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C'est pas Blanche-Neige ni Cendrillon  (At(h)ome)  avril 2024

Je ne vais pas te mentir, cette chronique, ça fait un moment que j’avais hâte de te l’écrire. Parce que je suis un addict de Madame Robert. C’est typiquement le genre de groupe qu’on adore. Et j’exagère à peine en ce qui me concerne.

Leur précédent album Comme De Niro a dû tourner chez moi tous les jours depuis… sa sortie en fait. Alors imagine un peu quand j’ai appris, il y a quelque temps, que Madame Robert allait revenir.

Madame Robert, c'est un casting avant tout : Reuno, chanteur énervé de Lofofora, Mudweiser (mais pas que) à la plume certaine et grand pourvoyeur de musique à tambourin (c’est lui qui le dit) lors d’after endiablé. C’est aussi Julien Mutis, qui dégaine sa six cordes plus sûrement que Lucky Luke, et propose des riffs qui rendent accro et restent gravés dans la mémoire et les cages à miel.

C'est Stef Zen, bassiste de feu Parabellum, groupe punk phare de la scène française, mais aussi section rythmique au sein du Harvest Blues Band, aux côtés d’un certain Julien M (hasard ? Non certainement pas). Il assure la section rythmique avec Fabien Rault, alias Beuh-Fa, également derrière les fûts de Little Odetta, apportant son énergie et son enthousiasme et remplit la lourde tâche de remplacer Xa Mesa.

Et enfin, je garde la meilleure pour la fin : Léa Worms aux claviers. Jeune par l’âge mais d’une maturité hallucinante derrière les touches noires et blanches. Elle aussi nous balance des mélodies qui me laissent sans voix à chaque fois.

Madame Robert, c’est aussi et surtout Divina Boom, qui personnifie avec talent et grâce notre héroïne.

Après Comme De Niro, en 2018, qui avait mis la barre haute, Madame Robert, disais-je, revient et met les choses au clair : elle n’est ni Blanche-Neige ni Cendrillon. Elle est Madame Robert, et attention on s’amuse chez elle, on peut y fumer le gazon, y croiser toutes les dégaines, y faire la fête sans soucis quand on est une femme, il ne faut quand même pas la chatouiller, elle te mettra au pas rapidement.

On lance l’album, sorti d’ailleurs en vinyle, classique ou série limitée, et après les présentations d’usages, Madame Robert enchaîne. La gouaille de Reuno allié aux talentueux musiciens lancent les titres comme autant de films : humour et dérision avec "Parisien", un groove entêtant pour "A ciel ouvert", véritable BO d’une bio de la vie d’artiste. Débarque ensuite la romance avec "La fille du Dr Jekyll" (enfin romance noire quand même). Reuno, qui a enfilé son plus beau costume, se glisse en crooner et évoque "Presley". Madame Robert remet les gaz et nous envoie un titre yéyé : "Toutarien", qui s’il évoque la futilité ne l’est pas du tout, futile. "L'effet Pervers" ne perd pas le rythme.

"Les Dancefloors" fait un écho au titre d’ouverture : on danse c’est vrai, et Reuno y évoque l'orgueil du mâle, mais il brise les stéréotypes.

Après avoir dansé avec Madame Robert, on a le droit de se reposer, une bonne semaine se termine toujours par un "Dimanche". On traîne au lit, on s’y prélasse, on peut y faire tellement d’autres choses, mais chuuut. On va les laisser tranquille. Et je note qu’une fois de plus, si Madame Robert sait commencer un album, ils nous gratifient d'un titre magnifique en final.

Un album de haute volée, où chacun des 10 titres est ciselé comme un scénario digne d’un Audiard, avec classe et talent. Enregistré au Studio E, à Ecotay L’Olme, dans la Loire (à peine à quelques kilomètres de votre serviteur) par Bruno Preynat (Mickey 3D, Kent, Parabellum), l’album voit aussi la contribution de Jennifer Hawa Zonou aux choeurs, ce qui renforce le côté rhythm and blues généreux.

Maintenant, on va fermer m’sieurs dames, faut pas rester là, il faut laisser l'orchestre se reposer pour mieux nous embarquer lors de leurs galas à venir, ce qui ne doit pas vous empêcher d’aller faire l’acquisition de cette pépite. Et de découvrir Madame Robert dans leur clip, qui devrait te faire danser toute la journée.

 

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L'interview de Madame Robert (samedi 8 juillet 2017)

En savoir plus :
Le site officiel de Madame Robert
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# 16 juin 2024 : Culture en danger ?

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