Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Festival Class'Rock 2006
Les Têtes Raides - Gojira - Biocide - Le muse di franti - Skort - Svart Crown - Rolling Caps - Nereïde - Korakore - Rockfort  (Parc Jourdan (Aix-en-Provence))  6 juillet 2006

Depuis 16 ans, l'association Aix'qui? organise en PACA la promotion des musiques actuelles et le soutien des jeunes talents émergents. Avec les Class'Rock, tout d'abord, elle propose un véritable tremplin musical destiné aux toutes jeunes formations. Avec les Class'Eurock, elle accompagne d'autres groupes, à peine plus expérimentés, à travers l'Europe. Par son partenariat avec d'autres associations européennes, qui mènent un travail comparable en terme de promotion, elle permet enfin de faire connaître de jeunes formations venues d'autres pays.

L'ensemble de cette action a été conclu, comme chaque année, par la mise en place du Festival Class'Eurock à Aix-en-Provence. Jeudi 6 et Vendredi 7 juillet, de 18h à 1h du matin, ce sont donc pas moins de 20 formations qui se sont succédées sur une scène à ciel ouvert, avec pour maître mot l'éclectisme musical, et la volonté d'associer aux formations les moins expérimentées des têtes d'affiches d'envergure régionale ou nationale : Biocide, Gojira, Têtes Raides, Raspigaous et Psy4 de la rime. Froggy 's Delight a eu l'occasion d'assister aux prestations du jeudi.

Tout commence ce soir-là avec les très jeunes allemands de Rolling Caps.

Visiblement impressionnés, mais pas intimidés, très appliqués, les quatre musiciens relèvent le défi d'ouvrir la soirée, devant un public des plus variés, que leur pop rock peut-être trop bon enfant ne parviendra pas réellement à séduire.

Les groupes s'enchaînent ensuite rapidement, chaque formation n'ayant qu'une demi-heure pour faire ses preuves.

Svart Crown, Nereïde, Korakore et Rockfort sont les quatre formations issues des class'rock à se succéder ce soir-là, avec toujours beaucoup de tempérament malgré la jeunesse des musiciens.

Svart Crown proposera ainsi un death métal sans grande originalité, mais avec beaucoup de conviction

Nereïde un ska-punk aux textes idéalistes un brin naïfs,

Korakore un métal hardcore emmené par l'étonnante voix d'une demoiselle que l'on sent déjà à l'aise sur scène,




Rockfort
, avec beaucoup de virtuosité et même une certaine maturité, un rock abreuvé aux meilleurs sources du blues et des grandes cuvées woodstockiennes, servies par la voix rauque, impeccable, d'un chanteur-guitariste inspiré.

Puis vient la prestation des italiens de Le muse di franti.

Quintet d'un rock complexe oscillant entre une pop-romanesque et des saturations déphasées, la formation, plus expérimentée, souffrira étonnamment de la comparaison avec ses homologues plus jeunes, à l'enthousiasme difficilement égalable.

Une certaine impression d'ennui partagé règne, entre public et musiciens, jusqu'à un final bruitiste qui aurait pu être tout à fait réjouissant s'il n'avait semblé un peu convenu et apprêté.

Skort, groupe gapençais, vient fermer ce soir-là la partie du festival consacrée aux jeunes talents avec son metal torturé et malsain.

La formation a déjà acquis une certaine aisance scénique et se joue volontiers d'un public ravi, emmenée par une chanteuse aux écarts vocaux étonnants, du plus profond d'une voix typiquement hardcore aux aigus entêtants d'une voix de fillette démoniaque, sans transition ni logique.

Après le métal mélodieux et planant de Biocide, groupe local dont le nouvel album, Le syndrome de Meurfy est sorti en décembre dernier, c'est aux véritables têtes d'affiches qu'il va appartenir de clore la soirée.

Et pouvait-on imaginer assortiment plus éclectique que celui du métal écolo-cosmique de Gojira avec le rock-musette poétique et socialement engagé des Têtes Raides ?

Pendant un peu plus d'une heure chacune, ces formations vont se produire devant un public encore nombreux et plutôt jeune.

Acclamé par tout une foule d'adolescents manifestement conquis d'avance, Gojira proposera une prestation massive, sans concession, qui satisfait à toutes les exigences du genre : rythme endiablé, matraquage de batterie, cris accompagnés de grimaces, valses complexes des musiciens sur scène, secouage de cheveux, solos de guitares et basses ravageuses.

Les fans, conquis, en redemandent, peu soucieux de l'artificialité de la chose.

Si le métal n'est qu'une comédie, Gojira a livré ce soir-là une mise en scène des plus efficaces, qui confirme le succès montant du quartet dont l'album From Mars to Sirius rencontre un succès assez important.

Après une telle débauche d'énergie et d'émotions, on se demande bien comment les Têtes Raides vont pouvoir enchaîner.

Pourtant, c'est sans aucune difficulté que les hommes en noir de Christian Olivier séduisent l'auditoire.

Avec une simplicité qui tranche soudainement avec toute l'affectation des groupes précédents.

Parfaitement à l'aise dans un répertoire qui, mêlant les nouveaux titres (ceux de Fragile, le dernier album, ou de Qu'est-ce qu'on s'fait chier, l'opus précédent) aux compositions plus anciennes (les emblématiques "Gino" et "Ginette", devenu incontournables), sait rester très homogène, les Têtes Raides savent aussi se réapproprier ces duos qui parsèment leurs albums (De Kracht et l'emblématique "L'identité") ; mais ils savent surtout émerveiller un public, le faire rêver - tout en le rappelant de temps en temps à la réalité, le temps d'un monologue revendicatif.

Le lendemain, à côté des Raspigous et des Psy4 de la rime, les têtes d'affiches, ce sont les groupes Paradox, Harmonic generator, The Sludge et Grande instance qui devaient se produire dans le cadre des class'rock, Nuisible et Bionic man sound pour les class'Eurock, Hansder kleingärtner (Allemagne) et No T'Hi Matis (Espagne) pour les invitations étrangères.

Sans avoir pu assister à cette soirée, on peut parier que la diversité musicale, toujours au rendez-vous du programme de ce festival, aura su s'habiller d'un véritable esprit d'ouverture, de tolérance et de curiosité, qui font tout le succès de ce type de soirée.

Ne serait-ce d'ailleurs pas le véritable trait de génie de l'association Aix'qui, d'avoir su décliner la découverte musicale en découverte de l'autre, en rencontre des différences et en véritable partage, des inspirations comme des savoirs-faire ?

On ne peut en tout cas qu'espérer que l'entreprise, qui avec cette 16èmè édition se trouve avoir l'âge de nombre de ses participants, vive encore longtemps.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Fragile des têtes raides
La chronique de l'album Banco des Têtes Raides
Les Têtes Raides en concert au Festival des Terre-Neuvas de Bobital 2004
Les Têtes Raides en concert au Festival des Terre Neuvas à Bobital (Galerie photos)
Les Têtes Raides en concert au Festival Solidays 2005 (samedi)
Les Têtes Raides en concert au Zénith (30 mars 2006)
Les Têtes Raides en concert au Festival Art Rock 2006 (Dimanche)
Les Têtes Raides en concert à La Maroquinerie (26 novembre 2007)
La conférence de presse des Têtes Raides (9 juillet 2005)
L'interview des Têtes Raides (24 mars 2006)
Gojira en concert au Festival Garorock 2006 (samedi)
Gojira en concert au Festival Europavox 2015 - Dimanche 24 mai
Gojira en concert à Download Festival
Gojira en concert au Festival des Eurockéennes 2017 - Vendredi 7 juillet
Gojira en concert à Hellfest Open Air Festival #14 (édition 2019)
Gojira en concert à Hellfest Open Air Festival #14 (édition 2019) - 2ème

En savoir plus :

Le site officiel des Têtes Raides
Le site officiel de Gojira
Le site officiel de Biocide
Le site officiel de Svart Crown
Le site officiel de Korakore
Le site officiel de Skort

Crédits photos : Cédric Chort (plus de photos sur Taste of indie)


Cédric Chort         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco

• Edition du 2019-10-13 :
Orouni - Interview
Listen in Bed - The Sopranos (Mix #2)
Listen in Bed - Vinyles (émission 2)
Vanille - Amazona
Parlor Snakes - Disaster Serenades
Olivier Rocabois - Ship Of Women / Somewhere In A Nightmare EP
Marie Sigal - Les géraniums EP
Festival Levitation France #7 (édition 2019) - The Warlocks - Black Midi - Frustration - Iceage - Fat White Family - Vanishing Twin - France - L'Epée - Frankie and the Witch Fingers
Pierre Daven-Keller - Kino Music
Michel Dalberto - Beethoven, 5 Sonates pour piano
Sarah Amsellem - Miracles
Vincent David - Pulse
La Féline - Vie Future
Samba de la Muerte - A Life with Large Opening

• Edition du 2019-10-06 :
Xavier - Sprayed Love
Fabien Martin - aMour(s)
Alexandra Luiceanu - Matriochka : Romantic Fantaisies & Transcriptions from Russia
Maud Geffray - Still Life : a tribute to Philip Glass
Alex Beaupain - Pas plus le jour que la nuit
Lucienne Renaudin Vary - Mademoiselle in New York
The Great Old Ones - Interview
Hugues Mayot - L'Arbre rouge
Liam Gallagher - Why me ? Why not.
Baden Baden - La Nuit Devant
Rabih Abou-Khalil - The Flood and The Fate of The Fish
Listen in Bed - Drive (Mix #1)
Listen in Bed - Les disques dans notre vide poche (émission #1)
 

• Archives :
Johanna Saint-Pierre - The NYC Summer Sessions EP
Holy Fuck - Luxe featuring Alexis Taylor
Alarm Will Sound - The hunger
Bruno Rigutto - Chopin : Nocturnes
Sylvain Rifflet - Troubadours
Ensemble Aedes & Mathieu Romano - Brel & Barbara A cappella
Initiative H - Initiative H X Moondog Pax for a Sax Remix
Boucan - Déborder
Caravan Palace - Chronologic
Nantucket Nurse - The Uncompleted Works Volumes 1, 2 &3
Mister Moonlight - The Basement Tapes
Debout sur le Zinc - Vian par Debout sur le Zinc
Studio Electrophonique - Buxton Palace Hotel
Quatuor Béla & Moriba Koïta - Impressions d'Afrique
Mike Patton & Jean-Claude Vannier - Corpse Flower
Samir Barris - Fin d'été
Gérald Genty - Là-Haut
Joseph Fisher - Interview
Florian Noack - Prokofiev : Visions Fugitives
Hildebrandt - ïLeL
Dpt Store - Tokyo dreams
Kronos Quartet - Terry Riley : Sun Rings
One Rusty Band - Voodoo Queen
Marie-Nicole Lemieux - Mer(s) : Elgar, Chausson & Joncières
Black Midi - Schlagenheim
Moddi - Like In 1968
L'épée - Diabolique
Violet Arnold - Moon
Festival Check-In Party #1 (édition 2019) - jeudi 22 août - Prince Miiaou - Julia Jacklin - Clara Luciani - Patti Smith - Jeanne Added
Festival Check-In Party #1 (édition 2019) - Vendredi 23 août - Namdose - Puts Marie - Yak - Slaves - Lysistrata - Gogol Bordello - The Psychotic Monks - Foals
- les derniers albums (5764)
- les derniers articles (128)
- les derniers concerts (2314)
- les derniers expos (4)
- les derniers films (20)
- les derniers interviews (1077)
- les derniers livres (7)
- les derniers oldies (20)
- les derniers spectacles (8)
           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=