Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Les rues bleues
Julien Thèves  (Editions Buchet-Chastel)  janvier 2020

Rencontrer Paris. Découvrir Paris. Tomber amoureux de Paris. Prendre sa liberté grâce à Paris. Ils sont nombreux chaque année à quitter leur provine pour monter à Paris. C’est ce que nous raconte en ce début d’année le nouvel ouvrage de Julien Thèves, Les rues bleues, publié aux éditions Buchet-Chastel.

Julien Thèves est né en 1972 à Strasbourg. Il travaille dans le monde de la communication, dans l’édition, à la radio. Il collabore aussi à M, le magazine du monde. Ses textes sont lus au théâtre, adaptés au cinéma et diffusés sur France Culture. Il a reçu le prix Marguerite Duras pour son précédent roman, Le pays d’où l’on ne revient jamais, qui sort en poche en février prochain. Il est également l’auteur de deux ouvrages parus aux éditions Balland, Précarité et Son histoire.

Dans son denier ouvrage, Julien Thèves nous propose d’accompagner son narrateur, "monté" à Paris pour quitter sa province. Cette rencontre amoureuse avec Paris commence en 1989 et se poursuivra jusqu’en 2019. L’histoire est celle d’un jeune provincial qui fuit le cocon familial étouffant et qui, à Paris, va enfin pouvoir être lui-même et s’assumer. Il est un noctambule, un être de rencontres, un gay solitaire ou amoureux parfois. Autour de lui ses amis, eux aussi, évoluent.

En même temps que se dévoile l’histoire personnelle de ce narrateur à Paris, l’auteur en profite pour nous raconter la grande histoire, celle de l’époque qu’il traverse quand il est à Paris. Cette histoire, c’est celle de la fin des Trente Glorieuses, celle de la crise qui s’installe, celle qui voit un fléau apparaître comme le SIDA. Cette période, c’est aussi celle qui voit l’évolution de la famille, entre divorce, famille recomposée et monoparentale. C’est aussi le terrorisme qui vient briser des vies qui n’ont rien demandé, l’écologie qui tente de percer et une société de consommation en pleine expansion avec en plus l’arrivée d’un nouveau moyen de communication, internet.

L’ouvrage déploie un double arc narratif avec des allers-retours entre la vie du narrateur et le contexte historique et social. L’ouvrage nous permet de découvrir Paris, pour ceux qui ne la connaisse pas suffisamment comme c’est mon cas, une ville fascinante, chargée d’histoire. Paris, une ville qui, au fil des décennies, change et reste pourtant la même. Paris, enfin, une ville qui est et reste un personnage à part entière dans ce roman.

Des parenthèses de vie, des petits paragraphes qui s’enchaînent, des moments d’histoires qui s’incrustent. Son arrivée gare d’Austerlitz en 1989, l’année du bicentenaire, Bruel qui chante "Place des grands hommes". On suit le narrateur dans son vécu parisien, ses déménagements, ses déambulations et ses soirées, ses études aussi et les vieilles Renault. On y parle des grandes grèves de 1995 aussi.

Et puis il y a l’arrivée de l’an 2000 qui au final n’a rien d’extraordinaire et on se souvient de tout le tintamarre autour de l’an 2000. La mise en place de l’euro, les prix qui augmentent. Tout cela avec en toile de fond sa sexualité, ou plutôt son homosexualité faite de rencontres multiples, d’amour et de déception.

Alors voilà le nouvel ouvrage de Julien Thèves est un livre sans prétention qui réussit à nous embarquer très vite. Les courts paragraphes qui s’enchaînent donnent un réel rythme à l’histoire de ce jeune qui arrive dans la capitale pour devenir lui-même. Ses péripéties se marient à merveille avec l’histoire sociale et économique des années qu’il traverse. C’est agréable, c’est sympathique, c’est prenant. Tout ce que l’on attend d’un ouvrage lorsqu’on l’ouvre.

 

En savoir plus :
Le Facebook de Julien Thèves


Jean-Louis Zuccolini         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

Les 4 derniers journaux
- 24 mai 2020 : Culture pour tous !
- 17 mai 2020 : le joli mois de mai
- 10 mai 2020 : Sortez Masqués !
- 3 mai 2020 : Déconfi...ture
           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=