocation ratée d'amazone.

Mademoiselle Julie va donc "jouer avec le feu", expression-titre d'un autre opus de Strindberg, dans une entreprise auto-destructrice comme seule issue possible à un conflit et des tensions internes insurmontables.

Cela étant, Elisabeth Chailloux propose une nouvelle écriture parsemée de locutions anglo-saxonnes avec une recontextualisation à l'ère des téléphones portables génératrices d'anachronismes en raison de la portée différente au 21ème siècle et dans le cadre des relations intimes des notions de honte, déshonneur, humiliation et mésalliance liée à la transgression morale ou/et sociale.

La partition se déroule dans la cuisine d'une demeure nobiliaire, décor incontournable en l'espèce élaboré de manière minimaliste par Yves Collet et Léo Garnier, dans un huis-clos délétère sous la censure morale de la cuisinière, figure rigoriste sûre de sa foi comme des valeurs ancillaires et de son désir de s'élever au dessus de sa condition, parfaitement interprétée par Anne Cressent.

Tel un papillon égaré dans la nuit voletant autour d'une torche, Pauline Huruguen campe la pauvre petite fille riche, belle, cultivée et bien née, qui tente désespérément de dresser les hommes comme des chevaux à coup de cravache pour son ex-fiancé et de claquement de doigts pour le valet.

En charge de ce rôle, Yannik Landrein parvient à en restituer la paradoxalité paralysante entre soumission au déterminisme social et ambition de s'en délivrer.

 

MM         
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On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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